Cold Skin : le meilleur film de Xavier Gens ?

Xavier Gens, réalisateur français notamment derrière Frontière(s) et Hitman, est de retour avec Cold Skin, un film qui sort directement en DVD et VOD ce 17 juillet 2019. Cette co-production française et espagnole est portée par David Oakes et Ray Stevenson. L’histoire prend place en 1914 alors que Friend (David Oakes) accoste sur une île habitée seulement par Gruner (Ray Stevenson), le gardien de phare. Ils vont devoir cohabiter pour faire face à un danger inexplicable venu des profondeurs de l’océan.

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Yesterday : A Day in the Life pour Jack Malick

Danny Boyle, le grand réalisateur anglais notamment derrière les Trainspotting, est de retour avec Yesterday. Une fiction musicale au concept original portée par Himesh Patel, qui met à l’honneur l’héritage laissé par l’immémorial groupe Les Beatles. Une idée inédite pour un film rafraîchissant et sympathique, un film aux bonnes ondes qui va remettre de la pêche dans votre esprit en ce début d’été caniculaire.

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Parasite : Une Palme d’Or totalement méritée

Bong Joon-Ho avait déjà une carrière relativement impressionnante composée de films imposants comme Memories of Murder, The Host, Snowpiercer ou encore le récent Okja. Mais avec Parasite il explose ses propres records en remportant la première Palme d’Or coréenne de l’histoire de Cannes. Porté par son acteur fétiche Song Kang-Ho, Parasite met en opposition les classes sociales en Corée du Sud. D’un côté une famille bourgeoise dans les quartiers riches, en hauteur, de l’autre, les pauvres dans les bas-fonds de la ville.

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Nous Finirons Ensemble : Guillaume Canet a gagné en maturité

Neuf ans après Les Petits Mouchoirs, Guillaume Canet réunit sa joyeuse bande pour une suite inattendue. Avec les retours de Gilles Lellouche, François Cluzet, Marion Cotillard, Laurent Lafitte, Benoït Magimel, Valérie Bonneton et Pascale Arbillot, Nous Finirons Ensemble raconte de nouvelles vacances huit ans après le premier film. L’ambiance a changé, certains ne sont plus là, de nouvelles têtes font leur apparition. Et finalement cette suite parvient à surpasser le premier opus, grâce à une approche plus mature et plus sombre bénéfique.

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The Dead Don’t Die : les morts-vivants sont endormis

Le réalisateur américain Jim Jarmush est de retour avec son dernier film : The Dead Don’t Die. Une relecture du mythe du zombie portée par un casting quatre étoiles : Bill Murray, Tilda Swinton, Adam Driver, Chloë Sevigny, Steve Buscemi, Danny Glover, Caleb Landry Jones, Iggy Pop, Selena Gomez et RZA. Présenté en ouverture du Festival de Cannes, et en compétition pour la Palme, The Dead Don’t Die a reçu un accueil plutôt froid. Critique.

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Retour sur la première trilogie X-Men

En 2000 le genre super héroïque ne se porte pas très bien. La dernière œuvre du genre à grand succès remonte à 1992 avec Batman le Défi. En 1994 il y a bien eu l’excellent The Crow, mais le film de Alex Proyas s’apparente plus à un cinéma d’auteur qu’à une véritable œuvre populaire. Mais en 2000 coup de semonce intergalactique. Le cinéaste Bryan Singer se lance dans un pari fou : adapter au cinéma les excellents comics X-Men de la maison d’édition Marvel.

X-Men : le début d’une saga longue de 19 ans

A l’entrée du XXIème siècle c’est une nouvelle histoire qui s’écrit, celle des mutants au cinéma, celle de Wolverine, celle de la relation conflictuelle et complexe entre Charles Xavier et Magneto. C’est une saga composée à l’heure actuelle de onze films. Une trilogie principale, une trilogie préquel, une trilogie spin-off sur Wolverine et deux opus consacrés à Deadpool. Mais il fallait bien débuter quelque part. Il fallait, pour Bryan Singer, avancer à l’aveugle, sur des chemins encore peu empruntés, sur la route des adaptations de comic-books.

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Bryan Singer respecte le matériaux de base, et signe une adaptation reconnue et appréciée autant pas les néophytes que les aficionados. Sa réussite est totale. Avec un budget de 75 millions de dollars, le long métrage rapporte plus de 296 millions de dollars à travers le monde. De quoi rassurer la Fox et lancer une saga entière. Il faut dire que Bryan Singer a frappé fort, a su s’approprier certainement la meilleure revue de Marvel pour en faire un monument de la pop culture. Pourtant ce n’était pas gagné. Le studio de production était évidemment frileux face à ce projet, et le choix de Hugh Jackman dans le rôle de Wolverine a énervé de nombreux fans. Dans les comics, Wolverine mesure 1m65, tandis que Hugh Jackman fait presque 1m90. De quoi faire jaser les puristes. Mais l’acteur australien s’est parfaitement adapté au personnage et a proposé une prestation musclée, habitée et animale qui a fait l’unanimité. Un rôle qu’il a rendossé à 8 reprises par la suite, étalées sur 17 années de loyaux services, avant de faire son testament dans l’excellent Logan.

