Rétrospective David Cronenberg #7 : Des espaces et des corps, encore

Attention, cet article a été rédigé par deux de nos rédacteurs. Les crédits sont en fin de texte.

Avec ce qui est communément nommé sa « seconde période », David Cronenberg a dérouté nombre de ses fans, s’attendant à le voir décliner son body horror toute sa carrière. Il a pourtant prouvé qu’il reste un questionneur intéressant sur les problèmes liés à l’humain·e, et continue une route singulière, qui vacille entre espoir et fatalisme. S’il revient à ses premières amours avec Crimes of the future, il continue d’introspecter les psychoses dans ses œuvres précédant son hiatus.

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The Lobster : Dérives malsaines de l’amour

Premier film en langue anglaise du réalisateur grec Yórgos Lánthimos, The Lobster marque une nouvelle étape dans la (jeune) carrière du cinéaste en offrant une expérience intense, immersive, généreuse saupoudrée par le cynisme de son auteur.

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Mourir peut attendre : Et bien écrire aussi.

Avec Daniel Craig, la saga Bond a pris de nouveaux galons, rendant quelques lettres de noblesse à son héros piétiné depuis trop longtemps, mais se voit constamment perturbée par ses propres codes, qui ne peuvent s’empêcher de revenir à l’assaut. Ces films très codifiés se voient entourés de passages obligés, qui apportent autant de charme qu’ils peuvent perturber les éléments d’intrigue. Ainsi, quand un épisode comme Skyfall suit la voie de cette nouvelle ère – qui a pour parti pris de bien lier ses films entre eux, idée salvatrice et grandement appréciée – et propose une lecture plus sombre rendant l’homme bien plus décharné, animal, dans les voies amorcées par le brillant Casino Royale, Spectre désamorce les effets, renoue avec l’aspect pulp, les gadgets à outrance, et renie les apports. À vouloir contenter les fans qui veulent voir respectés tous les aspects qu’iels ont aimé tant d’années durant, l’ère Craig a le cul entre deux chaises, et concilie, proposant de s’affranchir sans réellement le faire, et semblant toujours prendre la tension quant aux libertés qu’elle pourrait entreprendre. Mourir peut attendre, qui a la lourde tâche d’apporter une conclusion à l’arc officié autour de cette incarnation, se retrouve en somme de tous ces éléments, souvent brillant, rarement marquant, et nous rappelle un fait simple : si les films de la saga James Bond ont souvent tutoyé le bon, ils n’ont jamais réellement atteint le grand.

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The French Dispatch : Ça sent le marronnier

The French Dispatch est un magazine crée par Arthur Howitzer Jr. dans la petite ville française fictive d’Ennui sur Blasé. Le dernier numéro publié avant sa mort prend vie sous les traits de ses différent·e·s journalistes à travers une épopée haute en aventure et humour. Sorte d’hommage autant à leur rédacteur en chef qu’aux médias.

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Rétrospective Xavier Dolan #6 : Juste la fin du monde

On ne l’arrête plus le Xavier Dolan. Après avoir ému Cannes avec son touchant Mommy, le Québécois récidive deux ans après avec Juste la fin du monde et repart cette fois avec le Grand Prix en plus d’avoir raflé aux Césars quelques mois plus tard la meilleure réalisation, le meilleur montage et le meilleur acteur (pour Gaspard Ulliel). Mais alors, qu’est-ce que ce film peut bien avoir de plus que Mommy ? Pas mal de choses.

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