Milou en mai : éloge fun-èbre

Alors qu’il sort d’un grand succès avec Au revoir les enfants, ayant marqué son retour en France, Louis Malle enchaîne avec une comédie dans laquelle il revient sur un autre événement récent marquant de l’histoire de France. Il s’épaule donc de Jean-Claude Carrière au scénario, avec qui il avait déjà collaboré vingt-cinq ans plus tôt sur Viva Maria ! pour offrir une pure comédie sur les tourments de la bourgeoisie de province durant les révoltes de mai 68. Venant conclure la carte blanche du Festival de La Rochelle, en guise d’hommage à Michel Piccoli, il réunit les spectateurs encore trente ans après pour le meilleur, mais surtout pour le rire.

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Eva en août : le rayon rouge

Si partir l’été est une évidence pour grand nombre de personnes, certains décident de rester sur place, et en profitent pour faire le point. C’est là tout l’objet du cinquième long-métrage de Jonas Truebas, jeune auteur espagnol passé faire coucou au Festival de La Rochelle. Ici, il capture donc une errance estivale, le temps d’une quinzaine de jours marquée par les fêtes populaires madrilènes et les rencontres qui les accompagnent.

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À l’abordage : conte d’été

Quatre ans après Contes de juillet, film venu de nulle part, résultant d’un atelier mené par le cinéaste avec les étudiants du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, Guillaume Brac réitère l’expérience sur un vrai projet de long-métrage. À l’abordage, passé à la Berlinale, débarque donc, et apporte avec lui un vent de fraîcheur et d’été.

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Pingouin et Goéland et leurs 500 petits : l’école-famille

Michel Leclerc nous a habitué à parler d’identité, thème traversant sa filmographie marquée par les comédies. Il revient cette année avec un documentaire sur deux héros méconnus, lui étant chers car ils ont toujours fait partie de son histoire, et contribué à être qui il est d’une certaine manière. Pourtant, le cinéaste reste fidèle à lui-même et décide de ne pas faire un docu classique, mais opte plutôt pour une forme décomplexée, presque irrévérencieuse, qui fait du bien. Censé sortir en avril, mais repoussé par le confinement, le film a fait une escale sur la carte blanche du Festival du film de La Rochelle, permettant ainsi à quelques heureux de pouvoir en profiter en avance.

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Stromboli : derrière l’éruption, la réalité d’un pays

Pierre angulaire du néo-réalisme, Roberto Rossellini n’a de cesse à la sortie de la guerre d’évoquer les maux de son pays. Alors qu’il sort de sa trilogie de la guerre – Rome ville ouverte, Païsa, Allemagne année zéro – , il reçoit une lettre d’une comédienne lui disant beaucoup aimer ses films et vouloir travailler avec lui. Cette actrice, il s’agit d’Ingrid Bergman, grande star hollywoodienne ayant déjà collaboré avec Michael Curtiz (Casablanca) ou encore Alfred Hitchcock (Les enchaînés). Cette rencontre cinématographique a donc lieu sur Stromboli, monument du néo-réalisme, qui ouvre la Carte Blanche du Festival La Rochelle Cinéma de 2020, dans lequel le cinéaste continue d’explorer l’après-guerre avec cette fois-ci une dimension méta en prime.

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