L’Échiquier du vent : entre le ciel et l’enfer

Phénix revenu de ses cendres, L’Échiquier du vent apparaît comme un véritable miracle. Ce film iranien réalisé par Mohammad Reza Aslani en 1976, rapidement censuré après sa sortie, bénéficie enfin d’une sortie française, et Martin Scorsese, à l’origine de la restauration pour Cannes 2020, ainsi que Carlotta Films, distributeur français, sont à remercier tant il s’agit d’un pur trésor cinématographique.

Lire la suite de « L’Échiquier du vent : entre le ciel et l’enfer »

Peninsula : L’ombre d’un Zombie

On attendait avec une impatience non feinte le nouveau film de Sang-ho Yeon, le réalisateur du fantastique film Dernier train pour Busan. Innovant, malin et inattendu, il a fait l’effet d’une bombe lors de sa sortie et a rendu caduc les derniers longs-métrages traitant de zombies. Archaïque, idiot, et attendu, Peninsula fait l’effet d’un pétard mouillé. Considéré comme un film extension de l’univers proposé dans Seoul Station et Dernier train pour Busan, tout donnait envie: une Corée du Sud à l’abandon, des grands espaces où l’inventivité du réal peut s’épanouir à foison. Dernier train pour Busan était son huis-clos radical où chaque plan transpirait l’inventivité, l’idée de voir cette dernière à travers son exact opposé pouvait nous rendre curieux.

Lire la suite de « Peninsula : L’ombre d’un Zombie »

PIFFF 2019, le récap !

Dans les horizons cinématographiques lisses, où chaque film à gros budget se ressemble, où les comédies ont perdu leurs tripes, où les choix s’estompent tellement que bientôt on nous demandera uniquement si on veut du « Disney ou Netflix » dans notre tarte aux poils, on se dit qu’on a mal au cinéma. Mais ça c’est parce qu’on fouille pas assez, les enfants ! Le cinéma de genre, véritable vétéran garant de la tentative artistique à tout prix, lui, se porte très bien, et il suffit de venir au PIFFF tous les ans pour s’en rendre compte !

Lire la suite de « PIFFF 2019, le récap ! »

The Belko Experiment : Tripes en open space

Bienvenue à Belko. Merci d’avoir rejoint une entreprise moderne, où nos bureaux en open space vous permettent un vis à vis unique permettant une ambiance agréable et solidaire avec vos collègues. Des agent·e·s de sécurité bénéficiant d’une réserve d’armes vous protègent. Des puces implantées dans votre crâne vous permettent de pointer en toute sérénité mais vous garantissent également le fait qu’aucun élément extérieur ne peut pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Vous êtes isolé·es dans une région désertique colombienne, et rien ne peut venir perturber votre travail. Tout va pour le mieux. Oh, et si vous pouviez désormais vous entre-tuer, ça nous ferait bien plaisir et nous éviterait bien des désagréments de licenciement.

Lire la suite de « The Belko Experiment : Tripes en open space »

[CRITIQUE] La nuit a dévoré le monde : de sang, de chair et d’audace

Décidément le cinéma de genre ne nous laisse que peu de répit en ce moment. Après des propositions audacieuses telles que Grave, Laissez bronzer les cadavres ou plus récemment Revenge, c’est au tour de Dominique Rocher de s’attaquer au genre casse-gueule qu’est le film de zombies / survival. D’autant plus casse-gueule lorsque l’histoire se déroule dans notre chère capitale. Au final, La Nuit a dévoré le monde s’avère – non pas dans quelques fautes – assez brillant autant sur la forme que sur le fond. Lire la suite de « [CRITIQUE] La nuit a dévoré le monde : de sang, de chair et d’audace »