[DEAUVILLE 2018] Thunder Road : Sur la route du succès

Déjà adepte du court-métrage – ils sont tous disponibles sur Vimeo (on ne peut que vivement vous conseiller de les regarder) -, Jim Cummings cumule les casquettes pour son premier long-métrage et puis comme on dit, on est jamais mieux servi que par soi-même. Réalisateur, scénariste, compositeur, monteur et également acteur principal – on est plus à un rôle près -, Jim Cummings débarque à Deauville – après avoir fait sensation à l’ACID à Cannes – avec « Thunder Road », portrait tragi-comique d’un policier texan en deuil après la mort de sa mère. Un premier essai absolument formidable qui nous a touché en plein coeur et qui n’est pas passé inaperçu auprès du jury puisqu’il a été récompensé du Grand Prix donc forcément on est contents.

Jim Cummings pose et s’impose dès le début du film avec ce formidable plan-séquence d’une dizaine de minutes où Jimmy Arnaud rend un dernier hommage à sa mère lors de la cérémonie précédant l’enterrement. Bataillant avec un lecteur de cassettes rose, Jimmy improvisera finalement sa danse sans musique. Scène absolument surréaliste, aussi pathétique que touchante. Le ton est donné. Pendant une heure et demie, le film joue sur les tableaux du drame et de la comédie avec un sens du rythme inné, ne tombant jamais dans l’excès de l’un ou de l’autre. Un tour de main assez brillant lorsqu’on apprend que Jim Cummings réalise là son premier long-métrage et qu’il en est devenu l’acteur principal un peu par hasard. De quoi rendre le bonhomme d’autant plus intéressant que ses talents d’acteurs rappellent la sensibilité d’un Jake Gyllenhaal ou la clownerie d’un Jim Carrey alors qu’il n’a jamais pris aucun cours de théâtre – certains sont mieux servis que d’autres c’est définitif -. Usant de manière intelligente des plans-séquences, « Thunder Road » est une phase de deuil pour un personnage hypersensible qui voit toutes ses relations se détériorer au fur et à mesure que ce soit avec sa fille, son ex-femme ou ses collègues policiers. 

Plus totalement enfant et pas encore totalement adulte non plus, Jimmy Arnaud montre de vrais problèmes pour communiquer avec les autres et pour exprimer ce qu’il ressent jusqu’à ce que ce trop plein d’émotions explosent pour nous offrir une scène sur le parking du poste de police absolument mémorable. À travers le film, Jim Cummings montre également une autre face de l’homme, une face plus fragile, celle bien loin des stéréotypes des grands gaillards policiers qui n’ont peur de rien. Jimmy a peur de tout, surtout de perdre la garde de sa fille. Cette sensibilité à fleur de peau traverse le film de bout en bout. On pleure, on rit, parfois même les deux en même temps jusqu’à ne plus savoir si on veut rire ou pleurer. Mélange des émotions, mélange des styles, « Thunder Road » est une véritable réussite et incroyablement surprenante dans le paysage du cinéma indépendant américain. 

« Thunder Road » est à la hauteur de son chef d’orchestre Jim Cummings, bourré d’humour, d’amour et de sensibilité qui nous frappe en plein coeur avec intelligence, force et une bonne part de culot. En tout cas, on attend la suite avec impatience. 

Thunder Road de Jim Cummings. Avec Jim Cummings, Kendal Farr, Nican Robinson… 1h31
Sortie le 12 septembre 

[CRITIQUE] The Florida Project : It’s a cruel world

Presque deux ans après la claque Tangerine, Sean Baker revient plus en forme que jamais avec The Forida Project présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Le réalisateur continue dans la lignée de son précédent film en filmant les marginalisés du pays de l’Oncle Sam, ceux qu’on a oublié, ceux pourquoi l’American Dream est tout sauf un rêve. En lisière de Disney World, de nombreux motels en bord de route sont devenus des refuges pour familles pour la plupart du temps monoparentales ou qui essaient de joindre les deux bouts comme elles peuvent. Un cauchemar à quelques mètres du monde des merveilles. Lire la suite de « [CRITIQUE] The Florida Project : It’s a cruel world »

