La communauté asiatique au cinéma : whitewashing, racisme anti-asiatique… il y en a marre

Le 7 novembre prochain, « Crazy Rich Asians » débarque dans les salles. Décrit comme le film phénomène (dixit l’affiche), sa promotion se fait pourtant bien discrète en France – malgré les excellents retours et chiffres chez nos amis américains -. Pourtant il y a de quoi se réjouir avec ce film, voilà 25 ans qu’Hollywood ne nous avez pas pondu un film mainstream au casting 100% asiatique. L’heure de nous poser de vraies questions alors qu’on exprime de plus en plus notre envie de diversité au cinéma, la communauté asiatique a encore bien du mal à se faire représenter sur grand écran entre whitewashing à répétition et un racisme anti-asiatique qui a trop longtemps été normalisé (surtout de par chez nous et encore récemment avec une nouvelle comédie française qui vient pointer le bout de son nez et qui a de quoi nous mettre en rage). 

Les articles coups de gueule sont devenus monnaie courante ici vous commencez à avoir l’habitude mais quand il faut râler parfois il faut y aller à coup de bulldozer pour se faire entendre (et encore). Mais remettons tout d’abord les choses dans son contexte. 

J’ai du sang 100% vietnamien (oui même si mon nom ne le fait pas du tout supposer). Arrivée en France à l’âge d’un mois et désormais française, j’assume totalement mes origines et j’en suis fière. Et évidemment depuis mon plus jeune âge j’ai eu le droit à ces remarques et ces « blagues » qui ne font rire finalement que les cons qui la sortent. Je vais vous les épargner mais vous les imaginez facilement parce qu’évidemment tout ce que fait un asiatique c’est manger du riz, fabriquer des iPhones, des Nike et avoir les yeux bridés (je vous rassure je ne fais ou suis aucun des trois même si fabriquer des iPhones me seraient bien utiles); sans oublier le fameux « ching-chang-chong » qui apparemment serait un moyen universel de communiquer avec les asiatiques – des asiatiques qui sont tous forcément chinois aussi -. Des clichés qui ont la vie dure mais qui me sont toujours passés au-dessus. Puis je me suis intéressée au cinéma et force est de constater que si on ne va pas voir de films japonais/chinois/coréen et bien il est rare de voir des asiatiques à l’écran (bon à part dans « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu » et honnêtement la question se pose encore) autant dans les productions françaises que américaines. Mais ce qui m’a fait tilter c’est le dernier film de Michel Blanc « Voyez comme on danse » où dans le film – sans vous spoiler quoique ce soit même si l’envie est très grande pour vous dissuader de voir le film – une jeune fille évoque une relation avec un vietnamien qui déboucherait sur un enfant. Ni une, ni deux, la mère nous sort une vanne bien sentie à base de « Il aura les yeux bridés » et « On pourra manger des nems ». Résultat ? Des éclats de rire dans la salle et à l’écran aucun personnage pour relever ces propos et les qualifier de raciste. Bah oui c’est bien connu les blagues sur les asiatiques ne sont pas racistes. 

Est-ce que le racisme anti-asiatique existe ou serait-ce un simple mythe que les asiatiques ont crée pour avoir enfin un peu d’attention ? On réclame la diversité au cinéma, on condamne les propos racistes envers la communauté africaine, arabe mais les asiatiques dans tout ça ? Sont-ils condamnés à subir ce racisme normalisé à perpétuité ? Cet art si important et si puissant qu’est le cinéma ne pourrait pas régler ou au moins participer à la solution de ce problème ? Visiblement non, en tout cas pas en France où utiliser de vieux clichés sur les asiatiques pour en faire des blagues qui sont visiblement encore de bon goût ou employer des acteurs asiatiques dans des seconds rôles histoire de se donner un petit peu bonne conscience.

Et le whitewashing on en parle ?

