Sorry to bother you : Never be sorry

Son arrivée sur les écrans français aura été fastidieuse mais Boots Riley aura réussi. Après qu’un distributeur ai jugé le film trop « afro-américain », c’est finalement Universal qui a récupéré le film pour pouvoir nous l’offre sur grand écran dès le 30 janvier prochain. Grand bien nous fasse car nous serions probablement passés à côté d’une grosse pépite indé et franchement ça nous aurait foutu les boules.

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High Life, Claire Denis : Cherchez l’humain

ATTENTION : Beaucoup de détails sur l’intrigue du film sont dévoilés. Vous êtes prévenus…

  Claire Denis ne l’a jamais nié, la notion de science-fiction est à prendre avec les pincettes dans son dernier long-métrage… À vrai dire, tout est à prendre avec ces dits-pincettes car, derrière cette affiche stellaire et cette bande annonce quelque peu angoissante, se cache un film torride, rongé par une humanité dont la solitude est tellement profonde qu’aucune présence peut la combler… aucune, êtes-vous certain ?

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Juliette Binoche terrifiante dans High Life

   Lorsque l’on veut parler de condamnation et de solitude de l’âme, deux possibilités s’offrent à nous : la prison ou l’espace ; Claire Denis choisit l’un dans l’autre, histoire d’être certain que nul n’échappe pas à son propos. Il suffit d’en juger par la forme du vaisseau qui accueille ses condamnés à mort, un parallélépipède rectangle sans aucune couleur ni imagination arborant un simple numéro 7, pour rappeler qu’ils ne sont toujours que des matricules.                                                                                                                Tout les accessoires, décors et costumes sont là pour rappeler la froideur et la distance avec lesquels « La Terre »  les traite : les vêtements sont sales et les combinaisons spatiales sont improbables, les commandes et les ordinateurs semblent poussiéreux et anciens, donnant à cette entreprise un certain cote soviétique.                                                                                                Les relations entre les personnages  sont aussi atteinte par cette froideur, la solitude et le rejet se transformant en folie, et l’on assiste entre-autre à viol, meurtre et suicide. Quel est le point commun entre tout ces actes ? Le sexe, bien évidemment. 

   Le propos du film est l’exil d’un groupe de condamnés à mort hors du système solaire pour tenter de capter l’énergie des trous noir et pour mener de secrètes expériences sur la reproduction, menée par la vénéneuse Docteure Dibs, interprétée par Juliette Binoche. Le film suit principalement Monte, un individu silencieux qui refuse de prendre part aux expériences de reproduction interprété par Robert Pattinson. 

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Robert Pattison incarne Monte dans High Life

Malgré les mouvements chronologiques, on comprend très vite comment s’effectue le rapport de force : Dibs a le pouvoir sur eux par son corps et par la quantité de sédatifs qu’elle peut mettre dans l’eau du vaisseau…             Une tension sexuelle s’impose entre chacun des membres du vaisseau : Dibs force les hommes à lui donner du sperme et les invite à se « lâcher » dans une fuck box sorti d’un épisode de Black Mirror et offrant au spectateur une scène féroce et tribal lorsque Dibs décide d’utiliser cette boite. La tension monte, encore et encore…                                                                                   Parmi ces animaux sauvages tous mis dans la même cage, Monte ne prend pas part au combat, il s’exile dans un jardin synthétique à l’abri de tout et où pourtant on n’échappe pas aux alarmes, comme on ne peut échapper à nos pulsions les plus primaires. 

   Plus haut, je disais qu’aucune présence ne pouvait combler une solitude trop profondément enfouie, mais alors quel est ce bébé qu’on voit au début du film et qui est cette jeune fille que l’on voit arriver à partir d’un certain moment ? Peut-être la réponse à cette solitude. ( Je vous laisse le soin de découvrir les origines de cet enfant dans le film ) On peut s’interroger sur les motivations de Dibs de « fabriquer » cet enfant : en effet, il est question d’expériences pour la science mais à quoi bon, la Terre ne recevra peut-être jamais les résultats ou dans très longtemps ; si sa motivation est si persistante, c’est sans doute par amour pour Monte ou pour assurer la survie de l’équipage. Elle sait qu’avec un enfant, l’instinct de survie se voit comme renaitre et l’envie de le protéger devient trop fort pour se laisser mourir. Mais pas pour Dibs ; après avoir fait l’enfant au profit d’une autre jeune fille, celle-ci s’en va, sachant que l’avenir de l’équipage est assuré. 

