Chronique d’une liaison passagère : le temps de l’amour

Questionner l’amour par le prisme de la fidélité a souvent été l’une des préoccupations centrales du cinéma d’Emmanuel Mouret, de Laissons Lucie faire à Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, en passant même par Changement d’adresse. Or, si l’on pensait qu’il avait atteint le bout d’une certaine réflexion avec son dernier long, dont le scénario extrêmement sophistiqué et retors offre une exploration passionnante des tourments sentimentaux, il parvient, avec Chronique d’une liaison passagère, à revenir à la sève même de toutes ces interrogations, en extrayant ainsi la superbe complexité.

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En même temps : Fracture sociale, fente annale

On ne s’est jamais caché·e, à la rédaction d’On se fait un ciné, d’une certaine affection envers le cinéma de Benoît Delépine et Gustave Kervern. Défenseurs des petites gens, dont les déboires oublient le microcosme parisien, et dont les personnages sont tant emprunts de naïveté idiote que de convictions farouches. Jouant sur des situations absurdes, leur plaisir à mettre leurs personnages dans des positions inconfortables devient nôtre. Dans En même temps, c’est littéralement ce qui est proposé au duo Jonathan Cohen/Vincent Macaigne, deux élus politiques aux idées opposées, collés de la teube au cul par des militantes féministes, et dont le rapprochement imposé par la glue les force à se compromettre, tant physiquement qu’intellectuellement.

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L’Origine du Monde : panne de cœur et mal de mère

Dans la grande classe de la comédie française je voudrais l’élève turbulent. Oui, vous savez celui qui est au fond tout proche du radiateur. Il ne veut pas faire comme les autres, et au lieu de dessiner les belles lettres du conformisme avec son stylo plume et suivre la masse, il préfère piquer virulemment sa feuille grand carreaux avec le bic pour froisser le travail académique. Quitte à se faire remarquer, il ira jusqu’à mâchouiller le plastique pour jeter de l’encre sur ses camarades. Il ose tout l’élève turbulent, et ce n’est pas Laurent Lafitte avec son Origine du Monde qui dira le contredire.

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Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait : quand les sentiers de l’amour croisent les hasards du désir

L’amour a t-il des règles ? Est-il un sentiment à l’exploration conditionnée ou libre ? Emmanuel Mouret, dans son nouveau long-métrage, ne vient pas nécessairement répondre à ces questions mais plutôt nous montrer sa vision de l’amour à travers les destins croisés de plusieurs personnages. Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait se place alors dans la lignée d’une grande liste de films français mettant les problèmes de cœur en exergue, avec un sens exquis du dialogue, pour notre infini plaisir.

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