[CRITIQUE] Katie Says Goodbye : Olivia Cooke brillante révélation

Présenté en compétition au dernier festival de Deauville, Katie Says Goodbye s’attaque à un thème déjà vu et revu (bonjour l’Amérique en perdition et le dépérissement de l’american dream) mais Wayne Roberts n’hésite pas à prendre tout ça en main pour nous sortir un drame séditieux, complexe aux personnages plus intéressants les uns que les autres et une actrice principale, Olivia Cooke, qui crève l’écran et qui s’impose comme l’actrice à suivre. Lire la suite de « [CRITIQUE] Katie Says Goodbye : Olivia Cooke brillante révélation »

[CRITIQUE] My Friend Dahmer : Folie adolescente

Dernier film présenté en compétition à Deauville, My Friend Dahmer est l’adaptation de la bande-dessinée du même nom faite par Derf Backderf, un ancien camarade de classe de Jeffrey Dahmer, un tueur en série qui a avoué à la fin des années 90 avoir tué 17 jeunes hommes. Personnage complexe, My Friend Dahmer revient donc sur l’origine ou tout du moins les dernières années de lycée avant qu’il ne bascule du mauvais côté. 

Lire la suite de « [CRITIQUE] My Friend Dahmer : Folie adolescente »

[DEAUVILLE 2017] The Bachelors : Le charme à la française

Est-ce une française qui va faire chavirer le coeur de J.K Simmons ? On dirait bien avec The Bachelors dans lequel on retrouve avec joie Julie Delpy en professeure de français dans un lycée américain et qui va tomber rapidement sous le charme de Bill palet sauf que Bill vient de perdre sa femme Jeanie et est inconsolable depuis. De son côté son fils va essayer de mener de front sa nouvelle vie dans ce nouveau lycée, sa relation naissante avec une des élèves du cours de français mais également son père sombrant petit à petit dans la dépression. Lire la suite de « [DEAUVILLE 2017] The Bachelors : Le charme à la française »

[DEAUVILLE 2017] Stupid Things : Enième portrait d’une jeunesse désarçonnée

Stupid Things s’inscrit dans la lignée de ces films traitant des minorités et notamment aux Etats-Unis.  Dayveon a 13 ans. Sa mère est devenue folle, son père n’est pas là et son grand frère est décédé subitement. Il se retrouve seul avec sa grande soeur mais rapidement le petit garçon cherche une figure paternelle et il va la trouver dans un gang local aux moeurs peu désirables.  Lire la suite de « [DEAUVILLE 2017] Stupid Things : Enième portrait d’une jeunesse désarçonnée »

[DEAUVILLE 2017] Gook : La communauté asiatique à la loupe

Alerte au nouveau coup de coeur sur les planches de Deauville. Septième film présenté en compétition, Gook a ses chances de repartir avec quelque chose, du moins on l’espère. Conflits familiales sur fonds de tensions raciales rythment le film de Justin Chon et rappelle par moment dans son exercice de style un petit peu Juste la fin du monde. Une bien belle claque. Lire la suite de « [DEAUVILLE 2017] Gook : La communauté asiatique à la loupe »

[DEAUVILLE 2017] Blueprint : De belles intentions

Nouvelle journée et nouveau film en compétition à Deauville. Un film intime pour le réalisateur qui a écrit le scénario avec l’acteur principal du film Jerod Haynes. Jerod vit dans le quartier sur de Chicago. Il mène une vie paisible avec sa petite-amie, sa fille et ses amis mais tout bascule le jour où son meilleur ami se fait tuer par balle par la police. Jerod perd ses repères, se cherche après ce drame et surtout va devoir apprendre à faire son deuil et laisser derrière lui ce traumatisme. Lire la suite de « [DEAUVILLE 2017] Blueprint : De belles intentions »

[DEAUVILLE 2017] Sweet Virginia : Douce violence

Alerte au bon film, au très bon film, à un des meilleurs thrillers de l’année. Mélangeant cinéma américain classique, western et film noir, le second long-métrage de Jamie M. Dagg est un franc succès avec en tête d’affiche Christopher Abbott et John Berthal simplement magistraux dans leurs rôles. Un thriller qui est également un joli exercice de style où la violence est toujours supposée et jamais montrée de la même manière que You Were Never Really Here présenté à Cannes cette année.  Lire la suite de « [DEAUVILLE 2017] Sweet Virginia : Douce violence »