Et du côté de nos amis américains le constat n’est pas vraiment mieux puisqu’ils sont devenus en quelques années les rois du whitewashing (technique qui consister à caster des acteur.rice.s blanc.he.s pour des rôles d’autres ethnies). Comble de tout ça, ce whitewashing a commencé en 1962 où dans « Diamants sur canapé » c’est Mickey Rooney qui incarnait Monsieur Yunioshi, le voisin japonais du personnage incarné par Audrey Hepburn. D’autres exemples peuvent encore être cités que ce soit « Aloha » en 2015 où Emma Stone incarnait une jeune fille d’origine chinoise et hawaïenne ou plus récemment « La Grande Muraille » avec Matt Damon dans le rôle principal érigé en tant que sauveur blanc de la population chinoise, l’adaptation cinéma de « Ghost in the Shell » avec Scarlett Johansson dans le rôle titre (très japonais tout ça me direz-vous) ou encore Tilda Swinton dans « Doctor Strange ». Pourquoi si peu d’asiatiques pour des films où justement il devrait y en avoir ? En 1969 Bruce Lee disait : « À Hollywood, dans les films, il y a un standard de beauté et de succès, c’est le Blanc et rien d’autre. Jamais un Chinois n’aura le premier rôle dans leur cinéma, jamais un Chinois n’aura le rôle de séducteur. ». Et finalement aujourd’hui rien n’a changé. Un asiatique veut un premier rôle dans un film hollywoodien ? Ils n’ont plus qu’à faire comme Jackie Chan qui fait toujours partie des producteurs de ses propres films à l’image de « The Foreigner » et qui, soyons honnêtes, est aujourd’hui la seule figure asiatique bankable du 7e art. 

Un whitewashing qui fait du bruit sur les réseaux sociaux et notamment l’année dernière après qu’un directeur ai justifié ce phénomène par le fait que les asiatiques n’étaient « pas assez expressifs ». Une déclaration qui a fait scandale sur le net et qui a vu naître le hashtag #ExpressiveAsians. Oui les Asiatiques savent exprimer la colère, la tristesse, la peur… Bref, tout est bon à Hollywood pour se dédouaner. Et comme la machine n’apprend jamais de ses erreurs, le point de non retour était atteint lorsque « Mulan » allait être adapté en live-action (comme 99,9% des Disney désormais). Un casting asiatique pour un film asiatique, avec un premier rôle accordé à une femme asiatique c’est ce qui nous vient en tête. Mais pas pour Disney qui, dans leur première version du film avaient donné le rôle principal à un homme caucasien. Vous aussi vous ne comprenez pas le projet ? Heureusement Disney a depuis rectifié le tir, il n’empêche que le mal et fait et qu’une nouvelle fois Hollywood fait preuve de racisme envers la communauté asiatique (en plus de celle des femmes, bingo).

Mais posons-nous les bonnes questions. Pourquoi aucun asiatique n’est à l’affiche de grosses productions américaines ? Sauriez-vous au moins me citer un.e act.eur.rice asiatique ? Je vais être honnête avec vous, même moi je ne saurais répondre immédiatement à cette question. Pourquoi ? Parce que le public a besoin de se rattacher à une figure connue. Parce que les studios veulent sortir des films rentables et pour cela il faut des têtes d’affiches alléchantes. Parce que Ghost in the Shell c’est plus vendeur avec la charismatique Scarlett Johansson. Parce que – c’est bien connu – les noms asiatiques sont plus difficiles à retenir. Et oui l’industrie du cinéma demande à ses acteurs asiatiques de changer de noms parce qu’ils sont compliqués à retenir comme l’explique Ki Hong Lee (La saga « Le Labyrinthe ») dans cette vidéo : 

