Alex, le destin d’un roi : Chevaliers miniatures

La légende du roi Arthur est un puit sans fond pour l’industrie cinématographique qui prend un malin plaisir à nous l’adapter régulièrement. La dernière en date est signée Guy Ritchie avec Charlie Hunnam en tête d’affiche, Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur, un solide film d’action où la patte Guy Ritchie se faisait encore sentir (pas comme dans un certain Aladdin qui sortira prochainement hum). Cette année c’est au tour de Joe Cornish de s’attaquer à la légende dans un conte fun, épique et généreux.

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[CRITIQUE] « Mission Impossible : Fallout » : un blockbuster colossal et marquant.

Le film d’espionnage est popularisé par Alfred Hitchcock avec des films comme L’homme qui en savait trop (1934) ou bien Les Enchaînés (1964), mais c’est surtout à travers la saga James Bond qu’il est devenu un cinéma qu’on prend plaisir à suivre. On peut citer les Jason Bourne, récemment Kingsman, et même OSS 117. Mais celle qui nous intéresse ici s’appelle Mission Impossible, une saga que tout le monde connaît (au moins de nom) avec des films forts et marqués par des réalisateurs compétents comme Brian de Palma, Brad Bird, John Woo, J.J Abrams, et finalement celui qui a réalisé Mission Impossible : Rogue Nation et qui s’est également chargé du nouvel opus Fallout : Christopher McQuarrie.

Plus les épisodes passent, et plus la qualité des films s’améliorent. C’est encore le cas pour Mission Impossible : Fallout qui s’impose comme étant sans comparaison un des blockbusters les plus impressionnants de l’Histoire du cinéma. Maîtrisé de bout en bout malgré sa durée (2h27), il réussit à plaire par son action dans une narrativité complexe. Quant on parle d’un budget de 150 millions de dollars et d’un blockbuster, on dit souvent que les effets visuels sont satisfaisants mais que l’aspect narratif du film est bâclé. C’est justement l’assemblage parfait entre écriture et visuel qui fait du film LE divertissement à voir sans hésiter.

Christopher McQuarrie est surtout connu pour son talent de scénariste (Public Access, Usual Suspects, The Tourist…), et il nous prouve à nouveau qu’il sait s’en servir. Même si Ethan Hunt est encore une fois remis en question et que cela pourrait paraître répétitif, il parvient à allier des enjeux émotionnels (vis à vis de la relation qu’entretiennent les personnages, on pense surtout à Isla Faust et l’attention primordiale qu’Ethan porte à ses amis) et dramatiques (un monde menacé par de véritables dangers). C’est surtout un récit bien ficelé qui saute aux yeux avec des actes marqués par la France, Londres et l’Inde. Chacun d’entre eux possédant une trame narrative, des bouleversements et surtout de l’action qualitatif.

En effet, Tom Cruise est survolté et impressionne par sa condition physique hors norme à l’âge de 56 ans. On retient le saut d’un avion en parachute, la conduite d’un hélicoptère, d’une moto en plein Paris… Il fait ses propres cascades et c’est ce qui rend l’action à la fois intense, crédible et sincère, comme la fameuse scène où il se casse la cheville qui a été gardée au montage. La beauté de l’image est sublimée par la bande-son et le montage qui alterne parfaitement les différentes intrigues sans qu’une soit meilleure que l’autre. Par ailleurs, on prend plaisir à retrouver Sean Harris (Solomon Lane), Michelle Monaghan (Julia Hunt) et Rebecca Ferguson (Isla Faust). Henry Cavill, quant à lui s’improvise bad-guy et s’avère être un ennemi redoutable et à la hauteur d’Ethan Hunt.

Surprise attendue et confirmée de l’été, Mission Impossible : Fallout est un film sensationnel qui sait mettre en avant sa star Tom Cruise au cœur d’un récit complexe et dominé par de l’action brillante.