[DEAUVILLE 2017] Mary : Le duo Evans/Grace a conquis nos coeurs

Depuis trois ans, Chris Evans endosse le costume de Captain America. Habitué aux films d’actions aux effets spéciaux impressionnants, c’est dans un tout autre registre qu’on découvre l’acteur en cette rentrée avec Mary ou l’histoire d’un homme qui va tout faire pour obtenir la garde de sa nièce surdouée alors que sa mère est décédée et que sa grand-mère veut à tout prix l’élever pour en faire un génie des mathématiques.  Lire la suite de « [DEAUVILLE 2017] Mary : Le duo Evans/Grace a conquis nos coeurs »

[DEAUVILLE 2017] Beach Rats : Harris Dickinson crève l’écran

Ca y est la compétition du 43e Festival du Cinéma Américain de Deauville est officiellement lancée. Et c’est Eliza Hittman qui ouvre le bal avec Beach Rats, son second long-métrage. Un drame racontant l’histoire de Frankie, tiraillé entre sa mère qui veut absolument qu’il ai une petite-amie, sa bande d’amis qui aiment se défoncer à outrance et son irrépressible attirance vers les hommes plus âgés qu’il drague sur internet. Un film un peu maladroit malgré une belle image mais qui ne marquera pas ce 43e Festival. Lire la suite de « [DEAUVILLE 2017] Beach Rats : Harris Dickinson crève l’écran »

Ma Loute : Génialement absurde

178982

Présenté en compétition au Festival de Cannes, Ma Loute est certainement le film le plus étrange que la Croisette va accueillir. Le réalisateur Bruno Dumont a pris le pari de faire un film osé, décalé et aux antipodes des autres films en compétition cette année. Les Van Peteghem, famille bourgeoise un brin décalée passe comme chaque année ses vacances dans leur maison sur la baie de Slack dans le Nord de la France alors qu’une série de disparitions inquiète les inspecteurs Machin et Malfoy. Parmi tout ce grabuge, Ma Loute Brufort, fils de pêcheur, tombe amoureux de Billie Van Peteghem sous les yeux ébahis de leurs familles.

Ma Loute fait partie de ces films qui n’ont pas d’entre-deux. Soit on adhère, soit on passe à côté. C’est fou, c’est perché, mais c’est hilarant. Porté par trois acteurs d’exceptions, Fabrice Luchini fait du Fabrice Luchini et on n’en demande pas moins. Juliette Binoche est en roue libre totale dans ce film où elle prend un malin plaisir à jouer l’exagération. Même combat pour Valeria Bruni Tedeschi qui se retrouve paumée dans tout ce désordre familial.

Le réalisateur arrive à sublimer chacun de ses personnages en les mettant sur un pied d’égalité. Que ce soit la famille de pêcheurs aux penchants cannibales, la domestique des Van Peteghem un brin sauvage et les inspecteurs Machin et Malfoy qui ont des petits airs de Laurel et Hardy. Sans oublier Billie qui laisse planer le doute quant à sa nature. Une fille déguisée en garçon ? Un garçon déguisé en fille ? Même sur le tapis rouge à Cannes le doute plane, la personne se faisant simplement appelée Raph.

Le scénario part dans tous les sens mais reste maitrisé malgré tout. Bruno Dumont filme la côte du nord comme personne, sublimant la baie et tous ses personnages. Ca fait belle lurette qu’on avait pas eu un film aussi déjanté et le moins qu’on puisse c’est qu’il est réussi. Autant vous dire que le cru de cette année en ce qui concerne les films en compétition nous vend du rêve.

Ma Loute va sans aucun doute en surprendre plus d’un par son originalité et son casting 5 étoiles. Et comme le dit si bien Christian Van Peteghem : « We know what to do, but we do not do« .

Ma note : ★★★★☆