Douleur et Gloire : introspection et création

Plaisir et excitation. S’il fallait choisir deux termes pour décrire les réactions face à l’annonce d’un nouvel Almodovar, ils sont tous trouvés. À 69 ans, l’immense cinéaste espagnol continue de déchaîner les passions, de manière totalement méritée. Au vu de sa carrière, la question sur la qualité de son travail ne pose aucun doute : Pedro Almodovar a-t-il déjà réalisé un mauvais film ? Il y a forcément des choses plus faibles, des écarts plus légers (Les Amants Passagers, qui reste une comédie potache brillamment exécutée), mais rien que l’on ne puisse retenir à charge tant l’auteur est d’une ambition et d’une intégrité idylliques. Le voir renouer avec Cannes, avec qui il a souvent flirté, fait naître tous les espoirs, surtout quand au vu du synopsis, on sent un part autobiographique. 

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