   La structure étonnante du film permet cet histoire en trou noir avec un horizon des événements au début et à la fin et un noyau très dense au centre où toute « l’action » se passe. On note un manque de relief dans la mise en scène et dans les plans, ce qui peut se justifier par le décor très neutre qui habille le vaisseau.                                                                                 Le film n’évite pas les musiques tranchantes et les cris bruyants mais, et c’est l’une de ces grandes qualités, parvient toujours à faire silence lorsque le tout devient trop pour les oreilles ; après tout, l’espace est surtout silence. 

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  A la fois contemplatif et super-violent, le film récolte tout les oxymores ; en effet, il ne faut pas rester passif devant le spectacle mais tenter de sentir ce trou d’âme qui hante le film ; il est question d’humains si proche dans le plus vaste.                                                                                                                   Par toutes ses tentatives et sa forme, High Life se définie comme LA proposition extrême de cinéma de l’année, qui en manque cruellement, et qui restera longtemps dans les esprits…

   Le film est une expérience très subjective, donc allez le voir et faites-vous votre propre avis. Malgré ce qui a été dit à Toronto, le film ne provoque ni pleurs ni vomissements, normalement…

 

High Life de Claire Denis. Avec Robert Pattinson, Juliette Binoche… 1h51
Sortie le 7 novembre

 

The Predator : Même pas peur

Après une promo extrêmement compliquée – et encore le mot est faible – où la courageuse Olivia Munn était bien seule face aux journalistes après que le casting masculin ai déserté (ainsi que leur réalisateur Shane Black) les caméras suite aux révélations concernant Steven Wilder Siegel, ami de longue date du réalisateur, qui avait une petite scène avec l’actrice et qui avait été condamné en 2010 à six mois de prison pour atteinte sur mineure. Une révélation qui fait l’effet d’une bombe alors qu’Olivia Munn prend la parole et que ses collègues se terrent dans un silence alarmant (Shane Black a depuis fait un mea culpa sur Twitter histoire de calmer un peu le jeu). Ajoutez à cela des reshoots de dernière minute et honnêtement le Predator de Shane Black ne part pas gagnant d’emblée. 

Alors qu’un prédateur est pris en chasse par ses congénères, il atterrit en catastrophe sur notre bonne vieille planète Terre alors qu’à quelques mètres de là le tireur d’élite Quinn McKenna mène une mission de sauvetage avec son unité. Alors qu’ils se font tous décimés par la créature, McKenna réussit à s’en sortir et s’empare du Predator ainsi qu’une de ses manchettes qu’il envoie chez lui en pensant qu’ils seront en sécurité. Afin d’étouffer au mieux cette affaire, McKenna est déclaré instable mentalement et enfermé dans le Groupe 2 aka l’élite des ex-soldats qui n’ont plus toute leur tête. Pendant ce temps, le prédateur qui a été capturé est examiné par le Dr Casey Brackett et – sans surprise – la bête se réveille et massacre à peu près tout le monde sur son passage, bien décidée à retrouver son masque et la partie manquante de son armure sauf qu’entre temps le fils de McKenna a ouvert le colis et s’est mis à jouer avec le masque du Predator ce qui fait de lui désormais la cible n°1 du monstre. Accompagné de ces ex-soldats un peu loufoques et de la scientifique, ils vont devoir arrêter non pas un… mais deux prédateurs.

Beaucoup d’informations hein ? Trop même. Et pourtant on sent à quel point Shane Black – accompagné de Fred Dekker au scénario – a envie d’insuffler quelque chose de nouveau dans ce reboot/sequel/onsaitpastropenfait avec de nouveaux enjeux, de nouveaux méchants et surtout une jolie pléiade de personnages (qui sont finalement les seuls « atouts » du film). Et pourtant la première partie du film se tient plutôt correctement même si clairement la force première de Shane Black est l’écriture de ses personnages, moins le maniement de la caméra dans ce film où le prédateur perd toute sa dimension monstrueuse pour finalement être filmée comme une personne lambda, de la force en plus. Non c’est clairement cette galerie de personnages plus bizarres les uns que les autres qui permettent au spectateur de s’attacher au film et notamment la scène où le docteur Casey Brackett fait connaissance avec ces joyeux lurons qui ont chacun leurs tocs et leurs traumatismes mais qui ne manquent ni de répondant ni d’humour noir. Sauf qu’une fois cette première partie du film passée, cette jolie bande doit s’attaquer à un plus gros morceau, du genre super-Predator. D’ailleurs lorsque le très gros prédateur entre en scène nous retrouvons une nouvelle fois le problème de représentation de cette créature censée instaurer la peur et dont les rugissements nous font à peine frémir. De quoi par ailleurs esquisser (trop) légèrement les ambitions de ces aliens et ce dont ils sont capables pour bifurquer sur une seconde partie complètement ratée.

