Premières Vacances : Le pire est à venir (pour le couple hein)

Ah les querelles amoureuses… Elles en inspirent bien des films, mais celles des vacances un peu moins. Faute d’idées ? Peut-être. L’humoriste et comédienne Camille Chamoux s’est emparée de ce sujet pour co-écrire « Premières Vacances » avec son compagnon Patrick Cassir avec un postulat de départ assez simple : Marion et Ben décident sur un coup de tête de partir ensembles en vacances après un premier rendez-vous Tinder réussi, direction la Mongolie à mi-chemin de leurs destinations rêvées : Beyrouth pour Marion et Biarritz pour Ben. Un rendez-vous d’un soir c’est bien, supporter l’autre pendant plusieurs semaines s’en est une autre…

Pour son premier film, Patrick Cassir – épaulé donc par Camille Chamoux – dépeint avec humour et justesse les vacances en amoureux. Mais au-delà des simples querelles qui rythment ces vacances qui vont s’avérer houleuses pour l’un comme pour l’autre, le film pose aussi les questions des fondements même du couple, celui de l’écoute et des concessions à faire pour le bonheur de chacun. Pour jouer so compagnon à l’écran, c’est un autre humoriste bien connu du grand public qu’on retrouve avec Jonathan Cohen. L’alchimie entre les deux personnages fonctionne à merveille et les vannes font mouche presque à chaque fois avec un regard plutôt bienveillant et littéralement deux modes de vie différents. En passant des cambrousses bulgares aux hôtels cinq étoiles, les nerfs de Ben et Marion sont mis à rude épreuve dans une comédie qui adopte finalement les codes de la rom-com traditionnelle dans un écrin assez rafraîchissant même si on regrette des seconds rôles finalement peu exploités.

« Premières Vacances » reste une jolie comédie qui fonctionne dans son ensemble, imparfaite mais terriblement sincère avec une Camille Chamoux solaire et un Jonathan Cohen décidément incroyable et survolté comme à son habitude et rien que pour ça nous on dit oui.

Premières vacances de Patrick Cassir. Avec Camille Chamoux, Jonathan Cohen, Camille Cottin… 1h42
Sortie le 2 janvier

[CRITIQUE] De Plus Belle : Tout ce que touche Florence Foresti se transforme en or

On a connu la Florence Foresti souriante, amusante, espiègle mais aujourd’hui c’est dans un rôle à contre-emploi qu’on retrouve l’humoriste et une fois encore, elle nous prouve que tout ce qu’elle entreprend est un succès et celui-là c’est peut-être même le plus beau. Le cancer de Lucie n’est plus qu’un lointain souvenir sauf que maintenant il faut apprendre à vivre, à s’amuser, à rencontrer du monde sauf qu’elle a perdu toute confiance en elle. Jusqu’au jour où elle rencontre un certain Clovis qui va bouleverser son quotidien de par son charme mais également son trop plein d’assurance. Et avec l’aide de Dalila, une prof de danse un brin exubérante, Lucie va réapprendre ce qu’est de vivre mais surtout de s’aimer et de s’accepter telle qu’on est.

Un magnifique message d’amour

Au-delà du film, de ses acteurs et de son histoire, De Plus Belle c’est avant un message universel d’amour et d’acceptation. Même que l’on soit malade ou non, le film est là pour nous rappeler constamment qu’il faut s’aimer tel quel et si on est malade alors oui on reste belle, on reste forte et il faut croquer la vie à pleine dent. Ses dialogues, ses situations et cette représentation de cabaret pour clore ce film est un cri d’amour à toutes celles qui doutent, qui ne s’aiment plus et qui ont peur. Parce que dans le film, Lucie a simplement peur de vivre, peur d’essayer, d’oser. Oser aller en soirée, oser avoir une relation avec un homme ou tout simplement oser de changer de coupe de cheveux sans avoir à s’inquiéter de savoir ce que va penser sa mère.

Un duo plein de charme

Ca pouvait paraître étonnant aux premiers abords de découvrir Florence Foresti dans un rôle dramatique. Loin de ce qu’elle avait pu nous proposer auparavant, c’est un véritable défi pour elle puisqu’elle se met à nu – au sens propre comme au sens figuré, sans artifices et tout en émotion sans tomber dans le 100% pathos. Et bien c’est un pari réussi et une nouvelle corde à son arc. Mais y a-t-il encore quelque chose qu’elle ne sait pas faire ? That’s the question !

D’ailleurs c’est même elle qui a soufflé à la réalisatrice le nom de Matthieu Kassovitz et quelle bonne idée qu’elle a eu là ! A eux deux ils forment un duo bourré de charme, tout en timidité et humour (le passage du télé-achat est hilarant) et ce qui nous permet de découvrir une autre facette de l’acteur qui lui réussit plutôt bien. Sans trop prendre de place, il insuffle délicatement un joli côté romantique au film.

D’ailleurs même tous les seconds rôles excellent et apportent chacun ce petit plus notamment Jonathan Cohen qui enchaîne les petits rôles de qualité si bien qu’on ne peut que tomber sous son charme et son humour ravageur (mais à quand un premier rôle bordel de crotte ?)

Anne-Gaëlle Daval réussit le pari d’offrir un film avec une Florence Foresti à contre-emploi, utile et qui fera inexorablement du bien autour de lui. Un hymne à la vie, à la femme et à toutes ces femmes qui se battent quotidiennement, soyez fières et soyez belles.