Aux origines de l’animation : le cas d’E. Cohl

Il est toujours important de se confronter au passé, voir si les films tiennent face au temps, notamment les plus anciens. Il en est, d’ailleurs, un devoir des grands festivals qui, s’ils ont pour mission de donner la température du cinéma mondial actuel, ont une part de responsabilité conséquente pour faire vivre l’histoire ; d’où les sections Cannes Classics et Venezia Classici, pour ne citer qu’elles. Le FEMA de La Rochelle, comme Lumière à l’automne, joue de l’effet inverse, en mettant surtout les nouveautés à l’épreuve d’hier : quelques dizaines d’avant-premières pour une grosse centaine de films anciens. Un spectateur de la dernière itération rochelaise a notamment interpelé Valéria Bruni Tedeschi pour lui dire que son nouveau film, Les Amandiers, trouvait grâce à ses yeux, alors que la plupart des autres nouveautés présentées lui tombaient de ceux-ci eut égard au patrimoine montré en parallèle. Ainsi, en poussant le voyage temporel si loin, ces événements offrent à voir de l’inédit, de l’inouï, rebâtissant des ruines oubliées dans lesquelles nous, cinéphiles égarés, venons nous ressourcer pour renouveler notre capacité d’appréciation des sorties récentes. Nous partons de ce qui fût, pour aller vers ce qui est et sera.

Lire la suite de « Aux origines de l’animation : le cas d’E. Cohl »