Outre un manque toujours flagrant de mise en scène et des scènes de combats humains VS gros Predator filmées dans la pénombre si bien qu’au bout d’un moment on ne sait même plus qui tire sur qui et qui meurt quand à cause de qui, le scénario de cette seconde partie patauge complètement pour qu’on finisse par oublier les tenants et les aboutissants de cette traque extraterrestre jusqu’à une dernière scène – possiblement – annonciatrice d’une suite (et franchement on est moyennement convaincu sur ce coup-là). Quant à ce qui faisait le charme du film – aka ses personnages – ils finissent sacrifier sans qu’ils aient eu le temps de développer leur background et se forger une véritable raison de se lancer dans cette mission kamikaze sans compter la soi-disante caution féminine incarnée par Olivia Munn qui brandit un panneau où il est inscrit en Arial Black taille 180 : « Regardez je suis une nana badass qui a besoin de personne pour zigouiller des extraterrestres ! ».

Shane Black avait les talents et les éléments en main pour donner un nouveau souffle à une saga qui en avait besoin mais force est de constater que le film, malgré une première partie plutôt solide, se casse royalement la gueule dans sa seconde moitié pour nous laisser plus que mitigés par le résultat. 

The Predator de Shane Black. Avec Boyd Holbrook, Trevante Rhodes, Olivia Munn… 1h47
Sortie le 17 octobre

Upgrade : Kill mode on

Habitué aux rôles dans des films d’horreur – de qualité plus ou moins discutable -, Leigh Whannell s’attaque début octobre au revenge movie sur fond de science-fiction et de société robotisée pour son second passage derrière la caméra. Paralysé suite à une agression qui a coûté la vie à sa femme, Grey Trace teste un remède expérimental mise au point par un milliardaire. De nouveau en possession de ses capacités physiques, Grey se lance à la poursuite de ceux qui ont assassiné sa femme mais ce qu’il va découvrir au fil de son enquête va bien au-delà d’une simple agression lambda.

Dans un futur plus ou moins proche, les nouvelles technologies ont envahi notre quotidien jusqu’à en diriger les voitures permettant au conducteur de profiter de son trajet sans se soucier de rien. Grey Trace est de ces gars encore old school qui préfère s’occuper à réparer d’anciennes voitures tandis que sa femme Asha travaille pour une compagnie high-tech. Suite à un accident de voiture suivie d’une agression, Grey est paralysé et sa femme assassiné. Alors que plus rien n’a de sens pour lui, un petit génie de l’informatique – et de surcroît milliardaire – prénommé Eron lui propose de lui implanter dans le corps une nouvelle technologie censée lui permettre de remarcher. L’opération est un succès, voire plus puisque Grey développe une force et des réflexes surhumains grâce à Stem, ce logiciel implanté dans son corps et que lui seul peut entendre. À eux deux, ils partent retrouver ceux qui ont tué sa femme mais rien ne se passe comme prévu.

Habile mélange des genres, Upgrade évolue du drame, à l’actionner en passant par le buddy movie avant de vous infliger une droite dans ses dix dernières minutes et faire sombrer le film dans le thriller pur et dur. Vraie intelligence d’écriture dans le pouvoir que les nouvelles technologies peuvent prendre dans notre société, « Upgrade » a des airs – d’excellent – épisode de Black Mirror; aussi efficace que finalement anxiogène. Visuellement le film tire de temps à autre vers les meilleures graines d’un « John Wick » avec des bagarres chorégraphiées au millimètre près avec quelques petites escapades vers du « Blade Runner » tout en réussissant à rester implanter dans une société actuelle. Logan Marshall-Green tient le film a, bout de bras avec une performance à la fois sensible et solide. Whannell fait grimper le tension de son film petit a’ petit, emmenant autant le spectateur que le personnage principal sur de fausses pistes avant d’offrir un dernier quart d’heure absolument inoubliable qui ne demande plus qu’une suite – oui, oui on réclame un sequel à ce film -.