En cadeau je vous offre quelques chiffres absolument accablants : en 2016, 44 des 100 films les plus rentables aux Etats-Unis n’avaient aucun acteur asiatique au casting et quant aux 56 autres, ils n’étaient que des rôles secondaires (voire tertiaire, bref le chien du voisin d’en face était plus filmé que ce pauvre acteur asiatique dont on ne se souvient même pas le nom). Et du côté des séries ce n’est pas vraiment mieux puisqu’à la prestigieuse cérémonie des Emmy Awards, il aura fallu attendre cette année pour voir Sandra Oh nommée dans la catégorie meilleure actrice dans un rôle principal. Et quand on pense que tout va – un chouïa – mieux pour la communauté asiatique, il y a toujours Jean-Paul et sa bande de copains (ou toute autre personne portant un tout autre prénom évidemment sinon on va m’accuser de racisme envers les Jean-Paul ) pour venir taper dans le tas. Dernière victime en date ? Kelly Marie Tran, connue pour son rôle dans la nouvelle trilogie de « Star Wars ». Véritable pionnière et exemple pour toute une communauté, la jeune femme s’est vue dans l’obligation de supprimer son compte Instagram après avoir subi une vague de racisme sans précédent. Dans une tribune publiée dans le New York Times, Kelly Marie Tran lève la voix pour défendre ses origines, qui elle est et clame haut et fort qu’elle « veux vivre dans un monde où les enfants de couleurs ne passent pas leur adolescence à rêver d’être blancs ». 

Et quand on pensait qu’Hollwood avait enfin compris la leçon, les voilà de retour avec leur whitewashing avec « To all the bon I loved » diffusé sur Netflix avec en tête d’affiche la jeune actrice vietnamienne Lana Condor a bien failli être whitewashé si l’actrice du roman qui a inspiré le film ne s’était pas bataillé bec et ongle contre la majorité des studios qui refusaient d’attribuer le rôle principal une Asio-Américaine. Chassez le naturel…

À l’heure où le public se lève pour défendre un cinéma différent, où le racisme est de plus en plus condamné et où l’on devrait être fier d’exposer nos différences et nos origines, la communauté asiatique souffre encore énormément de cette sous-représentation (quasi-nulle même) entre un whitewashing en bonne et due forme de la part d’Hollywood et une sous-estimation des acteurs et actrices asiatiques dans le cinéma français doublé d’un racisme anti-asiatique totalement normalisé, le cinéma et la société ont encore pas mal d’efforts à faire. Espérons que « Crazy Rich Asians » emboîtera le pas pour nous offrir plus de représentations asiatiques au cinéma et pas seulement l’épicier du coin ou le professeur de kung-fu pour notre génération et celles à venir qui ont besoin de s’identifier à travers le cinéma. Non les asiatiques ce ne sont pas que Bruce Lee et Jackie Chan. Ce sont Kelly Marie Tran, Daniel Dae Kim, Harry Shum Jr, Ki Hong Lee, Frédéric Chau, Lana Condor, John Cho et tant d’autres qui n’attendent que d’être mis en lumière par une industrie qui les a trop longtemps relégué au second plan. 

[FOCUS] Analyse de Call me by your name

Sorti fin février dernier, Call me by your name était le petit évènement ciné de ce début d’année après un bouche-à-oreille qui aura duré près d’un an et qui aura permis au film de rencontrer un joli succès autant critique que public et de rafler au passage l’Oscar du meilleur scénario adapté. Avec sa sortie en DVD et Blu-Ray prévue pour le 4 juillet prochain, l’occasion était trop belle – et puis faut-il vraiment une raison pour parler de ce film ? – pour revenir plus en détail sur l’un des plus beaux films de cette année, d’en faire une petite analyse en bonne et due forme et peut-être vous dévoiler quelques petits détails qui vous ont peut-être échappé. Lire la suite de « [FOCUS] Analyse de Call me by your name »

[FOCUS] Avengers Infinity War : Faisons le point

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Infinity War, le troisième opus d’Avengers, marquera les dix ans du Marvel Cinematic Universe. Le MCU, ce sont dix-huit films (Infinity War sera le dix-neuvième) et une galerie de personnages bien fournie dont on retrouvera une grande partie au générique de ce que Marvel présente comme « le cross over le plus ambitieux de tous les temps ». Mais où en sont nos héros depuis leur dernière apparition ? Si tu n’as pas le temps de revoir tous les films du MCU avant le 25 avril, voici pour toi un petit point sur la vie de chacun d’entre eux depuis les derniers épisodes… (Je précise que je pars du principe que certains n’ont pas vus les bandes annonces d’Infinity War, afin de ne pas spoiler ceux qui souhaitent conserver l’effet de surprise totale.) Lire la suite de « [FOCUS] Avengers Infinity War : Faisons le point »

