The Grand Budapest Hotel : l’Overlook en folie

Au milieu de l’usine hollywoodienne, de ces réalisateurs qui se copient les uns les autres, il est bon de voir un auteur se détacher par une patte qui plait autant qu’elle divise mais qui offre à ses métrages un caractère unique, que l’on identifie immédiatement. Wes Anderson est ce genre virtuose au travail dont l’attente génère toujours nombre d’émois, il n’y a qu’à voir les réactions face au casting de French Dispatch, son prochain effort. C’est d’ailleurs ce qui fait l’apanage de ses métrages depuis un bon moment : le casting grandiloquent.

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Brooklyn Affairs : N.Y. Confidential

Après une première expérience derrière la caméra en 2000 pour Au nom d’Anna, une comédie romantique au casting déjà cinq étoiles (Ben Stiller, Anne Bancroft, Eli Wallach et Milos Forman), Edward Norton remet sa casquette de réalisateur pour nous livrer Brooklyn Affairs, adaptation du roman Les Orphelins de Brooklyn de Jonathan Lethem, un pur film noir en plein cœur de New York.

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Pourquoi c’est culte? : Speed de Jan de Bont

Die Hard : Piège de Cristal a eu une incontestable influence sur le cinéma d’action des années 90, en opposition à celui des années 80 et ses héros à la carrure presque surhumaine. Le film de John McTiernan va, en effet, révolutionner la manière de mettre en scène l’action avec des héros sensiblement plus humains, faillibles, qui vont se servir davantage de leur imagination et de leur intellect plutôt que de leurs muscles pour vaincre leurs ennemis. Speed, s’il emprunte des influences à Die Hard, a cependant su se démarquer de ses racines, prendre le contre-pied d’une tendance et ainsi proposer sa propre version du genre. Par quels moyens? C’est ce que nous allons voir ensemble.

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[CRITIQUE] The Florida Project : It’s a cruel world

Presque deux ans après la claque Tangerine, Sean Baker revient plus en forme que jamais avec The Forida Project présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Le réalisateur continue dans la lignée de son précédent film en filmant les marginalisés du pays de l’Oncle Sam, ceux qu’on a oublié, ceux pourquoi l’American Dream est tout sauf un rêve. En lisière de Disney World, de nombreux motels en bord de route sont devenus des refuges pour familles pour la plupart du temps monoparentales ou qui essaient de joindre les deux bouts comme elles peuvent. Un cauchemar à quelques mètres du monde des merveilles. Continuer de lire « [CRITIQUE] The Florida Project : It’s a cruel world »