[DEAUVILLE 2019] Share : Reconstruction face à l’oubli

2019. Les derniers « Don Juan » et autres êtres abjects qui justifient leur pensée unilatérale par leur amour inconditionnel des femmes peuvent retourner se terrer dans les méandres d’où ils auraient du rester : aujourd’hui, la culture du viol, on en parle. Alors oui, on va se faire marteler par tous les bords les scandes issues de Me Too, des Balance Ton Porc, et de tout ce qu’il faudra pour que le message passe. Parce que visiblement, si les langues se délient, et que tout le monde se retrouve enfin face à ces actes, que l’on soit coupable direct ou complice volontairement aveuglé, rien n’est acquis, et le chemin va être encore long. Et quand on voit le portrait malheureusement réaliste que nous dévoile Share, on ne peut que se sentir encore mal. 

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Skin : L'échappée infernale

À l’heure où la montée des extrêmes atteint une nouvelle apogée bien trop importante, le cinéma est là pour s’approprier le sujet et en parler avec la pertinence aléatoire qu’on lui connaît. On consomme donc cette thématique dangereuse de toute les manières, pour le meilleur et pour le pire : Spike Lee qui oublie d’ajouter le soupçon de gravité nécessaire pour que son Blackkklansman fonctionne ; Daniel Ragussis qui, au contraire, conserve trop de sérieux au point d’en rendre son Imperium imbuvable, parler des suprémacistes est un exercice délicat. Guy Nattiv, avec un angle radicalement différent, compte changer la donne. 

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We The Animals : Poétiquement creux

Adaptation du livre éponyme de Justin Torres – « Une vie animale » en français -, « We The Animals » met en scène le destin de trois gamins un peu obligés de se débrouiller par eux-mêmes pour grandir face à un père aimant mais violent et une mère en proie à la dépression et aux excès aussi colériques qu’amoureux de son mari. Tandis que les deux grands apprennent à vivre dans cette cacophonie familiale, le petit dernier Jonah est le témoin silencieux de la destruction de son cocon familial.

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Long way home : Come to the light

Gestation longue et douloureuse – financer un premier film n’est jamais chose facile – pour la réalisatrice qui nous offre son premier long-métrage. Depuis 2009, Jordana Spiro avait en tête cette idée de comprendre et analyser ce qui traversait l’esprit de ces enfants et adolescents placés – ou sortant – de familles d’accueils. « Long Way Home » (« Night Comes On » en VO) s’intéresse à l’une d’entre elles. La jeune Angel, dix-huit ans, tout juste sorti de prison après y avoir été incarcéré pour port d’arme illégal – ajouté à cela d’autres délits -. Deux choix s’offrent alors à la jeune femme : combler son désir de vengeance ou prendre soin de sa petite soeur Abby, actuellement en famille d’accueil. 

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[DEAUVILLE 2018] The Kindergarten Teacher : De la passion à l’obsession

De la passion à l’obsession il n’y a qu’un pas. Remake du film israélien « L’institutrice » sorti en 2014, « The Kindergarten Teacher » en reprend les grandes lignes ou l’histoire d’une institutrice qui décèle un don inné pour la poésie chez un enfant de cinq ans et qui se battra contre vents et marées pour que son talent soit reconnu et cultivé. Premier long-métrage de sa réalisatrice … Continuer de lire [DEAUVILLE 2018] The Kindergarten Teacher : De la passion à l’obsession

[INTERVIEW] Jim Cummings (« Thunder Road ») : « Je suis un athéiste d’Hollywood »

Lors de son passage au 44e Festival du cinéma américain de Deauville, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Jim Cummings. Multi-casquettes sur son premier long-métrage « Thunder Road » (réalisateur, scénariste, compositeur, éditeur et acteur principal) – récompensé par le Grand Prix au Festival -, le jeune homme à la bonne humeur et à la passion communicative nous a parlé de sa première expérience en … Continuer de lire [INTERVIEW] Jim Cummings (« Thunder Road ») : « Je suis un athéiste d’Hollywood »

[DEAUVILLE 2018] Thunder Road : Sur la route du succès

Déjà adepte du court-métrage – ils sont tous disponibles sur Vimeo (on ne peut que vivement vous conseiller de les regarder) -, Jim Cummings cumule les casquettes pour son premier long-métrage et puis comme on dit, on est jamais mieux servi que par soi-même. Réalisateur, scénariste, compositeur, monteur et également acteur principal – on est plus à un rôle près -, Jim Cummings débarque à … Continuer de lire [DEAUVILLE 2018] Thunder Road : Sur la route du succès

Blindspotting : Petit bijou pop

« Blindspotting » avait déjà fait son petit effet à Sundance et l’exploit semble bel et bien réitéré à Deauville où le film était présenté en compétition. Le cru des premiers longs-métrages dépasse largement nos espérances et Carlos Lopez Estrada s’inscrit tranquillement parmi les réalisateurs sur lesquels il faudra compter à l’avenir. Univers singulier rétro/pop/comique/engagé, « Blindspotting » est une très belle révélation. Après avoir purgé une peine de … Continuer de lire Blindspotting : Petit bijou pop

[DEAUVILLE 2018] Dead Women Walking : Dead or alive

Depuis 1977, seulement 16 femmes ont été condamnées à mort – la dernière remonte au 30 septembre 2015 – sur les 1481 exécutions réalisées aux Etats-Unis. Un nombre peu conséquent finalement mais une sentence ultime qui a des répercussions sur ces quelques femmes et leur entourage. À travers neuf vignettes, neuf portraits de femmes dans le couloir de la mort, la réalisatrice Hagar Ben Asher … Continuer de lire [DEAUVILLE 2018] Dead Women Walking : Dead or alive

[DEAUVILLE 2018] Monsters and men : I am Darius Larson

Ce qui était l’une des plus grosses attentes de ce Festival s’est avéré être l’une des plus grosses déceptions, et pourtant Dieu sait qu’on y allait de bon coeur et qu’on y croyait à ce film. Avec un sujet plus que jamais d’actualité, Reinaldo Marcus Green s’attarde sur les destins croisés de trois hommes : un jeune père de famille qui a filmé le décès … Continuer de lire [DEAUVILLE 2018] Monsters and men : I am Darius Larson