[CRITIQUE] Nos années folles : Un sujet sans profondeur

Paul Grappe a une histoire hors du commun. Celle d’un homme devenu femme pour échapper aux autorités alors qu’il a déserté les champs de bataille. Et c’est dans le Paris des années folles qu’émerge Suzanne. Mais la guerre se termine, Paul est amnistié et il est temps pour lui de redevenir l’homme qu’il était. Un parcours sinueux et ambigüe qu’André Téchiné a bien du mal à retranscrire à l’écran avec un film brouillon qui perd de sa substance à cause de ses nombreux raccourcis rendant l’histoire bancale. Lire la suite de « [CRITIQUE] Nos années folles : Un sujet sans profondeur »

[CANNES 2017] Day 07 : « Arrêtez vous allez me l’énerver »

C’est est avec un peu de retard et énormément de fatigue que je vous fais un compte-rendu du septième jour. Plus que trois jours avant la fin, la PLS me guette doucement mais sûrement mais évitons de penser à ça parce qu’hier était une bonne journée de dingue comme on les aime. Au programme : des tours de magie, la plus grande terrasse de la Croisette & un excellent documentaire.

Bon après l’échec total pour avoir des places pour le nouveau film de Sofia Coppola & Rodin  avec Vincent Lindon, je me suis rabattue sur la Quinzaine des Réalisateurs et le documentaire Nothingwood. Après une série de questions réponses drôle et animée, direction la plage pour déjeuner avec un monsieur plutôt cool répondant au nom de Christophe Carrière. Malheureusement le secret cinéphile m’interdit de vous parler de la teneur de notre conversation mais je peux vous dire qu’elle ne volait pas très haut (comme souvent avec lui de toute façon). En plus il déteste les tours de magie alors quand un magicien débarque avec son paquet de cartes bonjour la galère ! De toute façon, qui n’a jamais eu envie de frapper un magicien hein ?

Après-midi grosse détente puisque c’était petite baignade qui va bien à la plage histoire de profiter, de nager et de parfaire son bronzage avant d’enfiler la tenue de soirée et de filer sur la plus grande terrasse de la Croisette chez notre chère Sandra de Matteis. Bonne ambiance, musique à gogo (oula expression des années 80), bref c’est THE endroit où il faut être et parce que Sandra est un petit peu la Queen et qu’on l’aime et qu’elle est belle.

Le voyage touche bientôt à sa fin alors on en profite au maximum et je vous dis à tout à l’heure pour la suite des aventures cannoises !

[CANNES 2017] Day 06 : « Eh mais c’est quoi cette loge ? »

Le calme avant la tempête comme on dit. Et bien après des journées plutôt calmes, ce fut un vrai raz-de-marée hier que de folie entre la minute de silence pour Manchester, trop de places pour le Grand Théâtre, mon futur mariage & une loge présidentielle. 

Joyeux anniversaire !

Journée de dingue et c’est le moins qu’on puisse dire. Après un réveil raté à 7h, rendez-vous avec ma pancarte et ma dignité qui n’est toujours pas décidée à revenir. Hier était un jour spécial puisque le Festival de Cannes fêtait son 70e anniversaire ! Résultat seulement un film en compétition diffusé au Grand Théâtre Lumière : Hikari et une séance spéciale avec 24 Frames. Avec ma petite pancarte, j’ai récupéré quatre places pour 24 Frames mais aucune pour Hikari snif.

Mission impossible pour avoir des places pour Hikari alors j’ai sorti mon arme secrète : Christophe Carrière. Et bah oui les gars puisque j’ai réussi à récupérer deux places pour Hikari en orchestre, que demander de plus ? Du coup hop on sort un peu en avance de 24 Frames pour récupérer ces petits billets et organiser un mariage puisque j’avais promis de l’épouser s’il arrivait à me récupérer des tickets. Je devrais revoir mes promesses à la baisse la prochaine fois sinon je vais finir polygame d’ici la fin d’année. Bref je vous enverrai les faire-parts en tant et en heure.

Rendez-vous ensuite à 15h devant les marches du Palais pour une minute de silence pour les victimes de Manchester en compagnie de nombreuses stars. Après on file à la plage parce que quand même il fait 25°C, on est à Cannes et la mer nous appelle constamment. On retourne rapidement à l’appartement pour sortir la tenue de soirée, direction le Grand Palais pour la séance de 22h. Dans la file on a l’impression de ressembler à des huitres comparé aux autres femmes habillées avec des robes de prix mais on le vit bien puis finalement on arrive au Grand Théâtre.

