[CANNES 2018] Carmen y Lola : Prends garde à toi

Déjà réalisatrice de huit courts-métrages et documentaires, l’espagnole Arantxa Echevarría débarque à la Quinzaine des réalisateurs avec son premier long-métrage Carmen y Lola, une histoire d’amour entre deux femmes au coeur d’une communauté gitane qui rejette en bloc l’homosexualité. Un premier film loin de prétendre à être un grand film mais qui a le mérite de mettre en lumière un problème quasiment invisible dans une communauté régit par des « traditions » que la jeunesse commence à rejeter. Lire la suite de « [CANNES 2018] Carmen y Lola : Prends garde à toi »

[CANNES 2018] Climax : Purge sous LSD

Ah soit Gaspar Noé on l’aime, soit on le déteste. Et ce n’est pas encore avec son dernier film présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs que cela va arranger les choses. Véritable événement de ce 71e Festival de Cannes, le trailer dévoilé hier nous plonge au coeur d’un (very) bad trip sous LSD virant rapidement à l’insupportable et à l’indigeste, de quoi nous faire rapidement regretter de s’être levé à 5h du matin pour assister à la projection.  Lire la suite de « [CANNES 2018] Climax : Purge sous LSD »

[CANNES 2018] Mandy : Croix de bois, croix de fer, si tu croises Nicolas Cage t’iras en enfer

S’il y a bien un film qu’on attendait sur la Croisette cette année c’est le film de Panos Cosmatos avec en tête d’affiche celui qui se fait bien rare au cinéma – et dont le peu de prestations dernièrement laissent à désirer – Nicolas Cage. Duo improbable pour un film qui l’est tout autant et pourtant terriblement jouissif. Mandy est un revenge movie aussi poussif que survolté, bref on tient là la séance de ce Festival.  Lire la suite de « [CANNES 2018] Mandy : Croix de bois, croix de fer, si tu croises Nicolas Cage t’iras en enfer »

[CANNES 2018] Les Oiseaux de passage : Tragédie amérindienne

Premier film présenté à la Quinzaine des réalisateurs cette année, Les oiseaux de passage est le nouveau film de Cristina Gallego et Ciro Guerra après que ce dernier ai réalisé il y a trois ans L’Etreinte du serpent. Pour ce quatrième long-métrage, il s’est donc accompagné de celle qui est à la fois productrice mais également épouse pour narrer le destin d’une famille indigène Wayuu dans la Colombie fragile des années 70 rapidement happée par le trafic de drogue menaçant ainsi toute une famille – mais aussi une tribu – pour finalement donner naissance aux cartels de drogue. Lire la suite de « [CANNES 2018] Les Oiseaux de passage : Tragédie amérindienne »

[CRITIQUE] The Florida Project : It’s a cruel world

Presque deux ans après la claque Tangerine, Sean Baker revient plus en forme que jamais avec The Forida Project présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Le réalisateur continue dans la lignée de son précédent film en filmant les marginalisés du pays de l’Oncle Sam, ceux qu’on a oublié, ceux pourquoi l’American Dream est tout sauf un rêve. En lisière de Disney World, de nombreux motels en bord de route sont devenus des refuges pour familles pour la plupart du temps monoparentales ou qui essaient de joindre les deux bouts comme elles peuvent. Un cauchemar à quelques mètres du monde des merveilles. Lire la suite de « [CRITIQUE] The Florida Project : It’s a cruel world »

[CANNES 2017] Day 07 : « Arrêtez vous allez me l’énerver »

C’est est avec un peu de retard et énormément de fatigue que je vous fais un compte-rendu du septième jour. Plus que trois jours avant la fin, la PLS me guette doucement mais sûrement mais évitons de penser à ça parce qu’hier était une bonne journée de dingue comme on les aime. Au programme : des tours de magie, la plus grande terrasse de la Croisette & un excellent documentaire.

Bon après l’échec total pour avoir des places pour le nouveau film de Sofia Coppola & Rodin  avec Vincent Lindon, je me suis rabattue sur la Quinzaine des Réalisateurs et le documentaire Nothingwood. Après une série de questions réponses drôle et animée, direction la plage pour déjeuner avec un monsieur plutôt cool répondant au nom de Christophe Carrière. Malheureusement le secret cinéphile m’interdit de vous parler de la teneur de notre conversation mais je peux vous dire qu’elle ne volait pas très haut (comme souvent avec lui de toute façon). En plus il déteste les tours de magie alors quand un magicien débarque avec son paquet de cartes bonjour la galère ! De toute façon, qui n’a jamais eu envie de frapper un magicien hein ?

Après-midi grosse détente puisque c’était petite baignade qui va bien à la plage histoire de profiter, de nager et de parfaire son bronzage avant d’enfiler la tenue de soirée et de filer sur la plus grande terrasse de la Croisette chez notre chère Sandra de Matteis. Bonne ambiance, musique à gogo (oula expression des années 80), bref c’est THE endroit où il faut être et parce que Sandra est un petit peu la Queen et qu’on l’aime et qu’elle est belle.