[PORTRAIT] Armie Hammer : Le mésestimé d’Hollywood

« C’est ton moment ». Armie Hammer l’a entendu maintes et maintes fois – et pourtant à juste titre – mais l’acteur de 31 ans n’a jamais encore réussi à transformer l’essai et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Mais malgré ce manque de reconnaissance flagrant de la part de l’industrie hollywoodienne, le garçon a toujours su choisir ses rôles, sans s’enfermer dans un genre pour finalement entre-apercevoir – enfin – un peu de reconnaissance pour sa performance dans Call me by your name. Lire la suite de « [PORTRAIT] Armie Hammer : Le mésestimé d’Hollywood »

[PORTRAIT] Timothée Chalamet : Le it-boy de 2018

Encore inconnu au bataillon l’année dernière (malgré ses apparitions dans Interstellar et la série Homeland entre 2012 et 2014), Timothée Chalamet est sur le point de devenir le it-boy du grand écran. À seulement 22 ans, le jeune homme à la gueule d’ange peut se targuer d’attirer tous les regards – et au passage la plupart des récompenses – pour son rôle d’Elio dans le déjà acclamé Call Me By Your Name (dans les salles obscures françaises le 28 février prochain). Lire la suite de « [PORTRAIT] Timothée Chalamet : Le it-boy de 2018 »

[FOCUS] The Room au Grand Rex : Une soirée placée sous le lancer de cuillères

« Oh hi Mark ! », « I did not hit her ! », « You tearing me apart ! »… Pour beaucoup ces répliques ne leur disent rien mais pour les vrais, pour ceux qui étaient au Grand Rex le 15 et le 16 février dernier c’est tout un symbole. Avec la sortie prochaine au cinéma de The Disaster Artist, il était plus que bienvenue que le Grand Rex nous propose deux soirées exceptionnelles en présence de Tommy Wiseau et Greg Sestero pour nous présenter The Room. Le nanar des nanars, le film le plus génialement nul et surtout une occasion toute particulière de vivre une séance de cinéma… ubuesque. Lire la suite de « [FOCUS] The Room au Grand Rex : Une soirée placée sous le lancer de cuillères »

[FOCUS] Le Top 15 2017 is ready !

L’année 2017 touche à sa fin et comme à chaque fois, il est l’heure d’annoncer son Top, le graal, les meilleurs films que 2017 nous a offert. Encore une fois fastidieux, le Top 10 s’est finalement transformé en Top 15 (parce qu’il faut avouer qu’il y a eu beaucoup trop de bons films cette année). Avec approximativement 350 films vus, le choix était cornélien mais après moults débats avec moi-même, voici enfin le fameux Top 15 de 2017 : Lire la suite de « [FOCUS] Le Top 15 2017 is ready ! »

[FOCUS] La complexité du cinéma iranien

Le cinéma iranien est un sacré paradoxe. D’un côté les cinéastes iraniens sont de plus en plus reconnus à l’international et notamment ces dernières années dans les festivals les plus prestigieux mais derrière cette réussite apparente, le gouvernement iranien scrute chacun des films à la loupe et nombreux sont les films censurés chaque année. Et pour les chanceux qui arrivent à exporter leur film à l’international, l’état n’hésite pas à sévir en leur infligeant jusqu’à parfois des peines de prison. Des décisions qui paraissent insensées aujourd’hui alors que le cinéma iranien n’a jamais autant attiré les foules. De ce fait, une nouvelle vague de cinéastes usent d’astuces plus intelligentes les unes que les autres pour contourner les règles de censure et pouvoir montrer une autre facette de l’Iran.  Lire la suite de « [FOCUS] La complexité du cinéma iranien »

