Fumer fait tousser : L’uni(ci)té de la peur

Quentin Dupieux est un auteur-réalisateur prolifique. Il présente déjà son onzième film en Hors-compétition au Festival de Cannes 2022 (le 5ème depuis 2018 !) et ce juste avant la sortie du dixième en ce mois de juin en salle. Il continue son voyage dans l’absurdité des comportements et innovations humain·es pour nous proposer une œuvre ancrée dans les références aux années 1980 portée par un casting (presque) impeccable.

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Illusions perdues : une fresque intemporelle

En 2015, Xavier Giannoli nous prenait de court avec Marguerite qui avait remporté trois César dont celui de la meilleure actrice pour son héroïne Catherine Frot. Six ans plus tard, le réalisateur co-écrit avec le scénariste Jacques Fieschi (Police, Un cœur en hiver, L’Adversaire…) une adaptation magistrale et effrayamment moderne du roman de Balzac.

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Retour sur Benoît Delépine et Gustave Kervern : le grand cinéma des petites gens

À l’occasion de la sortie de l’excellent Effacer L’historique, que nous avons déjà relaté dans nos pages, l’envie nous est venue de vous parler de Benoît Delépine et Gustave Kervern, ces deux auteurs hors-normes qui font rayonner le cinéma français depuis deux décennies déjà. Si l’on vous conseille tous leurs films – Louise-Michel, Avida, Near Death Experience et I Feel Good n’ont rien à envier à la sélection du jour -, petite sélection de quatre métrages qui nous ont profondément marqué.

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Effacer L’historique : Pas de pitié pour les selfies

Toujours dans leur idée de défendre les petites gens face aux enfers capitalistes, Benoît Delépine et Gustave Kervern s’attaquent à un sujet qui cette fois concerne tout le monde, sans distinction de classe sociale : le méandre du tout-technologique. Ours d’Argent à la dernière Berlinale, autant dire que le film des deux trublions du Groland est attendu comme un Messie social. Effacer L’historique se pose en constat, non sans cynisme, de l’absurdité qui nous entoure.

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Mes jours de gloire : Affronter sa propre réalité

Vincent Lacoste est l’un des acteurs les plus populaires du paysage cinématographique français. Depuis Les beaux gosses, sa notoriété n’a cessé de croître au même titre que son implication dans une grande variété de films, au cœur desquels il incarne assez souvent le même personnage, de sorte que l’on peut être amené à parler de « film Vincent Lacoste » dès que son nom figure à l’affiche. Ce phénomène semble être le point de départ du premier long-métrage d’Antoine de Bary, Mes jours de gloire, une « dramédie » lacostienne imparfaite mais pleine de charme.

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Chambre 212 : Ne pas déranger

Dire que le film était à deux doigts de ne pas être présent au dernier Festival de Cannes est un doux euphémisme qui s’atteste par les affiches de We The Animals et Grâce à Dieu qu’on peut apercevoir dans le film. Mais rater le coche à Cannes ça aurait surtout voulu dire ne pas donner ce prix d’interprétation à Chiara Mastroianni et franchement ça aurait été plus que dommage. Film à quatre voix (et beaucoup plus), Christophe Honoré dissèque avec mélancolie et humour la vie (extra) conjugale d’un couple marié depuis vingt ans.

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Deux Fils : Sois un homme

Après une carrière extrêmement prolifique en tant qu’acteur, Félix Moati passe derrière la caméra. Après un premier court-métrage « Après Suzanne » – où il dirigeait déjà Vincent Lacoste – présenté et plutôt bien accueilli au Festival de Cannes 2016, Félix Moati s’attaque au long-métrage avec « Deux Fils ». Une tranche de vie où se dessine trois générations bien différentes mais qui cherchent toutes la même chose en fin de compte : l’amour et la réconciliation avec le monde qui les entoure. 

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[CRITIQUE] Sahara : Un joli film d’animation qui manque un peu d’audace

Omar Sy, Louane Emera, Franck Gastambide, Vincent Lacoste, Jean Dujardin, ne sont que quelques noms prestigieux qui prêtent leur voix au nouveau film d’animation Sahara. Une réalisation franco-canadienne de Pierre Coré qui aborde l’exclusion et la discrimination à travers des héros peu conventionnels et souvent oubliés. Considérés comme les bons à rien de leur communauté, Ajar le serpent et son ami Pitt le scorpion décident de partir dans l’oasis voisine où vivent les plus riches. Là-bas Ajar y rencontrera la belle Eva qu’il va devoir sauvé après avoir été capturée.

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Un film d’animation original

Pierre Coré a eu l’intelligente idée de s’intéresser cette fois non pas aux animaux qu’on a l’habitude de voir et d’apprécier même aux marginaux, ceux qu’on oublie, les plus petits et ceux qu’on aime pas tellement. Tout est fait pour rendre ces petits animaux attendrissants que ce soit Pitt ce petit scorpion un brin peureux ou encore Ajar qui tente tant bien que mal de prouver qu’il n’est pas un looser. Avare de liberté tout comme Eva, ce voyage à travers le Sahara sera avant tout l’occasion d’en apprendre bien plus sur eux qu’ils ne l’imaginaient. Une jolie pléiade de personnages entoure nos trois héros notamment le frère d’Eva, Gary amateur de pollen et totalement amorphe toute la journée qui, par son comportement exaspérant, est à hurler de rire.

Pas toujours convaincant visuellement

Malgré des rires très communicatifs, le film pêche sur ses visuels qui peuvent paraître un peu simpliste quand on voit les films d’animations aujourd’hui. Notamment les paysages de désert d’une monotonie assez déprimante. Il aurait mieux valu se concentrer un peu plus sur les personnages et moins sur les décors qui sont beaucoup trop fades. Heureusement que la BO vient donner un petit coup de fouet de temps en temps au film notamment pendant la battle de danse entre deux serpents. Le scénario quant à lui reste plutôt simpliste aussi et aurait pu être un peu plus poussé pour avoir quelque chose de plus abouti sachant que l’idée de base était originale.

Malgré ses défauts, on peut reconnaitre au film un vrai capital sympathie de par ses personnages et de vrais beaux fous rires communicatifs autant aux petits qu’aux grands. Un petit coup de coeur en plus pour Vincent Lacoste, parfait dans le rôle de Garry, à croire qu’il a été écrit pour lui !

Ma note : ★★★★★