Le voyage touche bientôt à sa fin alors on en profite au maximum et je vous dis à tout à l’heure pour la suite des aventures cannoises !

[CANNES 2017] Mobile Homes : Y a comme un petit air de Xavier Dolan

Il y a certains films qu’on attend, d’autres moins et enfin d’autres qui nous surprennent et qui participent à la magie du Festival de Cannes. Pourtant face au concert de M sur la plage le choix aurait pu être vite fait mais chez OSFUC, on est plutôt très content d’être allés voir Mobile Homes présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. Premier long-métrage de Vladimir de Fontenay qui reprend là le scénario de son court-métrage du même titre.

Fuir ou s’installer ?

Ali et Evan sillonnent les routes entre les Etats-Unis et le Canade pour leurs différents petits trafics dans l’optique d’acheter une maison. Un couple dysfonctionnel dont le fils d’Ali est la première victime puisqu’il est régulièrement utilisé dans ces petites magouilles. A bout, Ali s’enfuit avec Bone pour essayer de se créer enfin une vie même si les décisions à venir risquent d’être compliquées.

Un drame familial confiné dans un van miteux avec pour seule idée celle du foyer. Evan se rattache à l’idée d’acheter une maison pour eux trois avec l’argent gagné de manière peu honnête tandis qu’Ali a une vision plus réaliste et donc plus pessimiste de la réalité. Après une énième frasque de la part de son petit-ami, elle s’enfuit et se retrouve dans un mobile-home qui au final représente peut-être toute ce qu’elle désire. S’ancrer verticalement dans la société avec une maison tout en gardant cete possibilité de fuir horizontalement comme elle l’a toujours fait avec Sean.

Une famille dysfonctionnelle qui malgré la violence s’aime et ne cherche qu’une chose : le bonheur. Dans une certaine mesure et dans la problématique engagée, ce film a des allures de Xavier Dolan? L’amour, la famille, le conflit mais surtout le portrait d’une mère, une mère perdue face à ses responsabilités de mère et qui tentera le tout pour le tout pour que son fils soit heureux malgré tout. L’esthétique du film rappelle également les films de Xavier Dola notamment avec ces gros plans au niveau du visage.

Avec un trio assez charismatique, le jeune Bone fait ses débuts au cinéma et quels débuts ! Drôle et touchant, cet enfant nous séduit d’un regard. D’ailleurs tout comme ses parents entre le charisme indéniable de Callum Turner et la beauté fragile d’Imogen Poots.

Mobile Homes est un joli bijou qui mérite d’y prêter attention malgré ses quelques imperfections mais une scène finale touchante et belle de simplicité. D’ailleurs la standing ovation reçue à la fin de la séance augure de belles choses pour ce film.

[CANNES 2017] Day 04 : « Attends ma glace ! »

Encore une semaine avant la fin du Festival alors on ne lorgne pas et on continue de se nourrir de films même si on en profite aussi de temps en temps parce que c’est Cannes quand même ! Au programme de ce dimanche : de l’apéro, de la standing-ovation et une plage en délire.

Qui dit dimanche, dit forcément petite grasse matinée. Après tout on a bien le droit de se reposer un peu quand même. Et de toute manière impossible de voir un film ce matin puisque j’avais rendez-vous à 11h au pavillon Unifrance pour remettre le Prix France Culture à… La Jeune Fille Sans Mains ! Un autre prix a également été remis à Monsieur Costa Gravas en personne avant de profiter de la petite terrasse, du soleil et de l’apéro à volonté. Elle est dure la vie cannoise hein ?

Un bon déjeuner après et rendez-vous à l’espace Miramar sur la Croisette pour la Semaine de la critique. Oui bon impossible de voir tous les films proposés à Cannes mais cette catégorie est quasiment une catégorie sûre et pour preuve, Gabriel et la montagne diffusé cet après-midi là est une jolie réussite dans son genre.

Normalement j’aurais dû aller au concert de M sur la plage qui avait lieu ce soir-là mais à la place je suis allée au Mariott pour la Quinzaine des réalisateurs et la projection de Mobile Homes en compagnie de l’équipe du film. Bon évidemment juste avant je suis enfin allée manger cette glace qui me tentait tant avant de filer pour ma séance de 20h30. Et bien je suis plutôt contente de ce changement de dernière minute puisque la projection s’est terminée par une belle et longue standing ovation pour toute l’équipe.

Journée plutôt calme au final mais ça c’est pour mieux revenir dès demain parce que lundi soir risque d’être une très très grosse soirée (non je ne spoilerai pas). Allez les amis on se dit à demain pour de plus folles aventures.