Le ticket indique porte 3 sauf qu’il y a la 1, la 2, la 4 et la 5. Mais où est donc passée la 3 ? On demande à un gentil monsieur qui nous dit que la 3 est la porte blanche juste à côté, tiens on l’avait même pas remarqué. On ouvre la porte et là stupeur, on se retrouve dans une petite pièce cosy avec des fauteuils en cuir. Drôle d’endroit. Puis une hôtesse d’accueil nous ouvre une deuxième porte et là on se retrouve dans un petit espace séparé d’un muret, un petit peu plus en hauteur et on comprend qu’on se trouve là où est normalement le jury. TOUT. EST. NORMAL.

Et après un très beau film, une standing ovation méritée, rendez-vous à la Villa Schweppes en compagnie de Breakbot pour conclure cette soirée en beauté et en musique.

[CANNES 2017] Day 02 : « Il faut soutenir les premiers longs-métrages c’est important »

Une journée plus calme pour ce vendredi 19 mai, date d’anniversaire de ma soeur au passage mais vous n’en avez strictement rien à foutre j’en suis certaine. Au programme deux films, Rihanna qui m’est passée devant le nez et le retour d’insultes qui n’étaient plus utilisées depuis le Roi Arthur. Allez, suivez le guide.

La météo n’était pas de notre côté ce matin alors j’ai dû malheureusement dire adieu à mon petit footing matinal et le remplacer par une heure en plus de sommeil, ce qui n’était peut-être pas plus mal au final. Evidemment retour à l’espace Cannes Cinéphile pour récupérer quelques petites invitations. Malheureusement pas de Okja ni de Jupiter’s Moon en vue alors à place j’ai opté pour la version restaurée et entière de Yol, primé à Cannes en 1982 ainsi qu’une séance spéciale de They, premier long-métrage d’Anahita Ghazvinizadeh.

Tandis que mes compatriotes sont partis sont partis voir d’autres films, j’en ai profité pour boire un café avec une certaine personne chevelue dénommée Christophe Carrière qui n’a pas hésité à me traiter de crétine et d’abruti. Et oui maintenant vous le savez, en 2017 il y a encore de vieilles personnes qui utilisent ces insultes. Soyez donc outrés avec moi. Au passage je me rends compte que moi et les visages ça fait deux puisque j’ai cru voir Rihanna passer devant moi. Etait-ce elle ou pas ? En tout cas j’ai peut-être raté une occasion de prendre un selfie avec elle, dommage.

On referme la parenthèse café pour en revenir à l’essentiel : le cinéma (bah oui c’est le Festival de Cannes quand même). Rendez-vous Salle Buñel au cinquième étage du Palais des Festivals pour Cannes Classic. Une sélection de très haute qualité des meilleurs films qui ont défilé au Festival depuis 70 ans. L’occasion de découvrir ou re-découvrir des chefs-d’oeuvres comme ce fût le cas avec Yol.

Et comme évidemment le cinéma bah ça fatigue un peu, c’est avec un grand plaisir qu’on s’octroie une petite pause bien méritée au bord de la mer, parmi les rochers, se lorgnant par la même occasion des yachts de luxe qui nous nargue mais nous on s’en fout, on s’est pris une glace italienne vanille-nutella et ça c’est la classe. On récupère au passage un sac « Cannes 70 » et un joli petit carnet qui ne sera pas de trop sur mon énorme pile de cahiers vierges puis direction la Salle du Soixantième pour They, un premier long-métrage qui a fait salle comble et ça fait plaisir parce que oui il est important de soutenir un premier long-métrage et qu’à choisir entre voir un film en compétition officielle au Grand Théâtre Lumière et un premier long-métrage je choisis la seconde option sans hésiter, enfin peut-être que cette fois j’aurais dû mais vous le comprendrez bien assez tôt en ayant lu ma critique.

En somme une journée plutôt assez calme mais préparez-vous parce que demain soir sur le Cinéma de la plage, La Fièvre du samedi soir est projeté alors autant vous dire que ça va danser sévère sur la plage ! Allez on se dit à demain !

