L’appel de la chair : l’accumulation Giallesque.

Le Giallo revient à l’actualité avec deux grosses sorties grand public de la part de deux amoureux du cinéma de genre. D’un côté, James Wan pousse les curseurs à fond avec son Malignant (déjà chroniqué ici). De l’autre, c’est Edgar Wright qui invoque le genre par le biais de son Last Night in Soho. Le timing pour l’éditeur Artus se révèle dès lors excellent au vu de la sortie conjointe des deux incursions d’Emilio Miraglia, L’appel de la chair et La dame rouge tua sept fois, ainsi que l’arrivée prochaine en librairie d’Une étude en jaune, immense ouvrage qui devrait s’installer durablement dans les bibliothèques de toute personne amoureuse du septième art. En attendant une chronique sur ce dernier à l’occasion de sa publication, posons quelques mots sur L’appel de la chair.

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Rétrospective Dario Argento #6 : Voyage au bout des fonds de tiroir

Vous l’avez vu précédemment, il n’est plus de bon ton d’attendre grand chose de Dario Argento. Deuxième fois que l’on répète cette formulation, cette fois-ci avec un peu plus de tristesse tant le réalisateur s’évertue à continuer de creuser son sépulcre. On parvient quelque fois à en rire – et c’est encore pire à constater – et on regarde les propositions s’enfoncer plus encore dans le mauvais goût. Avec indifférence, souvent, mais aussi avec quelques appréhensions, quand certaines choses auraient pu être laissées comme tel. La Duologie des Mères, par exemple, méritait-elle que le réalisateur y appose un troisième chapitre ?

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Rétrospective Argento #3 : Les paupières de la pénombre

On a vu que Suspiria et Inferno ont permis à Dario Argento de s’établir une solide réputation. Sauf que la Trilogie des Mères, ainsi amorcée, attendra. Un sacré moment même, puisque le troisième volet, Mother Of Tears : La Troisième Mère ne sort qu’en 2007. Pause dans ses expérimentations fantastiques, pour se rediriger vers le Giallo traditionnel. Avec Ténèbres, il signe une œuvre somme, empruntant tant dans ses propres tentatives que dans les classiques du genre.

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Rétrospective Dario Argento #2 : Le rouge, du sang aux filtres

Après une trilogie qui lui permet de poser les bases de son style, et d’expérimenter les techniques narratives qu’on retrouve par la suite, Dario Argento se relève de sa tentative comique Cinq Jours À Milan pour entrer dans le gros de sa carrière. Une période où s’enchaînent les moments de bravoure cinématographique, et où l’Italien utilise son imagination visuelle pour créer des œuvres singulières, toutes plus cultes les unes que les autres.

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Rétrospective Dario Argento #1 : Danses animales et facéties milanaises

Un Couteau Dans Le Cœur, Laissez Bronzer Les Cadavres, In Fabric, Bacurau, The Stylist, des œuvres récentes dont on peut souvent dire, quand elles ne sont pas directement des nouveaux canons du genre, qu’elles empruntent directement au Giallo. Si le Giallo – genre de cinéma initialement policier qui flirte avec l’horreur et l’érotisme, avec une stylistique très appuyée – peut être associé à celui qui a pérennisé ses codes, Mario Bava, et son La Fille Qui En Savait Trop (1963), il rime souvent dans la conscience collective avec Dario Argento. Un auteur qui s’est illustré dans nombre d’œuvres considérées comme cultes, et qui a su montrer d’une grande virtuosité dans les abords de son style. Avec une carrière riche, qui propose beaucoup, l’envie nous est donnée d’aborder son œuvre, pour en retirer l’essence et le génie.

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In Fabric : Enrober le mannequin

Quand, à Deauville, on est sorti effaré·e de la projection de Knives And Skin, on l’était encore plus après la conférence de presse de Jennifer Reeder (ndlr : sa réalisatrice). Cette dernière n’hésitait pas à mettre en avant à quel point elle avait réussi à transcender l’influence de David Lynch en lui rendant un brillant hommage. Il faut dire que les éléments visuels étaient là, mais parsemés au milieu d’une tambouille insupportable dont la seule issue était le générique de fin, nous faisant courir vers les portes salvatrices. On conseillerait bien à l’amie Jennifer de s’intéresser à ce In Fabric, objet curieux bien identifié car sorti tout droit de l’esprit étriqué de Peter Strickland, dont les lumières et les ambiances ne sont pas éloignées de l’ami David.

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