Mission Impossible : Fallout de Christopher McQuarrie. Avec Tom Cruise, Henry Cavill… 2h28
Sortie le 1er août 

[CRITIQUE] The Greatest Showman : Hugh Jackman mène la danse

L’année 2017 commençait tout en chansons et claquettes avec La La Land et il faut croire que 2018 suit le même chemin et autant en profiter vu que la hype autour de la comédie musicale est loin d’être retombée. Dans la foulée de la course aux Oscars c’est donc Michael Garcey qui s’attaque au monument qu’était P.T Barnum, dans The Greatest Showman, qui n’est autre que le créateur des spectacles américains (dont le cirque Barnum) avec aux commandes un Hugh Jackman plus à sa place que jamais.  Lire la suite de « [CRITIQUE] The Greatest Showman : Hugh Jackman mène la danse »

[CRITIQUE] Life : Ne réveillez jamais un alien

Les aliens ont la côte en ce moment que ce soit Premier Contact ou le très prochain Alien : Covenant. D’ailleurs le réalisateur de Life ne s’en est jamais caché, son film s’inspire bel et bien de la saga Alien. Le schéma narratif classique du film de genre : une Station Spatiale à des milliards de kilomètres de la terre, des scientifiques et une bête mystérieuse qui se réveille et qui, pour survivre, se met à dévorer tout ce qui se trouve sur son passage. Dans l’ensemble le film fonctionne même s’il ne révolutionne pas le genre.

Un casting qui inspire la sympathie

Jake Gyllenhaal & Ryan Reynolds sont déjà à eux deux une bonne raison d’aller voir ce film au cinéma. Ici Ryan Reynolds reste fidèle à lui-même dans le rôle du joyeux luron, toujours de bonne humeur et prêt à faire rire ses petits camarades. La meilleure prestation est celle de Jake Gyllenhaal ainsi que Rebecca Ferguson qui obtient enfin une tête d’affiche après avoir joué notamment dans La Fille du train ou encore Florence Foster Jenkins.

Cependant le casting ici a un rôle très secondaire puisque il s’agit avant tout de l’alien, sujet de terreur au sein de la Station Spatiale. D’abord cellule recueillie dans le sol de Mars, elle devient petit à petit ce monstre assoiffé de sang, pouvant se faufiler partout à une allure folle et qui pour survivre n’hésite pas à tuer tout comme pourrait faire l’homme. Parce que malgré son origine inconnue, cette bête a des caractéristiques humaines et notamment celle de la survie. Donner sa vie pour laisser les autres une chance de vivre ? Tuer pour survivre ? Se faire tuer ? Autant de questions sur la condition humaines qu’aborde le film de manière cependant légère puisque là il s’agit bien d’une traque. L’homme qui traque la bête ou bien même l’inverse allez savoir. Esthétiquement on est très loin des aliens rebutants qu’on connait ce qui contraste assez avec sa nature sauvage. Ce monstre est assez esthétique, d’ailleurs le film joue plus sur l’esthétisme que sur le fond réellement.

Un film très prévoyant

Cependant ce qui pêche fortement dans Life c’est sa prévisibilité de A à Z. Certes on est loin du film aux rebondissements et aux cliffhangers à foison il n’empêche qu’on peut écrire le film soi-même tant toutes les actions sont prévisibles. Cependant il n’empêche que ça reste efficace bien que simpliste. Tout se joue alors sur le confinement, la sensation d’étouffement que dégage le film. Totalement filmé en apesanteur (ce qui est rare pour ce genre de film), le film donne rapidement le tourni si bien qu’on ne sait jamais d’où peut arriver la menace. Les très rares sorties dans l’espace renforcent encore plus ce sentiment d’enfermement qui atteint son paroxysme à la fin dans les capsules de secours.

Sans atteindre les esthétiques d’un Gravity ou d’un Alien, Life réussit le pari d’un bon divertissement sans prise de tête un brin anxiogène qui nous conforte surtout dans une chose : les aliens comme les humains détestent être réveillés de force.