Marie-Antoinette : « This, madame, is Versailles. »

Nous sommes en 2006. Sofia Coppola présente son troisième film en tant que réalisatrice au festival de Cannes après les très appréciés The Virgin Suicides (1999) et Lost in Translation (2003). Le sobrement intitulé Marie-Antoinette met en scène Kirsten Dunst dans le rôle de la dernière reine de France et présente sa vie, de son mariage avec Louis XVI en 1770 jusqu’aux prémices de la Révolution en 1789. Cependant, les critiques cannoises se montrent étonnement froides envers le long-métrage, jugé trop frivole, trop lisse, trop hollywoodien, bref, trop. Pourtant, le film propose une plongée exceptionnelle dans l’esprit et le monde d’une femme que l’on connaît trop peu et que l’Histoire a vite fait de réduire aux défauts qui lui étaient reprochés. 

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Lost in translation : la solitude à deux

Cinq ans après le succès de son premier long-métrage en tant que réalisatrice, The Virgin Suicides, Sofia Coppola présente son nouveau film, centré autour de deux personnages aussi seuls que perdus dans leurs vies respectives. Lost in Translation, mélange une bonne grosse crise existentielle, beaucoup de verres de whisky, l’ambivalence d’un Tokyo plus vivant que jamais et une perruque rose iconique qui détonne dans le calme serein d’un couloir d’hôtel. Et si denombreu·ses·x cinéastes se sont déjà penché·e·s sur des personnages esseulés, personne ne l’a fait comme Sofia Coppola.

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On the Rocks : enquête romantique au cœur de la Big Apple

L’ennui n’est jamais très loin quand le nom de Sofia Coppola apparaît. Pas celui que l’on ressentirait devant ses films, mais celui qui ronge et pèse sur l’âme, sel de son cinéma qui traduit la lassitude de sa vie dénuée de vrais problèmes. Malgré des derniers films décriés par les spectateurs, mais salués par la critique et les institutions – elle a par exemple obtenu le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2017 pour Les Proies -, chaque nouvelle sortie de sa part est un événement. On The Rocks ne fait pas exception. Pourtant, si on l’attendait avec impatience, on peut être surpris qu’il prenne place sur Apple TV +, plateforme de SVOD de la marque à la petite pomme. Comme si cela ne suffisait pas, nouveauté oblige, elle quitte les palaces, banlieues ou encore Los Angeles, pour filmer la Grosse Pomme, New York. L’occasion pour elle de donner un nouveau souffle à ses thématiques, tout en arborant un style plus léger qu’à l’accoutumée.

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Love Is Love Is Love : Caméra-tricot

Eleanor Coppola, moins connue pour son unique métrage de fiction que pour ses épousailles avec ce cher Francis, s’essaie de nouveau à la caméra avec Love Is Love Is Love, présenté au festival de Deauville. À 84 ans, celle qui avait immortalisé l’enfer Apocalypse Now avec son excellent documentaire Au Coeur Des Ténèbres entend nous offrir une anthologie composée de trois courts-métrages, garante de trois visions de l’amour. Une heure trente plus tard, on se demande encore ce qu’elle avait envie de raconter.

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