Les Miens : Le bossu de notre famille

Il y a des années où certain·es acteur·ices se démarquent par leurs choix cinématographiques. En 2022, c’est Roschdy Zem qui nous offre jusque là un sans faute. Aperçu plus tôt dans l’année dans Enquête sur un scandale d’état, puis donnant la réplique à Virginie Efira dans Les enfants des autres avant de rejoindre Louis Garrel dans L’Innocent, l’acteur est finalement revenu derrière la caméra pour son sixième long-métrage.

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Un fils: Une urgence familiale

Un fils est le premier film de Mehdi M. Barsaoui, une nouvelle surprise d’un cinéma maghrébin s’imposant à la face du monde, et dont de nombreux films ont commencé à titiller les festivals du monde entier. Papicha de Mounia Meddour en Algérie, Much Loved de Nabil Ayouch au Maroc ou Plus Jamais Peur de Mourad ben Cheikh en Tunisie. Une démonstration toute belle d’un cinéma grandissant lors de cette dernière décennie. Aujourd’hui Un Fils est la preuve qu’une nouvelle génération est bouillonnante et prête à s’exprimer. Mehdi M. Barsaoui réunit Sami Bouajila (Indigènes, Braqueurs) et Najla Ben Abdallah, connue pour avoir jouer dans des séries locales.

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[CRITIQUE] La Mécanique de l’ombre : Un thriller sombre et réussi

Thomas Kruithof fait ses premiers pas de réalisateur avec un thriller sombre, au casting alléchant, au sujet intemporel et malgré quelques petites failles dans le scénario, on se laisse rapidement porté par ce film anxiogène. Après deux ans de chômage, Duval se voit proposer un poste de scribe pour une entreprise et un homme d’affaire assez mystérieux. Se trouvant dans le besoin de travailler, Duval accepte sans hésiter ce travail au risque de se retrouver malgré lui au coeur d’un complot politique.

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En pleine campagne présidentielle, ce film tombe plutôt à point nommé et nous pousse forcément à nous poser des questions quant à ces systèmes politiques dont on connait que trop peu de choses. En tout cas son réalisateur peut se targuer d’avoir de belles pointures à l’affiche dont François Cluzet dont le talent n’est plus à prouver surtout dans ce film qui a de quoi mettre nos nerfs à rude épreuve. Duval, ancien alcoolique qui s’est retrouvé au chômage après un burn-out accepte sans hésiter un travail qui, en surface, a l’air tout à fait correct puisqu’il est censé retranscrire des écoutes téléphoniques. Jusqu’au moment où il assiste à un complot qui dépasse largement ce qu’il aurait pu penser.

Un scénario qui aurait mérité d’être approfondi

Face à un mystérieux patron Monsieur Clément campé par un Denis Podalydès froid et manipulateur, Duval se retrouve au coeur d’un complot mêlant politique et services secrets. De quoi créer au fur et à mesure une atmosphère anxiogène au possible jusqu’à ce final fort et intelligent. Malheureusement le film n’est traité que sur 1h30, de quoi restreindre le film et ses possibilités alors qu’il aurait été intéressant de développer toute la stratégie politique qui se cachait derrière Monsieur Clément et ces enregistrements. De plus le réalisateur développe dans ce film une dynamique intéressante, très peu de dialogues de la part de Duval qui se contente d’acquiescer constamment ainsi que finalement peu de moyens, un appartement vide et une machine à écrire pour arriver à développer un film intéressant et plutôt réussi.

La Mécanique de l’ombre s’inscrit dans ces films d’espionnages qui mêlent habillement complots et politiques même si le scénario n’est pas exploité à 100%, Thomas Kruithof offre là un premier film qui fonctionne.

Ma note : ★★★★★