[CANNES 2017] Day 01 : « Tu crois qu’on peut se prendre en photo sur le tapis rouge ? »

Je l’ai rêvé des mois, je le pensais inaccessible et pourtant forcée de constater que tout est bel et bien possible, me voilà à Cannes pour deux semaines au coeur de la folie cannoise et cinématographique. Des caméras de partout, des robes de soirées, des tapis rouges, des invitations, des films évidemment mais surtout de sacrées aventures à vivre. Alors plongez avec moi au coeur de ce qui est mon premier festival, certainement pas le dernier mais très probablement le meilleur. A hauteur de simple cinéphile je n’ai pas de quoi vous faire forcément rêver mais partager avec vous cette aventure est le minimum que je puisse faire. Alors vous êtes prêts ? C’est parti !

« Ah oui il y a déjà du monde dites-donc« 

Hier matin levé 6h30. Oui je sais dire que chez moi je ne me lève pas avant midi mais visiblement l’air de Cannes modifie mon métabolisme. Profitons-en puisque désormais le matin c’est petit footing le long de la Croisette. Ca aère les poumons, c’est agréable et ça permet de se la péter sur Instagram pendant que les autres sont en cours (oui je sais c’est un peu méchant).

IMG_1641Bon pour en revenir au cinéma quand même parce qu’on est un peu là pour ça, rendez-vous à 9h à l’espace Cannes Cinéphiles enfin celui qui nous est réservé c’est-à-dire un espace à part parce que voilà on est un peu les dessous de verre, on est inutiles mais on est quand même là. Alors il faut savoir que lorsque vous avez une accréditation cinéphile ça veut dire que vous êtes prioritaire nulle part sauf dans les petites salles réparties dans la ville alors si vous voulez avoir une chance de filer sur le tapis rouge et d’assister à une séance au Grand Théâtre Lumière mieux vaut se lever tôt et camper une bonne heure devant l’espace Cannes Cinéphile, ce que j’ai fait évidemment. Résultat : deux invitations youhou ! Une pour Wonderstruck de Todd Haynes et l’autre pour Sea Sorrow de Vanessa Redgrave.

IMG_1654Le premier film était projeté dans le Grand Théâtre Lumière et le second à la Salle du Soixantième. En ce qui concerne Wonderstruck j’ai eu le petit privilège de marcher et de grimper ces fameuses marches du Festival de Cannes, ok je vous avoue ça vous fait un petit quelque chose même si ce ne sont que de pauvres marches en béton. Rendez-vous à l’intérieur où quelques minutes plus tard ce sont notamment Julianne Moore et Michelle Williams qui viennent assister à la projection.

Tout de suite après on enchaîne avec Sea Sorrow, un documentaire rapidement pésenté par Thierry Frémaux et la réalisatrice Vanessa Redgrave. Plus petite salle, moins grandiose mais par contre les fauteuils ce sont de vrais lits ! Bref passons ce petit point literie pour en arriver à la dernière partie de notre fameuse première journée : le cinéma de la plage. Parce que oui chaque année sur la plage du Festival sur un écran géant et confortablement installés dans des transats avec notre petit plaid (merde on avait dit qu’on ne parlerait plus de literie), des films incontournables sont diffusés. Ce soir c’était donc Tout sur ma mère de Pedro Almodovar d’ailleurs le monsieur est même passé nous dire bonjour c’est pas la classe ça ? Il fait beau, il fait bon et le film est un chef-d’oeuvre, que demander de plus ?

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Et bien que ce soit vite le lendemain ! Alors comme le planning se fait au jour le jour à l’heure où je vous écris cet article (00h55), je ne connais pas encore mon programme de demain, enfin aujourd’hui puisque vous lisez l’article en ce moment mais une chose est sûre, l’aventure ne fait que commencer et je suis bien heureuse de vous emmener avec moi alors je vous dis à demain tout simplement !

Si vous voulez suivre mes aventures c’est sur Twitter, Instagram et Snapchat (marg_ow).

[CANNES 2017] Le Musée des merveilles : Une jolie fable prévisible

Après nous avoir envoûté avec Carol il y a deux ans, Todd Haynes revient avec une autre figure charismatique du cinéma américain : Julianne Moore même si cette fois son histoire se concentre exclusivement sur deux enfants. Ben et Rose ont plus ou moins le même âge, sont tous les deux sourds et sont tous les deux à la recherche de quelque chose qui se trouve à New-York. Sauf que l’une vit en 1927 et l’autre en 1977. Deux parcours bien distincts et pourtant si similaires. Tirant plus sur le mélodramatique que le simple drame, Todd Haynes n’atteint pas le niveau de son précédent film mais nous offre malgré tout une jolie parenthèse enchantée.

