À Couteaux Tirés : Jeu de mains, jeu de…

Après s’être baladé dans l’espace avec les personnages les plus iconiques de la pop culture, Rian Johnson revient en cette fin d’année dans un film aux antipodes de ce qu’il a fait il y a deux ans. Une maison, une famille, un meurtre, un enquêteur. Mais qui a bien pu tuer le patriarche Thrombey ? Un autre genre, d’autres objectifs mais un casting toujours aussi royal nous attend dans À Couteaux Tirés.

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Matthias et Maxime : Mes amis, mes amours, mes emmerdes

À peine sept mois après Ma Vie avec John F. Donovan – qui n’a pas rencontré son public -, Xavier Dolan revient avec un nouveau film mais aussi dans une nouvelle dynamique. Celui qui en est déjà à son huitième film à tout juste 30 ans arrive à une période charnière de sa vie qui se ressent dans son nouveau film, Matthias & Maxime, et surtout dans le personnage qu’il incarne : Maxime. Dans un film beaucoup plus intime et tout aussi personnel que le reste de sa filmographie, il s’attarde sur d’autres sujets qui lui tiennent à cœur.

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Joker : Tu ne riras point

Qui aurait cru que le réalisateur des Very Bad Trip, de War Dogs, Starsky et Hutch aurait réalisé un jour Joker ? Qui aurait cru que celui qui s’était spécialisé dans les comédies potaches et graveleuses se retrouve à la tête d’un projet aussi sombre que celui-là ? Qui aurait cru que ce film deviendrait la source d’une des plus grosses attentes de cette fin d’année ? Qui aurait cru que Joker de Todd Phillips remporterait le Lion d’Or à la dernière Mostra de Venise ? Et surtout, qui aurait cru que ce serait l’une des plus grosses claques cinématographiques de l’année ?

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Au nom de la terre : Souffrance sous silence

La détresse des ouvriers agricoles n’est pas nouvelle mais est malheureusement trop souvent passée sous silence. Des conditions de travail pénibles, des rendements qui ne sont pas toujours présents, l’accumulation de dettes, une industrie qui se modernise mais qui n’accompagne pas ses travailleurs… Petit Paysan en avait déjà fait un douloureux portrait il y a deux ans. Cette année, Au nom de la terre les remet en lumière mais permet surtout à son réalisateur de rendre hommage à son père, ouvrier agricole, décédé il y a vingt ans. 

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Port Authority : Siren Call

Il est indéniable que l’industrie cinématographique est en pleine période de changements : des femmes de plus en plus visibles devant et derrière la caméra, des minorités de plus en plus représentées… Et Port Authority fait figure de proue cette année. Présenté à Cannes dans la catégorie Un Certain Regard, il a fait sensation grâce à sa comédienne principale Leyna Bloom, première actrice transcende noire à fouler le prestigieux tapis rouge cannois. Un premier pas remarqué et maîtrisé à une période où il est plus que temps de changer les mentalités.

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[DEAUVILLE 2019] Mickey And The Bear : Fuir son quotidien

Le Montana. Si on s’imagine que la terre des rednecks se limite au Texas / Kansas / Mississippi, c’est mal connaître notre chère Amérique profonde. Au milieu des concours de celui qui avale le plus de tartes, des familles sur-armées et du racisme primaire, Mickey tente de survivre, d’assumer un environnement toxique qui lui semble son fardeau par défaut, mais aussi de s’en échapper. 

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[DEAUVILLE 2019] Bull : Pas si Red que ça

Les errances et affres d’une Amérique oubliée sont monnaie courante dans le cinéma indépendant. Il faut dire qu’il y a souvent matière à dire, à critiquer et à montrer. Il y a deux ans, le film de Chloé Zaho The Rider avait brillé aux yeux du Festival en repartant avec le Grand Prix, le portrait d’un homme en pleine reconstruction au coeur d’une réserve de l’Amérique éloignée. Cette année, Annie Silverstein décide aussi d’aborder le sujet avec, il faut le dire, beaucoup moins d’entrain que ce que nous offrait The Rider.

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[DEAUVILLE 2019] Waiting For The Barbarians : l’attente interminable

Comme on nous l’aura bien vendu, ce Waiting For The Barbarians. Retour inattendu pour un Johnny Depp qui, selon les dires, tente un rôle de composition, présence d’un Mark Rylance qui depuis ses trois collaborations avec Steven Spielberg ne quitte plus les esprits, adaptation d’un livre par un réalisateur reconnu dans les sphères cinéphiles, le projet a tout pour plaire. Dès les premiers instants, la photographie nous entraîne dans une poésie patiente, prenant le temps de la contemplation. 

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[DEAUVILLE 2019] American Skin : Des maux et des mots

Ce n’est pas la première fois que le Festival de Deauville met en avant des films engagés. Encore plus des films concernant les violences policières faites envers la communauté noire que ce soit avec Blueprint il y a deux ans ou encore Monsters and Men l’année dernière. À l’instar de ces deux films qui exploitaient ce sujet déjà vu sans grande originalité, American Skin, présenté en Première cette année est une véritable claque par sa façon intelligente d’aborder ce sujet. Une vraie leçon d’humanité.

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