Au delà de cette fidélité aux comics, Bryan Singer a pris soin de réaliser un film intelligent, qui redonna ses couleurs à la fois aux blockbusters mais surtout aux films de super-héros. Une œuvre de ce genre pouvait donc être intelligente, mature et aborder des thématiques politiques et sociales. X-Men a un message politique puissant, repris des pages des comics. La scène d’ouverture avec Magneto dans un camp de concentration juif exprime bien les propos que véhiculent les X-Men. Les mutants représentent une minorité, un groupe racial persécuté, dénigré, dont le commun des mortels a peur, qu’il répugne. Le rapport à la Shoah est évident, et accompagnera les thématiques de la saga jusqu’aux derniers opus, dont le sujet est encore central par exemple dans Days of Future Past. C’est ce sous-texte politique qui donne une autre identité à X-Men, qui lui permet de dépasser sa condition de blockbuster.

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Enfin, outre une mise en scène souvent créative qui permet des combats inédits jusqu’à présent jamais vus à l’écran, c’est évidemment l’écriture des personnages qui donne toute sa saveur à la saga X-Men. Parce que volontairement, ces mutants ont une écriture très humaine, ce sont des personnages relativement simples, dont les questionnements internes sont facilement identifiables. Ce qui permet au spectateur d’avoir une véritable empathie pour ces personnages, bien plus que les êtres humains qui ont au mieux un rôle de méchant, au pire de courtes apparitions. Tout est orchestré autour de la relation passionnante qui unie Charles Xavier et Magneto. En plus d’être interprétés par des acteurs de la trempe de Patrick Stewart et Ian McKellen, la manière dont ils sont traités est passionnantes. Anciens amis devenus ennemis à cause de divergences idéologiques ils incarnent des figures politiques imposantes, sortes de miroirs fictifs de Martin Luther King et Malcolm X. Un but similaire mais des méthodes diamétralement opposées pour l’atteindre. Une relation parfaitement introduite dans le premier film, qui sera développée tout au long de la saga, avant de trouver sa quintessence dans la nouvelle trilogie, emmenée par James McAvoy et Michael Fassbender. X-Men, à l’instar d’Iron Man dans le Marvel Cinematic Universe, est la pierre angulaire de l’univers connecté X-Men, et se plaçant en même temps comme tout simplement le meilleur film de super-héros de tous les temps au moment de sa sortie. Mais le meilleur restait à venir.

X-Men 2 : Place à Wolverine

 « X-Men 2 n’est pas une suite. C’est la nouvelle aventure de la saga, une ‘évolution’ du premier film. Nous n’avons pas seulement suivi le destin des principaux personnages du premier film, nous dévoilons une nouvelle génération de X-Men, ainsi que de nouveaux méchants. Comme n’importe quel bon comic-book, l’univers des X-Men est fait pour être élargi. Ces histoires peuvent continuer à jamais. Cette nouvelle aventure m’a offert l’opportunité d’approfondir les différentes histoires et trames, ainsi que les personnages, et de m’éclater encore plus. X-Men 2 est plus tendu, plus sombre, plus drôle et plus romantique que le premier opus ». Bryan Singer

En 2003 Bryan Singer revient derrière la caméra pour mettre en scène un deuxième épisode. Cette fois le budget est plus conséquent avec 110 millions de dollars levés pour X2 et un résultat au box office tout aussi élevé avec plus de 407 millions de dollars de recette à travers le monde. Le cinéaste parvient à surpasser son premier épisode avec une suite bien mieux gérée et ce sur absolument tous les points. L’écriture est plus sombre, les scènes d’action sont renversantes et le rendu final est beaucoup plus mature.

L’intérêt premier du film réside évidemment sur le passé de Wolverine. Personnage emblématique des comics, le long métrage se concentre beaucoup sur lui, sur ses origines, sur le retour de sa mémoire. Les références sont plus nombreuses, Bryan Singer affine son style, et parvient à recréer sur grand écran l’atmosphère des comics avec un brio inédit. La saga s’étend et permet à d’autres de se lancer comme l’excellente trilogie Spider-Man de Sam Raimi qui sort en parallèle chez Sony.

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Hugh Jackman interprète un Wolverine puissant, terriblement charismatique, qui devient l’attraction numéro 1 du film mais également de la saga mutante en elle même. Le personnage devient ultra populaire, un véritable phénomène qui lance définitivement la carrière de l’acteur. Son écriture demeure très fidèle à celle des comics dans la recherche de son passé tumultueux, de ses origines violentes, sur son psyché abîmé. Le protagoniste n’en est que plus passionnant, une gueule cassée qui tente de se reconstruire avec l’aide de ses frères mutants. Une évolution parfaitement maîtrisée.

L’intérêt de ce X-Men 2 est également de voir Charles Xavier et Magneto travailler mains dans la mains, ce qui accentue leur relation compliquée, mais également leur amitié sincère. Patrick Stewart et Ian McKellen, amis dans la vie, insufflent une véritable émotion dans leurs personnages, qui deviennent des références. X2 offre surtout des scènes d’action renversantes à l’image de cette scène d’introduction ultra créative avec Diablo dans la maison blanche, ou la superbe attaque du manoir des X-Men, une véritable leçon de cinéma.

