[CRITIQUE] Game Night : Mais qui a kidnappé Brooks ?

Les scénaristes du complètement pété Comment tuer son boss ? – mais aussi du extrêmement dispensable Spier-Man Homecoming – reviennent dans un autre style avec une nouvelle comédie empruntant les codes des films d’actions et des thrillers dans Game Night, une sorte de Cluedo géant désopilant, aussi trash que génialement débile où personne n’est à l’abri de rien et où les apparences sont trompeuses.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Game Night : Mais qui a kidnappé Brooks ? »

[CRITIQUE] The Third Murder : Sans l’ombre d’un doute

Un an après son merveilleux et bouleversant Après la tempête, Hirokazu Kore-eda délaisse le drame familial pour s’attarder sur un autre genre : le thriller policier. Avec The Third Murder, le réalisateur japonais dissèque les relations familiales à travers le prisme d’une affaire judiciaire en apparence quelconque mais qui s’avère bien plus complexe que ça et où la vérité ne sera jamais dévoilé. Un nouveau coup de maître pour celui qui n’a décidément plus rien à prouver. Lire la suite de « [CRITIQUE] The Third Murder : Sans l’ombre d’un doute »

[CRITIQUE] Revenge : Vengeance sous peyotl

Le film de genre français a encore de beaux jours devant lui. Après la (très) grosse claque Grave de Julia Ducournau (nommé aux César dans les catégories Meilleur premier film, Meilleur scénario original, Meilleur espoir féminin pour Garance Marillier et Meilleure musique) , c’est au tour de Coralie Fargeat de nous proposer un premier long-métrage tendu, gore, oppressant, à la mise en scène sublime et presque un peu trop dans l’air du temps tiens.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Revenge : Vengeance sous peyotl »

[CRITIQUE] Brawl in Cell Block 99 : La bête Vince Vaughn est de sortie

Habitués de voir Vince Vaughn dans des comédies américaines à la qualité plus que relative, l’acteur de 47 ans semble vouloir donner un nouveau tournant à sa carrière et ainsi nous prouver qu’il sait faire autre chose que le pitre de service. Un changement déjà opéré dans True Detective ainsi que dans le récent Tu ne tueras point mais Brawl in Cell Block 99 pourrait être enfin le film qui arrachera définitivement l’étiquette qui lui était collée au front depuis un bon paquet d’années. Lire la suite de « [CRITIQUE] Brawl in Cell Block 99 : La bête Vince Vaughn est de sortie »

[CRITIQUE] Detroit : Plongée dans l’enfer de 1967

Bien avant sa sortie en France, Detroit, le nouveau film de Kathryn Bigelow, faisait déjà polémique outre-Atlantique. En cause, la légitimité de la réalisatrice blanche à pouvoir traiter un sujet concernant la population afro-américaine. D’ailleurs, de nombreux magazines ont sous-entendu que seul un réalisateur ou une réalisatrice noir(e) pouvait faire un film sur la ségrégation raciale. Une polémique sur laquelle la réalisatrice a rapidement répondu : « Suis-je la mieux placée pour raconter cette histoire? Certainement pas. Mais j’ai pu le faire, alors que cela faisait cinquante ans que cette histoire attendait d’être racontée ». Mais alors, est-ce que cette soi-disante « barrière ethnique » a eu des répercussions sur la qualité du film ?  Lire la suite de « [CRITIQUE] Detroit : Plongée dans l’enfer de 1967 »

[CRITIQUE] Mon Garçon : Guillaume Canet viscéral

Guillaume Canet et Christian Carion font de nouveau équipe pour Mon Garçon, un thriller dans lequel Julien, père de famille divorcé et peu présent pour son fils, part à la recherche de ce dernier alors qu’il s’est fait enlevé en pleine nuit lors de son séjour en classé découverte. Une expérience pour le spectateur mais surtout pour son acteur Guillaume Canet qui ne connaissait rien au scénario. Lire la suite de « [CRITIQUE] Mon Garçon : Guillaume Canet viscéral »