[FOCUS] : La liste de vos envies

Marre de voir émerger sur internet toute sorte de liste des Top 100 des films à voir, des meilleurs films selon un tel ou un tel ? Vous aussi vous vous sentez exclus parce que vous n’avez pas vu ¾ des films présents sur ces listes ? Cette fois-ci la parole est à vous ! Que vous soyez cinéphile ou non, que vous ayez vu 5, 10 ou 500 films, peu importe ici vous êtes libre de donner le film que vous voulez et il sera automatiquement ajouté à la liste. Lire la suite de « [FOCUS] : La liste de vos envies »

[FOCUS] Jeremy Renner : acteur incompris

A l’instar de Jake Gyllenhaal ou Ryan Gosling, Jeremy Renner fait partie de ces acteurs « caméléon » qui bénéficient d’une grande palette de jeu. Néanmoins, il semble exister une sorte de malentendu vis-à-vis de cet acteur : le public le retient davantage comme le « sixième Avenger », préjugé dû à son rôle dans certaines productions Marvel, ce qui lui confère une fausse réputation d’action man. Ainsi, les rôles plus ambitieux du comédien (Orlando dans The Immigrant, Gary Webb dans Secret d’État) restent dans l’ombre, alors même qu’ils témoignent de son goût pour les prises de risque. A l’occasion de la sortie de son nouveau film, Wind River, primé à un Certain Regard, revenons sur les deux facettes d’un acteur incompris. Lire la suite de « [FOCUS] Jeremy Renner : acteur incompris »

[FOCUS] D23 Expo : Ce qu’il faut retenir de la grande messe Disney/Marvel

La D23 Expo (Sorte de grande réunion du fan club officiel de Disney) qui se tenait en Californie du 14 au 16 juillet était l’endroit où il fallait être pour connaître toutes les dernières nouveautés Disney et Marvel. Petit récapitulatif de tout ce qu’il fallait retenir lors de ces deux derniers jours.

Avengers Infinity War

Evidemment aucune vidéo du trailer n’a fuité mais quelques détails nous sont parvenus et on sait d’ores et déjà que Captain America a une barbe (et est considéré comme un criminel évidemment), Black Widow est blonde, Thor a quelques soucis à se faire et surtout c’est la réunion entre les Avengers, les Gardiens de la Galaxie mais également Doctor Strange qui ont un ennemi en commun et pas n’importe lequel : Thanos. Une bataille qui, d’après les premières impressions, risque d’être épique. En attendant de voir ce fameux trailer, nous pouvons déjà nous contenter d’une première affiche.

Star Wars : The Last Jedi

Rien de nouveau de ce côté là excepté quelques posters officiels dévoilés ainsi qu’une vidéo des coulisses du film. En attendant il faudra prendre son mal en patience jusqu’à décembre pour découvrir le 8e opus de la saga.

Aladdin

Après moult déconvenues et de sacrés problèmes de casting, le prochain film live Aladdin a enfin son casting ! Avec aux manettes Guy Ritchie (à qui on doit notamment Le Roi Arthur), on retrouvera dans le rôle d’Aladdin Mena Massoud et dans le rôle de Jasmine Naomi Scott (qu’on a découvert dans Power Rangers). Will Smith quant à lui sera l’excentrique génie de la lampe. La sortie du film est prévue pour courant 2019.

Dumbo

On continue du côté des films en live action et cette fois-ci avec Dumbo qui sera réalisé par Tim Burton. Accompagné d’un premier visuel, nous découvrons en même temps le casting du film qui sera composé entre autres de Michael keaton, Colin Farrell, Danny Devito ou encore Eva Green. La sortie américaine est prévue pour le 29 mars 2019, aucune date française n’est prévue pour le moment.

Enfin quelques petites infos en vrac entre la première bande-annonce de A Wrinkle In Time avec notamment Chris Pine et Reese Witherspoon. L’histoire d’une jeune fille à la recherche de son père, un scientifique qui a disparu et qui travaillait sur le projet d’un « tesseract », un objet permettant de voyager dans la 5e dimension vers de nouvelles planètes.

