Rétrospective Terry Gilliam #3 : Dépression, évasion

Figures de grands rêveurs, Terry Gilliam a trouvé son filon. Il le décline une nouvelle fois avec The Fisher King, lui valant les faveurs de la machine hollywoodienne qui lui propose par la suite un beau contrat juteux accompagné de stars de l’époque, le faisant foncer dans un nouveau cynisme et de nouvelles lubies.

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Sleepy hollow : Vérités, têtes fauchées

Alors que nous célébrons outre-atlantique l’une des rares fêtes qu’il nous réjouit de partager avec la contrée de l’Oncle Sam, on se fait une flopée de films sur le thème de la terreur, et les boogeymen sont de la partie. Parmi ceux auxquels on ne pense pas automatiquement, même si le métrage est sur toutes les lèvres dès lors que l’on cite le nom de son réalisateur, le Cavalier sans tête remplit pourtant nombre des caractéristiques que l’on recherche pour se flanquer une bonne frousse. Réagissant à l’instinct, classe comme pas deux, invincible et ne cessant ses sévices que lorsqu’il a accompli ses missions, il est un candidat de choix aux figures d’épouvante les plus emblématiques. Et parce qu’une notion telle qu’Halloween est rarement éloignée de l’univers de Tim Burton, l’envie est de revenir sur son Sleepy hollow.

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City of lies : Are you dying out for me ?

Présenté au festival du film américain de Deauville alors qu’il patiente dans les tuyaux de la VOD depuis un moment, City of lies nous propose de retrouver Johnny Depp sur place, ici dans le rôle de Russell Poole, un policier qui aura consacré une grande partie de sa vie à enquêter sur les meurtres des rappeurs 2Pac et Notorious B.I.G. Un mystère toujours irrésolu, qui a laissé place à toutes les théories, fantasmes et complots possibles.

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Les derniers jours de Monsieur Brown : Jack tombe à l’eau

En 2017, nous avions eu un énorme coup de cœur pour le premier film de Wayne Robert : Katie Says Goodbye. Au cours de la conférence de presse, le réalisateur nous annonçait une bonne nouvelle : le film fait partie d’un triptyque dont le second, Richard Says Goodbye sera porté par Johnny Depp avant un troisième volet qui réunira les deux personnages. Surprise, le film a débarqué sur Prime Video l’année dernière, et nous venons de nous en rendre compte.

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Waiting For The Barbarians : Depp-endance à l’ennui

Comme on nous l’aura bien vendu, ce Waiting For The Barbarians. Retour inattendu pour un Johnny Depp qui, selon les dires, tente un rôle de composition, présence d’un Mark Rylance qui depuis ses trois collaborations avec Steven Spielberg ne quitte plus les esprits, adaptation d’un livre par un réalisateur reconnu dans les sphères cinéphiles, le projet a tout pour plaire. Dès les premiers instants, la photographie nous entraîne dans une poésie patiente, prenant le temps de la contemplation. 

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Les Animaux Fantastiques 2 : Endoloris

Dire qu’on attendait ce second opus des Animaux Fantastiques était un euphémisme. Dire qu’on attendait ce second opus des Animaux Fantastiques lorsqu’on est ‘’Potterhead’’ est un putain d’euphémisme. Nouvelle saga qui comptera au final cinq films, le premier opus est apparu sur nos écrans il y a pile deux ans, à ce moment-là on quittait Norbert Dragonneau qui repartait en Europe après avoir bien saccagé New-York tandis que le gouvernement magique américain capturait Gellert Grindelwald et que ce dernier promettait de s’échapper de manière spectaculaire pour se venger. Le second opus s’ouvre donc quelques mois après ces derniers évènements et honnêtement, on a connu mieux.

Par où commencer ? Excellente question tant il y a de choses à aborder sur le cas « Les Animaux Fantastiques 2 » mais comme on est sympa on va commencer par ce qui est bien dans le film parce que oui il y a des trucs biens, pas dingue mais assez sympas pour être relevés. Là où le premier opus se plaçait beaucoup plus dans une dynamique humoristique avec quelque chose de plus léger (tout en gardant quand même une part de sérieux), le second volet gomme presque complètement l’aspect humour – excepté quelques scénettes qui nous font sourire – pour se tourner résolument plus vers quelque chose de dramatique et introduire doucement la bataille épique qui aura lieu entre Albus Dumbledore et Gellert Grindelwald tout en se penchant sur les plans machiavéliques de Grindelwald afin de contrôler le monde et détruire les Moldus et plus globalement quiconque se mettrait en travers de notre chemin (un peu un Voldemort extrémiste quoi). L’esprit Harry Potter est toujours aussi présent et les nostalgiques se raviront de la présence d’Albus Dumbledore jeune à qui l’excellent Jude Law prête ses traits et des quelques scènes tournées dans Poudlard. Enfin certaines scènes ont – excusez notre langage – de la gueule notamment l’une des dernières scènes où Norbert et ses compagnons combattent un Gellert Grindelwald plus puissant que jamais et que chacun est obligé de choisir son camp. Visuellement époustouflant, ce combat est probablement l’un des moments phares de ce film et on est loin de bouder notre plaisir face à ce spectacle.