Avec « Upgrade », Leigh Whannell signe là une petite pépite. Véritable revenge movie hybride absolument explosif autant qu’il est angoissant, « Upgrade » s’sincrit dans le haut du panier du B-movie qu’on affectionne tant.

Upgrade de Leigh Whannelle. Avec Logan Marshall-Green, Betty Gabriel, Harrison Gilbertson… 1h40
Sortir le 3 octobre

[CRITIQUE] How to talk to girls at parties : Never mind the Buzzcocks

L’imaginaire de Neil Gaiman semble infuser de plus en plus les écrans. Après Coraline et American Gods, le public peut enfin découvrir How to talk to girls at parties, une adaptation d’une nouvelle de l’auteur britannique réalisée par John Cameron Mitchell.

Difficile de bien représenter la fougue et l’énergie punk via un écran de cinéma. Difficile d’égaler les uppercuts distordus assénés par Shinya Tsukamoto (Tetsuo, Bullet Ballet) ou les violentes fulgurances de Tueurs nés. Mais soyons clair, ce n’est pas ce qui intéresse le réalisateur, John Cameron Mitchell. Selon ses propres dires, il voulait plutôt « faire un film pop sur l’amour ».  Et c’est bien une œuvre haute en couleur que nous offre le cinéaste anglais.

A Croydon, en 1977, Enn et ses deux amis sont des losers parmi les marginaux. Personne ne s’intéresse réellement à eux, et encore moins à leur fanzine. Après un concert, les trois garçons se retrouvent à frapper à la porte d’un étrange manoir habité par des aliens. Les locataires habillés en latex multicolore pratiquent une danse collégiale chorégraphiée. Parmi ces extra-terrestres au look de sci-fi vintage se trouve Zan (Elle Fanning) qui compte bien suivre les trois amis pour découvrir le monde des terriens, ses mœurs et ses rébellions.

Le film commence en transpirant l’esthétique punk par tous les pores, et nous présente l’environnement dans lequel évoluent les personnages : Croydon, ses briques rouges et ses concerts underground. Tout sent la bière et le parquet qui colle. Puis en entrant dans le manoir des extra-terrestres, le métrage opère un changement stylistique et nous plonge dans une atmosphère de galerie d’art contemporain sous fond de krautrock. Le film continuera ces ruptures visuelles tout le long, allant même jusqu’à invoquer une version baroque des visions hallucinées d’Altered States (de Ken Russell) dans une scène de concert endiablée. C’est d’ailleurs pendant cette scène que Enn contaminera Zan avec le virus de la révolte et que l’on comprendra les réelles intentions des aliens.

La métaphore sous-jacente qui irrigue le récit apparaît assez rapidement. On décèle tout de suite que les mœurs des extra-terrestres représentent le conservatisme de l’Angleterre dans laquelle vivent Enn et ses amis, les figures d’autorité aliens portant des imperméables aux couleurs de l’Union Jack. Le parallèle allant même jusqu’à représenter la Reine dans une figure démiurgique androgyne tout de blanc vêtue. Zan, dans sa volonté de briser les règles établies par ses aînés, arrivera à trouver une nouvelle voie, celle du cœur, et ainsi entraînera la chute d’un système millénaire en le détruisant de l’intérieur.

« LE PUNK, C’EST DU BLUES QUI SE BARRE EN COUILLES »

Si le point d’orgue reste la séquence du concert, le film regorge de trouvailles visuelles, la plus amusante étant l’extra-terrestre avec un double majeur, sorte de double doigt d’honneur à l’establishment. La mise en scène de la romance entre Enn et Zan offre des moments de douceurs captivants et les conflits internes qui animent les personnages sont retranscris avec justesse. On jubile devant les excentricités des extra-terrestres et la flamboyance du personnage de Nicole Kidman, sorte de guerrière moderne aux répliques qui font mouche. Mais même si le film propose un récit distrayant et un sous texte intéressant quoique facile, le tout reste un peu vain. On aurait aimé plus de fureur dans cette quête initiatique gentiment subversive. Car en délaissant la fantaisie rock’n’roll de la mise en scène pour l’injecter dans sa narration plutôt bordélique, John Cameron Mitchell laisse son spectateur sur sa fin. Mais finalement, est-ce que ce n’est pas ça, l’esprit punk ? S’affranchir des codes sans s’occuper du reste ?

