Rétrospective David Cronenberg #5 : Retour sous le capot

Sulfureux, provocateur, dénonciateur de nombreuses choses liées aux avancées sociales, David Cronenberg continue ses avancées dans ses univers parallèles, aussi éloignés que proches de nos propres réalités. Mêlant ses dérives visuelles à des constatations sur la psyché humaine, il se pose en observateur des déroutes, et continue à magnifier ses mises en scène. La rupture filmographique approche, lui offrant une volonté de s’éloigner de ses tons premiers, mais en attendant, il continue d’explorer ses troubles.

Lire la suite de « Rétrospective David Cronenberg #5 : Retour sous le capot »

The northman : Actes désincarnés

En deux longs métrages, Robert Eggers a su s’imposer comme un talent à suivre. Le naturalisme flamboyant de ses deux premières épreuves, The witch et The lighthouse en a emporté plus d’un·e, et il n’est que logique que l’Américain attise tant de curiosité pour sa prochaine proposition. Alors qu’il atteint enfin la route des salles, The northman fait déjà couler beaucoup d’encre. Les appréhensions sont nombreuses, mais surtout la hâte de découvrir dans quel embarras Eggers va plonger ses protagonistes. Oubliez l’affiche ignoble, le spectacle promis est au rendez-vous, même s’il faut y aller préparé·e.

Lire la suite de « The northman : Actes désincarnés »

The Grand Budapest Hotel : l’Overlook en folie

Au milieu de l’usine hollywoodienne, de ces réalisateur·ices qui se copient les un·es les autres, il est bon de voir un·e auteur·ice se détacher par une patte qui plait autant qu’elle divise mais qui offre à ses métrages un caractère unique, que l’on identifie immédiatement. Wes Anderson est ce genre virtuose au travail dont l’attente génère toujours nombre d’émois, il n’y a qu’à voir les réactions face au casting de French Dispatch, son prochain effort. C’est d’ailleurs ce qui fait l’apanage de ses métrages depuis un bon moment : le casting grandiloquent.

Lire la suite de « The Grand Budapest Hotel : l’Overlook en folie »

Brooklyn Affairs : N.Y. Confidential

Après une première expérience derrière la caméra en 2000 pour Au nom d’Anna, une comédie romantique au casting déjà cinq étoiles (Ben Stiller, Anne Bancroft, Eli Wallach et Milos Forman), Edward Norton remet sa casquette de réalisateur pour nous livrer Brooklyn Affairs, adaptation du roman Les Orphelins de Brooklyn de Jonathan Lethem, un pur film noir en plein cœur de New York.

Lire la suite de « Brooklyn Affairs : N.Y. Confidential »

Pourquoi c’est culte? : Speed de Jan de Bont

Die Hard : Piège de Cristal a eu une incontestable influence sur le cinéma d’action des années 90, en opposition à celui des années 80 et ses héros à la carrure presque surhumaine. Le film de John McTiernan va, en effet, révolutionner la manière de mettre en scène l’action avec des héros sensiblement plus humains, faillibles, qui vont se servir davantage de leur imagination et de leur intellect plutôt que de leurs muscles pour vaincre leurs ennemis. Speed, s’il emprunte des influences à Die Hard, a cependant su se démarquer de ses racines, prendre le contre-pied d’une tendance et ainsi proposer sa propre version du genre. Par quels moyens? C’est ce que nous allons voir ensemble.

Lire la suite de « Pourquoi c’est culte? : Speed de Jan de Bont »

[CRITIQUE] The Florida Project : It’s a cruel world

Presque deux ans après la claque Tangerine, Sean Baker revient plus en forme que jamais avec The Forida Project présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Le réalisateur continue dans la lignée de son précédent film en filmant les marginalisés du pays de l’Oncle Sam, ceux qu’on a oublié, ceux pourquoi l’American Dream est tout sauf un rêve. En lisière de Disney World, de nombreux motels en bord de route sont devenus des refuges pour familles pour la plupart du temps monoparentales ou qui essaient de joindre les deux bouts comme elles peuvent. Un cauchemar à quelques mètres du monde des merveilles. Lire la suite de « [CRITIQUE] The Florida Project : It’s a cruel world »