[ANNECY 2019] Buñuel après l’Âge d’Or : Renaissance

Présenté en compétition officielle, Buñuel après l’Âge d’Or revient sur toute la période post L’Âge d’or alors que le cinéaste Luis Buñuel traverse une mauvaise passe. Un objet filmique doublement récompensé lors de la cérémonie de clôture et un double hommage au cinéma et au cinéaste. 

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[ANNECY 2019] Rencontre avec Jérémy Clapin, réalisateur de « J’ai perdu mon corps »

C’était la sensation du Festival de Cannes, c’est devenu celle aussi du Festival d’Annecy. Pour son premier long-métrage J’ai perdu mon corps, Jérémy Clapin marque d’une empreinte déjà forte le cinéma d’animation français avec une oeuvre coup de poing, poétique, mélangeant les genres et les techniques avec une dextérité sidérante. On a rencontré le réalisateur à Annecy pour discuter de son film et de l’état du film d’animation en France.

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[ACTU] Festival cinéma Télérama 2018 : Demandez le programme

Le Festival cinéma Télérama 2018 revient du 24 au 30 janvier prochain avec une belle liste de films sélectionnés par la rédaction de Télérama. L’occasion de commencer l’année sous les meilleures auspices avec la crème de la crème des films sortis en 2017 qu’ils soit à revoir ou à découvrir pour d’autres. Et ajoutez à cela une sélection de films présentés en avant-première.  Lire la suite de « [ACTU] Festival cinéma Télérama 2018 : Demandez le programme »

[ACTU] Festival « Un état du monde » : Demandez le programme

Du 17 au 26 novembre se tiendra au Forum des images le festival « Un état du monde ». Désireux d’élargir le spectre du film à des pays étrangers tout en alliant cinéma et questions sociales, politiques et géopolitiques, cette neuvième édition se place sous le signe de la diversité avec plus de 50 films diffusés durant ces neuf jours. Lire la suite de « [ACTU] Festival « Un état du monde » : Demandez le programme »

[CANNES 2017] Day 02 : « Il faut soutenir les premiers longs-métrages c’est important »

Une journée plus calme pour ce vendredi 19 mai, date d’anniversaire de ma soeur au passage mais vous n’en avez strictement rien à foutre j’en suis certaine. Au programme deux films, Rihanna qui m’est passée devant le nez et le retour d’insultes qui n’étaient plus utilisées depuis le Roi Arthur. Allez, suivez le guide.

La météo n’était pas de notre côté ce matin alors j’ai dû malheureusement dire adieu à mon petit footing matinal et le remplacer par une heure en plus de sommeil, ce qui n’était peut-être pas plus mal au final. Evidemment retour à l’espace Cannes Cinéphile pour récupérer quelques petites invitations. Malheureusement pas de Okja ni de Jupiter’s Moon en vue alors à place j’ai opté pour la version restaurée et entière de Yol, primé à Cannes en 1982 ainsi qu’une séance spéciale de They, premier long-métrage d’Anahita Ghazvinizadeh.

Tandis que mes compatriotes sont partis sont partis voir d’autres films, j’en ai profité pour boire un café avec une certaine personne chevelue dénommée Christophe Carrière qui n’a pas hésité à me traiter de crétine et d’abruti. Et oui maintenant vous le savez, en 2017 il y a encore de vieilles personnes qui utilisent ces insultes. Soyez donc outrés avec moi. Au passage je me rends compte que moi et les visages ça fait deux puisque j’ai cru voir Rihanna passer devant moi. Etait-ce elle ou pas ? En tout cas j’ai peut-être raté une occasion de prendre un selfie avec elle, dommage.

On referme la parenthèse café pour en revenir à l’essentiel : le cinéma (bah oui c’est le Festival de Cannes quand même). Rendez-vous Salle Buñel au cinquième étage du Palais des Festivals pour Cannes Classic. Une sélection de très haute qualité des meilleurs films qui ont défilé au Festival depuis 70 ans. L’occasion de découvrir ou re-découvrir des chefs-d’oeuvres comme ce fût le cas avec Yol.

Et comme évidemment le cinéma bah ça fatigue un peu, c’est avec un grand plaisir qu’on s’octroie une petite pause bien méritée au bord de la mer, parmi les rochers, se lorgnant par la même occasion des yachts de luxe qui nous nargue mais nous on s’en fout, on s’est pris une glace italienne vanille-nutella et ça c’est la classe. On récupère au passage un sac « Cannes 70 » et un joli petit carnet qui ne sera pas de trop sur mon énorme pile de cahiers vierges puis direction la Salle du Soixantième pour They, un premier long-métrage qui a fait salle comble et ça fait plaisir parce que oui il est important de soutenir un premier long-métrage et qu’à choisir entre voir un film en compétition officielle au Grand Théâtre Lumière et un premier long-métrage je choisis la seconde option sans hésiter, enfin peut-être que cette fois j’aurais dû mais vous le comprendrez bien assez tôt en ayant lu ma critique.

En somme une journée plutôt assez calme mais préparez-vous parce que demain soir sur le Cinéma de la plage, La Fièvre du samedi soir est projeté alors autant vous dire que ça va danser sévère sur la plage ! Allez on se dit à demain !

La Vache : Un cow trip aux répliques qui vont devenir cultes

Affiche-La-Vache

Primé trois fois au Festival d’Alpe d’Huez -dont le Grand Prix, La Vache raconte le périple de Fatah, petit paysan d’Algérie et sa vache Jacqueline qui a été sélectionné pour participer au concours bovin du Salon de l’Agriculture. Arrivé en bateau à Marseille, Fatah et Jacqueline vont traverser la France à pied pour arriver à bon port dans la capitale. Un voyage qui ne sera pas de tout repos et qui sera l’occasion pour eux de faire des rencontres incroyables et s’attirer la sympathie de la France entière.

Le Festival d’Alpe d’Huez se trompe rarement en ce qui concerne les bonnes comédies et on peut dire que cette fois ils ont tapé dans le mille. Le coup de coeur se fait tout de suite pour Fatah -magnifiquement interprété par Fatsah Bouyahmed, ce paysan en train de cultiver son potager tout en chantant Joe Le Taxi (autant vous dire que Joe Le Taxi avec l’accent arabe ça vaut le détour) attire forcément la sympathie et puis il reçoit cette fameuse lettre. Parce que depuis 10 ans il envoie une candidature pour participer au Salon de l’Agriculture, le comité décide de l’accepter voyant cette perseverance qui l’anime depuis si longtemps. Une fois arrivé en France, Fatah va devoir traverser tout le pays à pied avec sa chère Jacqueline et quelle aventure !

Je vous défie de ne pas rire et de ne pas sourire devant cette histoire pleine de tendresse. Entre Fatah, un brin naïf face à la vie ou encore son cousin (incarné par Jamel Debouzze) qui renie sa famille restée en Algérie. Sans compter Philippe, en proie à la dépression et endetté jusqu’au cou qui va trouver en Fatah un confident et peut-être enfin un but à sa vie.

De nombreuses scènes et répliques vont être cultes. Notamment celle où Fatah se emt à pleurer devant le film La Vache et le Prisonnier ou encore des expressions à la Jean-Michel Apeuprès comme : « Rien ne sert de courir, il suffit de partir en avance » ou encore « C’est pas de ma faute les photos, c’est à cause de la poire !« – ceux qui auront vu le film comprendront largement et je suis sûre qu’ils auront esquissé un sourire en y repensant.

Un sacré cow trip pour un duo attendrissant et drôle et une belle aventure humaine qui prendra des proportions inimaginables.

Ma note : ♥♥♥♥♥