[CRITIQUE] « Mission Impossible : Fallout » : un blockbuster colossal et marquant.

Le film d’espionnage est popularisé par Alfred Hitchcock avec des films comme L’homme qui en savait trop (1934) ou bien Les Enchaînés (1964), mais c’est surtout à travers la saga James Bond qu’il est devenu un cinéma qu’on prend plaisir à suivre. On peut citer les Jason Bourne, récemment Kingsman, et même OSS 117. Mais celle qui nous intéresse ici s’appelle Mission Impossible, une saga que tout le monde connaît (au moins de nom) avec des films forts et marqués par des réalisateurs compétents comme Brian de Palma, Brad Bird, John Woo, J.J Abrams, et finalement celui qui a réalisé Mission Impossible : Rogue Nation et qui s’est également chargé du nouvel opus Fallout : Christopher McQuarrie.

Plus les épisodes passent, et plus la qualité des films s’améliorent. C’est encore le cas pour Mission Impossible : Fallout qui s’impose comme étant sans comparaison un des blockbusters les plus impressionnants de l’Histoire du cinéma. Maîtrisé de bout en bout malgré sa durée (2h27), il réussit à plaire par son action dans une narrativité complexe. Quant on parle d’un budget de 150 millions de dollars et d’un blockbuster, on dit souvent que les effets visuels sont satisfaisants mais que l’aspect narratif du film est bâclé. C’est justement l’assemblage parfait entre écriture et visuel qui fait du film LE divertissement à voir sans hésiter.

Christopher McQuarrie est surtout connu pour son talent de scénariste (Public Access, Usual Suspects, The Tourist…), et il nous prouve à nouveau qu’il sait s’en servir. Même si Ethan Hunt est encore une fois remis en question et que cela pourrait paraître répétitif, il parvient à allier des enjeux émotionnels (vis à vis de la relation qu’entretiennent les personnages, on pense surtout à Isla Faust et l’attention primordiale qu’Ethan porte à ses amis) et dramatiques (un monde menacé par de véritables dangers). C’est surtout un récit bien ficelé qui saute aux yeux avec des actes marqués par la France, Londres et l’Inde. Chacun d’entre eux possédant une trame narrative, des bouleversements et surtout de l’action qualitatif.

En effet, Tom Cruise est survolté et impressionne par sa condition physique hors norme à l’âge de 56 ans. On retient le saut d’un avion en parachute, la conduite d’un hélicoptère, d’une moto en plein Paris… Il fait ses propres cascades et c’est ce qui rend l’action à la fois intense, crédible et sincère, comme la fameuse scène où il se casse la cheville qui a été gardée au montage. La beauté de l’image est sublimée par la bande-son et le montage qui alterne parfaitement les différentes intrigues sans qu’une soit meilleure que l’autre. Par ailleurs, on prend plaisir à retrouver Sean Harris (Solomon Lane), Michelle Monaghan (Julia Hunt) et Rebecca Ferguson (Isla Faust). Henry Cavill, quant à lui s’improvise bad-guy et s’avère être un ennemi redoutable et à la hauteur d’Ethan Hunt.

Surprise attendue et confirmée de l’été, Mission Impossible : Fallout est un film sensationnel qui sait mettre en avant sa star Tom Cruise au cœur d’un récit complexe et dominé par de l’action brillante.

Mission Impossible : Fallout de Christopher McQuarrie. Avec Tom Cruise, Henry Cavill… 2h28
Sortie le 1er août 

Désolé j’ai ciné #6 is out !

Après quelques mois d’absence, toute l’équipe – agrémentée de nouvelles plumes – est de retour pour vous offrir un nouveau magazine tout beau tout neuf avec encore plus de critiques, de portraits et dans ce numéro une jolie rétrospective sur la filmographie de Steven Soderbergh à l’occasion de la sortie de son Paranoïa ainsi qu’un beau dossier qui retrace l’histoire de la saga Mission Impossible.

Désormais nous nous retrouverons tous les deux mois et on peut déjà vous dire que le prochain numéro promet du – très – lourd ! On vous souhaite une excellente lecture et n’oubliez pas si vous voulez nous soutenir et que je puisse peut-être un jour rémunérer ces supers plumes c’est par ici que ça se passe sur le Tipeee

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Pour lire le sixième numéro de Désolé j’ai ciné c’est par ici !