Interview de Swann Arlaud : « On a peu l’occasion de voir des hommes parler à ce point de leur fragilité »

À l’occasion de la présentation, en compétition à la 41e édition du FIFAM, du film Vous ne désirez que moi réalisé par Claire Simon, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec l’acteur français Swann Arlaud. Cet entretien fut également l’occasion d’évoquer la carte blanche que lui avait laissée la programmation du festival ainsi que la notion de désir, centrale à sa venue sur cette édition. 

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Vous ne désirez que moi : Ou pas.

Marguerite Duras est une femme qui a marqué l’art par ses écrits, ses pièces mais aussi ses films. Un personnage passionnant et complexe qui fascine. Mais ce qui fascine aussi ce sont ses histoires d’amour dont sa dernière avec Yann Andréa, de 38 ans son cadet. Une relation fusionnelle sur laquelle ce dernier a voulu poser des mots avec l’aide de la journaliste Michèle Manceaux. Mais certains textes devraient rester sur le papier.

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Comment Je Suis Devenu Super-Héros : polar aux super-pouvoirs

Il en aura généré des attentes, le film de Douglas Attal. Vendu comme le « premier film de super-héros français » (c’est faux, mais forcément, ça attire), le métrage est attendu au tournant, tant il représente un carrefour potentiel pour le cinéma français : porte-étendard d’une industrie qui décide d’y aller franco et de proposer à l’écran des propositions excessivement rares dans le paysage hexagonal, ou preuve supplémentaire que les investisseurs ont « raison » de ne pas miser sur un cinéma considéré par le grand public comme « hollywoodien » ?

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[ANNECY 2019] Les Hirondelles de Kaboul : Nid douillet

Zunaira est une femme libre. Elle refuse de porter la burka, elle dessine, elle danse, met la musique à fond… Dans un pays où l’oppression exercée par les Talibans est quotidienne et violente, son couple avec Mohsen est en danger après que ce dernier ai commis un geste irréparable. S’en suit un drame et nous voilà plongé dans le quotidien d’un autre couple : Atiq et Mussarat, le gardien de la prison et sa femme malade. Rien ne prédestinait Zunaira et ce couple à se rencontre et pourtant, voilà qu’elle finit en prison après un terrible accident. Sauf qu’après ça, tout part en eau de boudin bien rapidement.

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Un beau voyou : Vol au-dessus des toits de Paris

La comédie en France ça passe ou ça casse, et soyons réalistes, souvent ça casse – et ce ne sont pas les sorties prochaines de « Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu ? » ou « Nicky Larson et le parfum de Cupidon » qui vont nous contredire loin de là -. Pourtant il y a de ces comédies qui sortent absolument des sentiers battus autant dans leur scénario que dans leur audace visuelle et « Un beau voyou » fait définitivement partie de cette catégorie.

À l’aube de sa retraite, le commissaire Beffrois reste sur sa faim jusqu’à ce qu’on vol de tableau attire son attention et le pousse à enquête sur ce qui s’avère un voleur de tableaux en série qui avait réussi à sévir jusque là sous les radars de la police. Visiblement audacieux, entraîné et littéralement invisible, le commissaire va redoubler de ruse pour arriver à mettre la main sur ce voleur.

Le film débute sur une scène plutôt atypique : un jeune voleur s’introduit dans un appartement où rien ne semble de valeur, alors qu’il commet son méfait le propriétaire de l’appartement rentre chez lui et le surprend en lui disant qu’il est commissaire. Scène surréaliste : le commissaire lui demande de s’assoir et lui propose un jus de fruit. C’est ainsi que s’ouvre le film sur le personnage de Beffrois, un commissaire bientôt à la retraite dont le credo semble plus être le jemenfoutisme qu’autre chose à en juger ses chemises hawaïennes à tel point qu’il laisse le voleur repartir – après avoir récupéré ses effets personnels bien sûr -. Drôle de personnage qu’est ce commissaire et pourtant déjà si fascinant, encore plus lorsque s’entame la relation entre lui et Bertrand, petit escroquer immobilier à ses heures perdues et grand voleur d’oeuvres d’art une fois la nuit tombée. 

Un véritable jeu du chat et de la souris qui s’entame entre les deux pour nous offrir répliques juteuses mais également une course poursuite sur les toits de Paris aussi inédite qu’assez impressionnante. Nouveau visage du cinéma français – après le succès de « Petit Paysan » -, Swann Arlaud prête ses traits innocents à cet élégant voleur tandis que Charles Berling nous offre une performance tout en humour et légèreté. 

« Un beau voyou » est une petite bulle fraiche et légère que nous offre Lucas Bernard pour son premier long-métrage. Audacieux et élégant.

Un beau voyou de Lucas Bernard. Avec Charles Berling, Swann Arlaud, Jennifer Decker… 1h44
Sortie le 2 janvier