Une belle coordination musicale

Le Musée des Merveilles pourrait presque s’apparenter à une fable musicale. Les passages de la vie d’un enfant à l’autre peut laisser perplexe mais on ne peut qu’applaudir le travail musical fait notamment lorsqu’on découvre la vie de la petite Rose. Au lieu de nous plonger simplement dans sa vie, le réalisateur nous met à la place de cette jeune fille, résultat zéro dialogue et de simples sons et musiques pour rythmer le film. Un travail minutieux même si cela peut vite devenir lassant. La photographie du film, notamment les panoramas en noir et blancs sont assez magnifiques, bref tout est fait pour appâter le spectateur jusqu’aux bouilles d’anges de ces deux enfants qui incarnent l’innocence, la beauté et ce besoin irrémédiable de comprendre et de prendre son destin en main.

Malheureusement cette fable qui aurait pu être poétique devient vite redondante et facilement prévisible si bien qu’on attend seulement la fin pour se dire : « Et voilà j’avais raison !« . Malgré des prestations dignes de ce nom, le film n’arrive pas à nous faire décoller et à nous transporter malgré la promesse du titre et de l’affiche.

Pour le premier film vu de la Sélection Officielle, nous attendions beaucoup de la part de Todd Haynes même si c’est un film tout à fait respectable mais largement dispensable. Parce que malheureusement, parfois ça ne suffit pas de tirer sur les cordes sensibles des spectateurs. Le Musée des merveilles est un film mignon qui fera peut-être rêver les grands enfants mais qui ennuiera les adultes.

Sortie le 15 novembre

[CRITIQUE] American Honey : Un road-trip enivrant mais un poil répétitif

Récompensée par le Prix du jury lors du dernier Festival de Cannes, Andrea Arnold frappe fort avec son nouveau film American Honey aux allures de road-trip à travers le midwest américain tout en suivant cette jeunesse décalée, décomplexée et avare de liberté. L’occasion de mettre en lumière une actrice en devenir et nous laisser un arrière-goût de fin d’été.

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Sasha Lane envoutante

American Honey c’est surtout l’occasion de découvrir la jeune Sasha Lane. Un visage d’ange, un regard perçant et une innocence vivifiante qui donne un vrai coup de fouet au film. Star a 17 ans et comme toutes les jeunes filles de son âge, elle veut être libre. En coupant les ponts avec sa famille et en rejoignant l’extravagant mais néanmoins charismatique Jake, Star va enfin goûter aux joies de la liberté, les fêtes, les amis jusqu’au moment où elle va tomber amoureuse de Jake.

Une épopée à travers un road-trip où de multiples personnalités se rencontrent et apprennent à s’apprivoiser entre un qui adore montrer ses bijoux de famille, une qui se passionne pour Dark Vador ou encore leur charismatique leader Krystal, impeccablement interprétée par Riley Keough.

Un road-movie qui finit par se répéter

Sur fond de musique country, électro et rap, cette bande de jeunes traverse l’Amérique pour faire du porte-à-porte et gratter quelques dollars. Une chose est certaine, Andrea Arnold arrive à sublimer ces paysages tantôt riches, tantôt pauvres. Le format 1:33 offre une certaine intimité avec ces personnages, comme si l’on faisait partie de cette joyeuse bande malheureusement au bout d’une heure le film se répète inlassablement. De motel en motel, de porte en porte, toujours les mêmes rituels qui deviennent lassant. Sans compter un final moins explosif que le reste film, American Honey nous laisse un peu sur notre faim.

Malgré tout, le film arrive à nous transporter comme dans un autre monde, plus poétique, peut-êter plus amusant à vivre aussi. Avec une totale réussite au niveau du casting et une photo éblouissante, American Honey se démarque du genre.

Ma note : ★★★★★

[ACTU] Ce qu’il faut retenir de l’actualité ciné cette semaine

Au menu cette semaine, Georges Clooney honoré, Asghar Farhadi n’ira pas aux Oscars, Cannes a « élu » son président, la suite d’Avatar en développement, Ben Affleck jette l’éponge et Intouchables version USA enfin en marche !