Egalement les premières infos concernant Les Indestructibles 2. On apprend notamment que ce second opus démarrera quelques secondes après le précédent volet et que l’ennemi vu à la fin de celui-ci sera le méchant à éliminer. Brad Bird reste à la réalisation de ce film.

Le responsable créatif de Walt Disney Animation Studios John Lasseter a également dévoilé le petit teaser d’un spin-off pour Cars/Planes qui se déroulera dans l’espace sans donner d’autres explications pour le moment.

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Enfin nous en apprenons un peu plus sur ce fameux film mystère de Pixar. Réalisé par Dan Scanlon (Monstres Academy), ce film se déroulera dans une banlieue d’un monde fantastique où l’on retrouvera des dragons et des villes composées de châteaux d’eau. L’histoire racontera celle de deux garçons dont le père est mort et qui décident d’entrer dans un monde fantastique afin de trouver un moyen de vivre une ultime journée magique en sa compagnie. Pour l’occasion, Dan Scanlon fera équipe avec Kori Rae qui a travaillé auparavant sur Les Indestructibles.

[FOCUS] Xavier Dolan : 28 ans, bourré de talent, que demander de plus ?

28 printemps et un CV long comme plusieurs bras ou comme le bras d’Hagrid au choix. Xavier Dolan s’est fait une jolie place dans le coeur des français qui lui ont d’ailleurs décerné plusieurs César il y a quelques semaines. Adorés par certains, détestés par d’autres, dans tout les cas le jeune canadien ne laisse personne indifférent. Aujourd’hui, celui qui prépare son septième long-métrage alors que tu essaies encore de trouver un sens à ta vie souffle sa 28e bougie et pour l’occasion, OnSeFaitUnCine recense 28 choses qu’on adore chez lui.

  1. Sa tête de surpris à chaque fois qu’il gagne un prix alors qu’on savait pertinemment qu’il gagnerait

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2. Quand il fait l’ingénieur son

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3. Ses grimaces

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4. Il est sexy avec des lunettes

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5. Il est ami avec Jessica Chastain et ça c’est classe

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6. Il a réalisé le clip Hello d’Adèle (et ça c’est encore plus classe)

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7. Sa façon de manger très distinguée

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8. Il reste beau même avec des oreilles de Mickey sur la tête

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9. C’est grâce à lui qu’on a découvert Niels Shneider

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10. Déjà enfant il avait l’attitude

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11. Il imite très bien le poisson

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12. Sa façon de danser sur du Céline Dion

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13. Il a le cheveu rebelle et nous on trouve ça sexy

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14. Sa bonne humeur

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15. Son haussement de sourcils

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16. Ses discours plus inspirants que ceux de Ghandi 

17. Quand il fait le rat c’est mignon aussi du coup ça nous énerve

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18. Parce qu’on aimerait bien cuisiner avec lui

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19. Son air d’enfant adorable lorsqu’il reçoit un prix 

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20. Quand il découvre de nouveaux mots

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21. Quand il boude il est mignon

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22. Quand il est gêné il est mignon

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23. Quand il est ringard il est… non en fait

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24. Il est prêt pour Danse avec les stars

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25. Il aime Dylan O’Brien

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26. Il n’a pas encore compris l’utilisation du micro

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27. Xavier Dolan est un drôle d’animal dont le fonctionne reste encore flou

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28. Parce que j’ai eu une photo avec lui évidemment ❤ 

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Bref, joyeux anniversaire Xavier et continue de nous faire rêver et rire comme tu le fais si bien !

[FOCUS] Oscars 2017 : La La Land repart avec 7 trophées… non en fait 6 !

