Les Miens : Le bossu de notre famille

Il y a des années où certain·es acteur·ices se démarquent par leurs choix cinématographiques. En 2022, c’est Roschdy Zem qui nous offre jusque là un sans faute. Aperçu plus tôt dans l’année dans Enquête sur un scandale d’état, puis donnant la réplique à Virginie Efira dans Les enfants des autres avant de rejoindre Louis Garrel dans L’Innocent, l’acteur est finalement revenu derrière la caméra pour son sixième long-métrage.

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L’innocent : Par amour du jeu

Après sa fable écologique La Croisade en 2021, Louis Garrel revient avec son quatrième film en tant que réalisateur. Présenté en Hors-Compétition au dernier festival de Cannes, il y incarne (pour la quatrième fois) Abel, son alter-ego à l’écran, dans un mélange détonnant et réjouissant de comédie et d’émotion.

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Enquête sur un scandale d’État : Magouille ou débrouille ?

Thierry de Peretti est un habitué du FIFIB puisqu’il y a déjà présenté un de ses précédents films en plus d’avoir présidé le jury. Cette année le réalisateur revient avec Enquête sur un scandale d’État librement inspiré du livre L’infiltré d’Emmanuel Fansten, journaliste de Libération, et Hubert Avoine qui a travaillé pendant des années pour l’Office français des stups avant de dévoiler les coulisses et les combines d’un système judiciaire peut-être aussi voyou que celleux qu’iels pourchassent – avant de décéder d’une maladie en 2018 -.

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Madame Claude : Jamais soumise

Alors que le monde de la culture est toujours à l’arrêt et que les sorties cinéma sont continuellement repoussées, certains films finissent leur route sur les plateformes de streaming. Dernière sortie en date, Madame Claude aujourd’hui sur Netflix. Six ans après avoir déjà abordé le monde de la prostitution dans Sex Doll, Sylvie Verheyde dépeint aujourd’hui la chute fulgurante de Madame Claude, proxénète de renom dans les années 60 – 70.

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La fille au bracelet : Dans l’engrenage du doute

Stéphane Demoustier se lance dans le film de procès et signe une affaire captivante et impeccablement interprétée. Pour ne citer qu’eux : Chiara Mastroianni, Roschdy Zem et Anaïs Demoustier font partie du casting de choc… Quant à Mélissa Guers, l’actrice qui campe l’héroïne, c’est en répondant à une annonce postée sur Facebook qu’elle a retenu l’attention du réalisateur ! C’est certain, elle était faite pour le rôle. À vous, maintenant, d’affronter le regard de cette jeune femme et d’assumer le poids de l’irréfutable doute.

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[CRITIQUE] Les Hommes du feu : Une authenticité rare

Comment parler objectivement d’un des plus beaux films que j’ai jamais vu ? Ca risque d’être compliqué alors aujourd’hui j’ai décidé de changer ma façon de faire. Aujourd’hui je dis « je » parce que je veux aborder ce film, drame social où des destins se jouent perpétuellement. Où des hommes et des femmes risquent leurs vies pour la nôtre et où derrière des casques et des uniformes se cachent aussi des êtres humains avec leurs failles. 

Un film noble

Les Hommes du feu n’est pas un film sur les pompiers comme on peut voir ces documentaires qui occupent toute la grille télé des dimanches après-midi. Nous ne sommes pas en immersion, nous sommes avec les pompiers, nous sommes les pompiers. Chaque seconde de tension se répercute en nous, chaque sourire, chaque larme mais aussi chaque vie sauvée et chacun des désagréments qu’ils puissent connaître. Parce que oui, les pompiers sont là pour nous sauver quand nous les appelons mais eux qui les sauvent ? Pierre Jolivet maintient ce doux équilibre constant entre la vie à la caserne et la vie privée. Parce quel faut se battre sur le terrain mais aussi parfois chez soi. Que ce soit Bénédicte qui doit concilier ses rôles de mère, femme et pompier ou encore Xavier dont la vie de famille pâtit à cause de ses horaires.

Dans tous ces documentaires sur la vie des pompiers je déteste cette impression de voyeurisme. Cachés derrière eux on suit par le petit trou de la serrure ce qu’ils font. Enfin quelqu’un qui s’immisce au plus profond de la profession : ces moments de joie, de rigolade mais aussi de travail. Quel casting formidable, savoureux mélange d’amateurs et de professionnels. Une sacrée troupe menée par Roschdy Zem et son charisme à tomber par terre. Emilie Dequenne incarne Bénédicte, seule femme de la caserne ce qui ne plaira pas à tout le monde et notamment à Xavier qui ne supporte pas l’idée d’être commandé par une femme alors dès la première faute…

Loin d’en faire des héros, Pierre Jolivet dépeint aussi des êtres humains avec leurs défauts, leurs tracas, leurs passés et leurs traumatismes. L’un est divorcé, l’autre est en passe de l’être… Les Hommes du feu c’est aussi les hommes tout court. Et c’est avec la caméra à l’épaule qu’on se sent presque avec eux dans leur quotidien. C’est joué et filmé de manière très juste, sans jamais en faire trop et franchement c’est parfait.

Pierre Jolivet dit merci à ces hommes du feu alors à moi de vous dire merci monsieur pour ce film incroyablement juste et touchant. Tels des flammes dansant dans un champ, Les Hommes du feu nous attire, nous hypnotise… « C’est beau… mais de loin » disait un des personnages, et bien Les Hommes du feu c’est beau tout court.