How to talk to girls at parties de John Cameron Mitchell. Avec Elle Fanning, Alex Sharp… 1h42
Sortie 20 juin

[CANNES 2018] Fahrenheit 451 : Pas si chaud que ça

Troisième film présenté en Séance de minuit, Fahrenheit 451 de Ramin Bahrani (99 Homes) est l’adaptation télévisée – coucou HBO – du célèbre roman du même nom écrit par Ray Bradbury et publié en 1953. Dans une société dystopique où les livres et la lecture sont prohibés, les pompiers h’hésitent pas à les bruler et à condamner ceux qui se mettraient en travers du système. Sauf quand un de ces fameux pompiers commence à remettre en question le système mis en place, il devient rapidement la cible de son capitaine. Lire la suite de « [CANNES 2018] Fahrenheit 451 : Pas si chaud que ça »

[CRITIQUE] « Star Wars : Les Derniers Jedi » : Résolument tourné vers l’avenir

Aussi attendu que Noël (voire même plus), le huitième épisode de la mythique saga aux sabres lasers, vaisseaux spatiaux et méchants à la voix grave débarque a envahit nos écrans depuis hier. Une attente d’autant plus palpable sachant que Les Derniers Jedi signait le grand retour de Mark Hamill aka the Luke Skywalker, des batailles qui nous promettaient d’être épiques au vu du trailer et surtout, est-ce que Les Derniers Jedi est digne héritier de la saga Star Wars sous la houlette de Rian Johnson ? Lire la suite de « [CRITIQUE] « Star Wars : Les Derniers Jedi » : Résolument tourné vers l’avenir »

[CRITIQUE] Justice League : Essai loupé pour DC

Nouvelle cartouche (désespérée ?) de DC Comics pour contrer la machine Marvel, Justice League  a connu quelques désagréments avant sa sortie avec notamment le départ précipité de Zack Snyder à la réalisation, laissant les rênes à Joss Whedon chargé de la post-production et de tourner des scènes supplémentaires. Un passage de relais qui ne laissait déjà rien présager de bon au vu du nombre pharamineux de reshoots. Justice League se voulait beaucoup plus fun que ses prédécesseurs mais à trop vouloir divertir le spectateur, le film passe à côté d’énormément de choses, dont un (bon) scénario. Lire la suite de « [CRITIQUE] Justice League : Essai loupé pour DC »

[CRITIQUE] Geostorm : Le bingo du bon film catastrophe

Ah les films catastrophes, niche perpétuellement florissante où les Etats-Unis semblent être les champions. Une année, un film où la fin du monde est proche. Blackstorm, San Andreas, The Wave… Autant de films aux scénarios plus catastrophiques les uns que les autres et pourtant tous identiques, à croire que l’originalité ne fait pas partie des plans de dame nature. Et avec le dernier né Geostorm, il est grand temps de remplir notre petit bingo du bon film catastrophe.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Geostorm : Le bingo du bon film catastrophe »

[CRITIQUE] Blade Runner 2049 : Un sequel digne de ce nom

Décidément, le top 10 de cette année va être compliqué à faire et il serait fort agréable de la part des hautes sphères cinématographiques d’arrêter de sortir toutes les deux semaines un film qui bouleverse tout notre top 10. Chaque fin d’année, Denis Villeneuve aime bien débarquer sans prévenir pour nous jeter à la figure un bon film, parfois même des chefs-d’oeuvres que ce soit Sicario (qu’on mettra dans la catégorie des bons films) fin 2015 ou Premier Contact (qui celui-ci file directement parmi les chefs-d’oeuvres) fin 2016. Et en s’attaquant à Blade Runner 2049, suite du visionnaire -et au passage chef d’oeuvre, Blade Runner de Ridley Scott, Denis Villeneuve n’a pas eu peur de s’imposer un sacré challenge. Alors réussi ou pas ?  Lire la suite de « [CRITIQUE] Blade Runner 2049 : Un sequel digne de ce nom »