[CRITIQUE] Mother ! : Subjuguant, oppressant, dérangeant

Il était attendu et il a fait son effet. Darren Aronofsky était présent à Deauville pour un hommage en bonne et due forme pour un réalisateur qui ne cesse d’innover et de pousser toujours plus loin les limites du spectateur. Son nouveau film Mother ! aura de quoi en déstabiliser plus d’un, en laissera certains hermétiques et d’autres totalement subjugués. Avec un casting impeccable et une oeuvre cinématographique se transformant rapidement en oeuvre d’art, Mother ! est sans conteste l’un des films de l’année.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Mother ! : Subjuguant, oppressant, dérangeant »

[DEAUVILLE 2017] 47 Meters Down : Prévisible mais efficace

Présenté en avant-première, 47 Meters Down fait partie de ces films qui sortent désormais en e-cinema (d’ailleurs le Festival de Deauville a prévu une conférence à ce sujet). Sorte de mélange entre Les Dents de la Mer et Instinct de survie, 47 Meters Down est prévisible de A à Z mais reste plaisant à voir. Lire la suite de « [DEAUVILLE 2017] 47 Meters Down : Prévisible mais efficace »

[DEAUVILLE 2017] « Barry Seal : American Traffic » : Le (vrai) retour de Tom Cruise ?

Après l’excellent The Wall un peu plus tot dans l’année avec Aaron Taylor-Johnson, Doug Liman refait équipe avec Tom Cruise pour adapter sur grand écran la vie mouvementée de Barry Seal, un ancien pilote recruté par la CIA pour une mission assez spéciale qui va rapidement se transformer en arnaque de plus grande envergure qui sera notamment à l’origine de l’un des plus grands scandales des Etats-Unis. Le film fait l’ouverture du 43e Festival du Cinéma Américain de Deauville et me réconcilie par la même occasion avec ce cher Tom Cruise. Lire la suite de « [DEAUVILLE 2017] « Barry Seal : American Traffic » : Le (vrai) retour de Tom Cruise ? »

[CRITIQUE] Wind River : Catharsis glacée

 

     Si Wind River est le premier long-métrage de Taylor Sheridan, il ne marque pas pour autant ses débuts au cinéma. Le Texan de 47 ans a en effet signé le script de deux des films les plus intéressants de ces dernières années : Sicario (2015), plongée haletante dans la région frontalière entre le Mexique et les Etats-Unis, et Comancheria (2016), qui suivait deux frères braqueurs au milieu du Texas, zone multiculturelle encore marquée par l’affrontement de jadis entre les pionniers et les Comanches. Si ces deux films semblent différents l’un de l’autre par leurs intrigues et la vision de leurs réalisateurs respectifs (Denis Villeneuve pour le premier, David Mackenzie pour le second), ils sont en fait les deux premiers volets d’une trilogie sur la frontière américaine d’aujourd’hui dont Wind River serait le chapitre final. Celui-ci est d’ailleurs pensé par Taylor Sheridan comme la « catharsis » du triptyque. D’où sa décision d’utiliser ce script pour marquer ses débuts derrière la caméra et clôturer lui-même cette proposition de cinéma. Si Comancheria se déroulait dans le climat torride du Texas, Wind River a pour décor une réserve indienne du Wyoming, où la plupart des crimes ne sont jamais résolus, où le froid règne autant que la violence. L’histoire est en apparence simple : un traqueur endeuillé (Jeremy Renner) s’allie avec une agente du FBI (Elizabeth Olsen) pour résoudre le meurtre d’une jeune amérindienne. Mais derrière cet aspect de thriller enneigé, Wind River propose un témoignage pertinent de l’Amérique d’aujourd’hui. Lire la suite de « [CRITIQUE] Wind River : Catharsis glacée »