La cérémonie tant attendue des Oscars s’est déroulée cette nuit au Dolby Theater et cette année c’est l’animateur Jimmy Kimmel qui était aux commandes de cette prestigieuse cérémonie. L’occasion pour l’animateur de lancer quelques piques à l’actuel Président et à se moquer de nouveau de son éternel meilleur ennemi, Matt Damon. Justin Timberlake a ouvert la soirée avec son titre Can’t Stop The Feeling et plus que jamais cette année les Oscars sont un pied-de-nez à Donald Trump et sa politique notamment avec l’absence d’Asghar Farhadi, récompensé par l’Oscar du Meilleur film étranger. On notera également que Mahershala Ali est le premier musulman à gagner un Oscar et c’est Donald Trump qui va être content.

Sur une note plus légère, les invités ont eu le droit à des sacs de bonbons tombés du ciel tandis qu’un bus de touristes ont eu la surprise de se rendre dans le Dolby Theater en direct.

Et enfin le retournement de situation le plus inattendu de la soirée revient à l’Oscar du Meilleur film. D’abord annoncé comme grand gagnant, La La Land a du rendre son trophée car suite à une erreur de Warren Beatty, c’est bel et bien Moonlight qui est sacré Meilleur film ! Malgré tout La La Land repart avec 6 trophées dont celui de la Meilleure actrice pour Emma Stone et de Meilleur réalisateur pour Damien Chazelle qui, à seulement 32 ans, est le plus jeune réalisateur à remporter ce trophée.

Retrouvez le palmarès complet de cette soirée riche en émotions :

Meilleur film : Moonlight

Meilleur scénario original : Manchester by the sea

Meilleur scénario adapté : Moonlight

Meilleur réalisateur : Damien Chazelle

Meilleur acteur : Casey Affleck

Meilleure actrice : Emma Stone

Meilleure actrice dans un second rôle : Viola Davis

Meilleur acteur dans un second rôle : Mahershala Ali

Meilleur film étranger : Le Client de Asghar Farhadi

Meilleur documentaire : O.J Made in America de Ezra Edelman

Meilleur court métrage d’animation : Piper

Meilleur film d’animation : Zootopie

Meilleurs maquillages et costumes : Suicide Squad

Meilleurs costumes : Les Animaux Fantastiques

Meilleur montage sonore : Premier Contact

Meilleur mixage sonore : Tu ne tueras point

Meilleurs décors : La La Land

Meilleurs effets spéciaux : Le Livre de la jungle

Meilleur montage : Tu ne tueras point

Meilleur court métrage documentaire : The White Helmets

Meilleur court métrage de fiction : Sing

Meilleure photographie : La La Land

Meilleure musique de film : La La Land

Meilleure chanson originale : « City of stars », La La Land

 

Retrouvez les meilleurs moments de la soirée en vidéo

 

[FOCUS] César 2017 : Le sacre d’Isabelle Huppert, Divines et Xavier Dolan triomphent

Ce week-end est placé sous le signe du cinéma et des récompenses. Alors que dans la nuit de dimanche à lundi se déroulera la cérémonie des Oscars, ce soir c’était à notre tour avec la 42e cérémonie des César.

Une cérémonie haute en couleurs avec comme maître de cérémonie l’excellent Jérôme Commandeur qui a su parfaitement reprendre les rennes après la prestation de Florence Foresti l’année dernière. Au programme, un César d’honneur pour George Clooney, une sublime standing ovation pour monsieur Jean-Paul Belmondo et le sacre d’Isabelle Huppert à qui tout sourit puisqu’elle remporte sans surprise le César de la meilleure actrice. Après le Golden Globes et le César, il ne lui manque plus que l’Oscar ! Divines repart avec trois prix dont le prestigieux meilleur premier film tandis que Xavier Dolan repart avec les César de meilleur montage et meilleur réalisateur.