 

Georges Clooney à l’honneur

In The Air George Clooney

Après la défection de Roman Polanski en tant que Président de la cérémonie des Césars le 24 Février prochain et son non remplacement, Georges Clooney sera lui récompensé avec un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.  Pour  l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma « George Clooney,  [est] un nom à tout jamais inscrit au Panthéon des acteurs de légende« .

Découvrez l’affiche de la cérémonie 

Marion Cotillard star de l’affiche des César 2017

 

Asghar Farhadi contraint au boycott

Suite au décret (interdisant l’accès au territoire américain à des ressortissants de certains pays musulmans) du nouveau Président des USA Donald Trump, la présence du réalisateur iranien nommé aux Oscars pour le meilleur film étranger Le Client semblait menacé. Face à cette incertitude il a décidé de boycotter cette prestigieuse cérémonie juste après son actrice Taraneh Alidoostiqui qui a pris une décision similaire. Asghar Farhadi avait déjà obtenu cette récompense avec le long métrage Une Séparation en 2011.

Le festival de Cannes a choisi son Président

Pedro Almodovar président du festival de Cannes 2017

Pour le festival de Cannes prévu du 17 au 28 Mai prochain Pedro Almodovar a été choisi pour présider la cérémonie. Ce choix n’est pas vraiment surprenant pour un réalisateur ayant monter les marches à plusieurs reprises notamment pour les films Tout sur ma mère ou encore Volver. Le cinéaste espagnol s’est dit « heureux de fêter le 70e anniversaire du Festival du Film de Cannes dans cette fonction si privilégiée ».

 

La suite d’Avatar en tournage dès le mois d’Août

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La suite d’Avatar devrait entrée en production au mois d’Août si l’on en croit les propos du célèbre réalisateur James Cameron. En effet ce dernier travaille sur Avatar 2, 3, 4 et 5 depuis de nombreux mois et il vient d’ailleurs de terminer l’écriture du cinquième volet. Il se consacre à présent sur les préparatifs de tournage prévu pour cet été avec d’abord la performance capture dès le mois d’Août. Si cela se confirme le premier film pourrait sortir sur nos écran dès la fin 2018 et l’ensemble des 5 films devraient s’étendre jusqu’en  2023. James Cameron devrait continuer à explorer Pandora et les acteurs principaux seraient de retour également.

 

Ben Affleck ne réalisera pas The Batman

Ben Affleck dans Batman V Superman de Zack Snyder

Alors qu’il devait réaliser le prochain film The Batman, Ben Affleck n’occupera pas cette fonction finalement. En effet en plus d’être réalisateur et producteur le cinéaste devait également endosser le costume du super-héros. Face à cette charge de travail et afin d’éviter que cela ne se ressente sur la qualité du film, Warner Bros et Ben Affleck ont pris cette décision conjointement. Il gardera néanmoins sa casquette de producteur et d’acteur dans ce film à venir. Un remplaçant devra donc être désigné prochainement. Affaire à suivre.

 

 

Le tournage d’Intouchables a commencé

Kevin Hart reprend le rôle d'Omar Sy

Le film maintenant culte et au 20 millions d’entrées Intouchables va bel et bien avoir un remake sauce USA. Le tournage vient de débuter et c’est l’acteur  Kevin Hart (ex Breaking Bad) reprenant le rôle d’Omar Sy qui nous l’apprend via le réseau social Instagram. Au niveau du casting on retrouve Nicole Kidman dans le premier rôle féminin et Bryan Cranston  quant à lui reprendra le rôle de François Cluzet.

D’autres news Dimanche prochain ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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http://www.premiere.fr/film/A-bras-ouverts
Figure de la scène littéraire et médiatique française, Jean-Etienne Fougerole est un intellectuel humaniste marié à une riche héritière déconnectée des réalités. Alors que Fougerole fait la promotion dans un débat télévisé de son nouveau roman « A bras ouverts », invitant les plus aisés à accueillir chez eux les personnes dans le besoin, son opposant le met au défi d’appliquer ce qu’il préconise dans son ouvrage. Coincé et piqué au vif, Fougerole prend au mot son adversaire et accepte le challenge pour ne pas perdre la face. Mais dès le soir-même, on sonne à la porte de sa somptueuse maison de Marnes-la-coquette… Les convictions des Fougerole vont être mises à rude épreuve !