X-Men : L’Affrontement Final : Une conclusion qui n’est pas à la hauteur des espérances

En 2006 Bryan Singer abandonne la réalisation pour la confier à Brett Ratner, qui s’est notamment fait connaître grâce à la saga Rush Hour. Au delà des problèmes engendrés par la démission de Bryan Singer et la quête d’un remplaçant, le projet X-Men l’affrontement final a pu paraître compromis. Au mois de janvier 2005 le scénario n’était toujours pas terminé et certains rôles n’avaient toujours pas été castés, alors que la production avait déjà annoncé officiellement la date de sortie ainsi que celle du début de tournage.

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Malheureusement, malgré une bonne volonté d’incorporer de nombreux nouveaux personnages, ce X-Men 3 déçoit la communauté des fans. Et c’est quand même bien dommage parce que le sujet abordé est très intéressant. L’Affrontement Final décide de se concentrer sur le destin de Jean Grey. La mutant télépathe et télé-kinésiste a un destin bien connu des lecteurs de comics. Une entité galactique se réveille en elle et transforme la gentille étudiante en un être surpuissant : le phœnix. La mythologie est passionnante, et ses thématiques philosophiques sont envoûtantes. L’excellent comics Dark Phoenix raconte cette évolution, il raconte comment Jean Grey doit s’adapter à une puissance nouvelle, comment elle a déjoué la mort, comment elle la surpasse même. Le comics de Chris Claremont et John Byrne raconte parfaitement les questionnements internes qui animent Jean, comment elle a rencontré la mort, comment elle est revenue dans le monde des vivants, avant de se laisser atteindre par le côté obscur. A l’image des thématiques qui animent Star Wars, le phœnix noir raconte lui aussi comment un personnage est attiré par le côté obscur, comment le pouvoir peut entraîner la haine, la désolation, la folie. Mais le traitement ne séduit pas outre mesure et les fans sont déçus. X-Men : Dark Phoenix est censé rectifier le tire.

Parce que si ce n’est quelques bonnes scènes comme la mort de Charles Xavier où les prouesses de Magneto qui soulève le pont de San Francisco, le long métrage déçoit à cause d’une écriture plus faiblarde. Les enjeux malgré leur importance sont moins bien maîtrisés, effacés par un trop plein de personnages mal introduits et mal exploités à l’image du Fléau totalement sous employé. Quant à la bataille finale elle est relativement répétitive et fade, ne permettant pas d’insuffler un souffle épique suffisant pour marquer les mémoires. Sans être une purge absolue, L’Affrontement Final est parfaitement oubliable et on espère que Dark Phoenix va redonner vie à ce personnage emblématique, dorénavant campé par Sophie Turner.

Triple Frontière : Quand Netflix et JC Chandor s’associent

J.C. Chandor, après trois premiers films très réussis, est de retour, mais cette fois ci sur Netflix. Avec Triple Frontière il réunit un casting imposant notamment composé de Oscar Isaac, Ben Affleck et Charlie Hunnam. Il raconte comment un groupe d’anciens soldats de l’armée américaine se lance dans le hold-up d’un riche trafiquant de drogue sud-américain.

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Love, Death + Robots : l’anthologie de David Fincher et Tim Miller est-elle vraiment le chef d’oeuvre annoncé ?

Love, Death + Robots c’est le petit événement du moment sur Netflix. Une anthologie de 18 courts métrages d’animation réalisés par des équipes différentes pour le meilleur et pour le pire. Produite par David Fincher et Tim Miller cette série offre un format inédit sur la plateforme. Le point commun entre les différents courts : les robots, au sens large c’est à dire également la notion d’esclave, le sexe et la mort. Une série provocatrice et inventive, mais qui mérite réellement ce succès non modéré ?

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Ash VS Evil Dead : de retour à la maison

Après trois classiques réalisés par Sam Raimi entre 1981 et 1993 et un remake terrifiant sorti en 2013 et mis en scène par Fede Alvarez, la mythologie Evil Dead est de retour depuis 2015 en format série. Sam Raimi est revenu à la production et à la réalisation de certains épisodes pour remettre son bébé sur les rails. Après deux premières saisons très réussies, la troisième vient de sortir sur Netflix, l’occasion de vous présenter la suite des aventures de Ash contre le mal, d’abord diffusées sur Showtime.

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Captain Marvel : le dernier né de Marvel Studio est une belle réussite

Ryan Fleck et Anna Boden ne sont pas des professionnels. Relativement inconnus au bataillon ils sont pourtant chargés de réaliser Captain Marvel, le premier opus du Marvel Cinematic Universe entièrement centré sur un personnage féminin. Carole Danvers est la nouvelle super-héroïne de l’écurie Marvel à rejoindre le MCU, prête à mettre la pâté à Thanos dans le prochain Avengers. Mais alors que vaut ce tour de chauffe ?

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