Le palmarès complet ci-dessous :

César du Meilleur filmElle de Paul Verhoeven

César du Meilleur réalisateur : Xavier Dolan pour Juste la fin du monde

César de la Meilleure actrice : Isabelle Huppert pour Elle

César du Meilleur acteur : Gaspard Ulliel pour Juste la fin du monde

César de la Meilleure actrice dans un second rôle : Déborah Lukumuena pour Divines

 Déborah Lukumuena

César du Meilleur acteur dans un second rôle : James Thierrée pour Chocolat

César du Meilleur espoir féminin : Oulaya Amamra pour Divines

César du Meilleur espoir masculin : Niels Schneider pour Diamant Noir

César du Meilleur scénario original : L’Effet Aquatique de Solveig Anspach

 « L’effet Aquatique »

César de la Meilleure adaptationMa vie de Courgette de Claude Barras

César du Meilleur film étrangerMoi, Daniel Blake de Ken Loach

César du Meilleur premier filmDivines de Houda Benyamina

César du Meilleur film d’animationMa vie de courgette de Claude Barras

César de la Meilleure musique : Ibrahim Malouf pour Dans les forêts de Sibérie

César de la Meilleure photographieFrantz

César du Meilleur montageJuste la fin du monde

César des Meilleurs costumesLa Danseuse

César des Meilleurs décorsChocolat

César du Meilleur sonL’odyssée

César du Meilleur court-métrageMaman(s) et Vers la tendresse

César du Meilleur court-métrage d’animationCelui qui a deux âmes

César du Meilleur documentaireMerci patron !

[FOCUS] Golden Globes 2017 : Le sacre de La La Land et d’Isabelle Huppert !

Cette nuit avait lieu la 74e cérémonie des Golden Globes. Animée d’une main de maître par l’animateur Jimmy Fallon, la cérémonie a couronné sans grande surprise La La Land et cocorico, la France est repartie victorieuse grâce à notre Isabelle Huppert et son Golden Globes de la meilleure actrice.

Découvrez le palmarès sans plus attendre  :

Meilleur film dramatique : Moonlight
Meilleur film comédie/musical : La La Land
Meilleur réalisateur : Damien Chazelle, La La Land
Meilleur film d’animation : Zootopie
Meilleur film en langue étrangère : Elle, France
Meilleure actrice dramatique : Isabelle Huppert, Elle
Meilleur acteur dramatique : Casey Affleck, Manchester By The Sea
Meilleure actrice comédie/musical : Emma Stone, La La Land
Meilleur acteur comédie/musical : Ryan Gosling, La La Land
Meilleur acteur dans un second rôle : Aaron Taylor-Johnson, Nocturnal Animals
Meilleure actrice dans un second rôle : Viola Davis, Fences
Meilleur scénario : La La Land
Meilleure musique : Justin Hurwitz, La La Land
Meilleure chanson originale : City of Stars, La La Land

La La Land est clairement le film de l’année qui amasse tout sur son passage parce qu’avec 7 nominations et donc 7 trophées, Damien Chazelle détrône les six victoires de Vol d’un nid de coucou et ceci à seulement 31 ans. Chapeau l’artiste ! Autre succès et cette fois il est pour nous puisque notre chère Isabelle Huppert repart avec le trophée pour sa performance magistrale dans Elle. D’ailleurs le film a aussi récolté le prix du meilleur film étranger et toc !

Ce qu’il ne fallait pas louper !

Trois choses qu’il ne fallait pas louper ce soir. Tout d’abord cette séquence d’ouverture avec Jimmy Fallon ainsi que Nicole Kidman, Amy Adams ou encore le cast de Stranger Things sur fond de La La Land rendant hommage aux films et aux séries de l’année 2016, brillant !

Même si Andrew Garfield n’a pas eu le Golden Globes qu’il aurait dû avoir, au moins il a pu se consoler, non pas dans les bras d’Emma Stone comme beaucoup auraient espéré mais dans ceux de… Ryan Reynolds oui oui ! Les deux acteurs ont échangé un baiser fougueux au moment de la remise du trophée à Ryan Gosling pour La La Land.

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Et enfin le prix d’honneur remis à la grande Meryl Streep qui nous a offert le plus beau discours de la soirée ainsi qu’un joli fuck à Donald Trump et ça, on ne peut qu’applaudir !