Sauf que cette scène arrive à la fin et qu’entre-temps on est quand même obligé de se taper près de 2h de film par moment indigeste. Décidément les scènes d’actions n’ont pas vraiment la côte au cinéma que ce soit la course-poursuite dans « Venom » ou la bagarre contre le gros méchant alien dans la forêt dans « The Predator », la toute première scène des « Animaux Fantastiques 2 » correspond à la fuite de Grindelwald, le tout filmé (si tenté que ça a été réellement filmé) de manière à ce qu’on y voit que dalle alors que c’était quand même censé être une évasion spectaculaire, tout ce qu’on voit c’est juste beaucoup de flotte et d’éclairs. M’enfin le plus gros problème du film réside surtout dans son scénario aussi mal écrit que mal exploité en faisant revenir des personnages censés être mort en nous offrant une explication aussi évasive qu’inutile et en décidant de condenser quarante plot twist en l’espace de même pas 20 minutes de quoi laisser perplexe et un brin perdu aussi sachant que certains propos ne semblent pas correspondre avec ce qu’on savait déjà à la fin de « Les reliques de la mort partie 2 ». Sans pour autant s’étendre sur ce sujet, la plupart des personnages manquent terriblement de fond de quoi nous faire parfois tourner en rond pour trois fois rien (on retiendra la scène dans les archives tout ça pour que Norbert dise à Tina qu’elle a les yeux d’une salamandre, on est d’accord on a connu plus romantique et surtout plus intéressant sachant que Grindelwald menace un peu de détruire le monde) tandis que d’autres personnages ont décroché le rôle de figurant dans cet opus (coucou Ezra Miller et les dits animaux fantastiques qui sont devenus totalement accessoire dans le film mais dont on est obligé de garder le titre maintenant sinon ça deviendrait un peu le bordel). À trop vouloir de personnages tout en sachant sur quel plot twist se terminera le film on se retrouve avec un film avec beaucoup de monde et finalement pas énormément d’explication sur ce qui se passe. Très mal équilibré dans son scénario, le film ne peut que se raccrocher à ce plot twist de fin (assez fou il faut bien l’accorder) qui laisse présager – espérons-le – un troisième opus beaucoup plus intéressant et peut-être même encore plus sombre.

À plus considérer comme un épisode de transition qu’autre chose, « Les Animaux Fantastiques 2 » nous offre de jolis moments dans sa dernière partie nous rappelant les grandes heures des batailles épiques dans Harry Potter mais souffre considérablement d’un scénario mal écrit et qui n’avait décidément pas besoin de durer 2h14.

Les Animaux Fantastiques : Les crimes de Grindelwald de David Yates. Avec Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler… 2h14
Sortie le 14 novembre

[CRITIQUE] Pirates des Caraïbes 5 : Un retour aux sources ?

Depuis 2003, Pirates des Caraïbes est l’une des franchises les plus juteuses de la firme Disney. Alors qui dit succès international dit forcément d’autres films en préparation mais depuis quelques temps et surtout depuis le quatrième opus, la magie Pirates des Caraïbes n’opérait plus, le scénario s’éloignant de plus en plus de l’esprit de pirate qui faisait son charme lors du premier opus. Avec La Vengeance de Salazar, Disney remet enfin son bateau à flot avec un film loin d’être parfait mais qui revient à l’essence même de ce qu’était Pirates des Caraïbes.

Jack Sparrow toujours au rendez-vous

Comment évoquer Pirates des Caraïbes sans parler de Jack Sparrow évidemment. Toujours égal à lui-même : misogyne, malchanceux, je menfoutiste et avec un nouvel ennemi sur le dos, à croire que l’océan entier le déteste. On ressent le plaisir qu’a pris Johnny Depp à réincarner une nouvelle fois ce personnage, il est drôle, il est énervant mais c’est ce qui fait un petit peu son charme quelque part. L’autre point fort est la nouvelle belle gueule de ce cinquième opus, l’australien Brenton Thwaites qui incarne Henry Turner. Le même charme que son père dans le film, audacieux, naïf, il pourrait faire un excellent personnage par la suite. D’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’un nouveau trio se forme : Jack, Henry et Carina. Comme pour rappeler le bon vieux temps du premier épisode.

Javier Bardem est sans conteste l’un des meilleurs méchant de la franchise. Cruel, effrayant mais aussi charismatique, Capitaine Salazar aurait mérité une plus grande place dans le film. En effet le point noir de cet opus est ce trop plein de méchants qui arrivent de part et d’autre et qui, au final, laissent très peu de place au vrai méchant de cette histoire.

Et évidemment le retour de Will Turner et Elisabeth Swan mais je ne vous en dirai pas plus, juste que les aficionados des premiers opus seront plus que ravis de les revoir.

Visuellement, Pirates des Caraïbes 5 reste une réussite comme depuis le début d’ailleurs. Un très beau travail de maquillage et d’effets spéciaux a été opéré sur Javier Bardem et les scènes de bataille sur mer restent toujours aussi impressionnantes. Zéro temps mort avec ces chers pirates, ça va à toute allure, pas le temps de réfléchir… enfin faut-il vraiment réfléchir ?

Avec ce cinquième opus, Disney redore enfin le blason de la franchise qui commençait à s’essouffler. Loin d’être parfait, La Vengeance de Salazar reste malgré tout un bon divertissement pour toute la famille, drôle, sans prise de tête et qui revient enfin aux sources et de ce qui a fait le succès de la franchise.