[DEAUVILLE 2019] The Climb : Burlesque ennuyeux

Sur les routes de Navarre, deux cyclistes. Qui discutent tranquillement de choses et d’autre. Lorsque l’un demande à l’autre s’il accepte d’être son témoin de mariage, l’autre avoue à l’un que depuis quelques temps, il couche avec sa future femme. S’en suit une course ridicule aux dialogues taillés au couteau. Petite ellipse, l’enterrement de la femme en question, qui finalement a épousé ledit copain, rajoute une forte ironie lors d’une cérémonie qui part en vrille. Tous les éléments sont là pour passer un bon moment d’humour noir.

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[DEAUVILLE 2019] Rencontre avec Guy Nattiv, réalisateur de « Skin »

Lendemain de la projection du très convaincant Skin, nous retrouvons Guy Nattiv, réalisateur du film, pour parler du projet, de sa conception, de son messages et des difficultés rencontrées. À nos côtés, trois autres acteurs du milieu pour une table ronde. Nous retrouvons Adélaïde de Zickma, Frédéric de Fou de Théâtre, et Boris de Mulder Ville pour un partage de questions, que nous avons choisi de retranscrire en intégralité. 

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[DEAUVILLE 2019] Mickey And The Bear : Fuir son quotidien

Le Montana. Si on s’imagine que la terre des rednecks se limite au Texas / Kansas / Mississippi, c’est mal connaître notre chère Amérique profonde. Au milieu des concours de celui qui avale le plus de tartes, des familles sur-armées et du racisme primaire, Mickey tente de survivre, d’assumer un environnement toxique qui lui semble son fardeau par défaut, mais aussi de s’en échapper. 

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[DEAUVILLE 2019] Tout peut changer, Et si les femmes comptaient à Hollywood ? : Sois belle et tais-toi

Ce n’est que récemment que la place de la femme dans l’industrie cinématographique commence à réellement intéresser la société et est enfin considéré comme un problème auquel il est plus qu’urgent de trouver une solution. Évidemment les mouvements #MeToo, #BalanceTonPorc, Time’s Up ont ouvert une voie mais cela est-il suffisant ? L’année dernière le Festival de Cannes avait promis plus de parité en signant la charte 50/50, s’engageant à ce que d’ici 2020, la parité entre hommes et femmes soit respectée. Un petit pas pour la femme, un grand pas pour la société ? Pas si sûr et le documentaire Tout peut changer, Et si les femmes comptaient à Hollywood ? nous le rappelle que trop bien.

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[DEAUVILLE 2019] Bull : Pas si Red que ça

Les errances et affres d’une Amérique oubliée sont monnaie courante dans le cinéma indépendant. Il faut dire qu’il y a souvent matière à dire, à critiquer et à montrer. Il y a deux ans, le film de Chloé Zaho The Rider avait brillé aux yeux du Festival en repartant avec le Grand Prix, le portrait d’un homme en pleine reconstruction au coeur d’une réserve de l’Amérique éloignée. Cette année, Annie Silverstein décide aussi d’aborder le sujet avec, il faut le dire, beaucoup moins d’entrain que ce que nous offrait The Rider.

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[DEAUVILLE 2019] Terre Maudite : Sed libera nos a malo

Il y a de ces mystères à Deauville qui resteront incompréhensibles comme cette séance de Terre Maudite (The Wind en VO)  présenté en Première. Hué à son générique de fin, aucun applaudissement, cette fin de séance semblait absolument improbable tant le film ne méritait pas cette ignorance car oui, le premier film d’Emma Tammi mérite qu’on s’y attarde un peu plus longuement. 

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[DEAUVILLE 2019] Ham On Rye : disparition solaire, puis scénaristique

Le Ham On Rye est un sandwich assez réputé aux États-Unis, consistant en une tranche de jambon disposée sur du pain de seigle, généralement accompagné de salade et de tomates. Évidemment, pour ne pas masquer le goût, les dites tomates doivent être coupées en fines rondelles, et la sauce reste légère, pour n’apporter qu’un accompagnement permettant de savourer le fameux mets. Faites maisons, elles peuvent se composer de mayonnaise ou de ketchup, mais aussi de recettes plus alambiquées telles que…..Bon, vous voyez pas le rapport ? Nous non plus. 

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[DEAUVILLE 2019] American Skin : Des maux et des mots

Ce n’est pas la première fois que le Festival de Deauville met en avant des films engagés. Encore plus des films concernant les violences policières faites envers la communauté noire que ce soit avec Blueprint il y a deux ans ou encore Monsters and Men l’année dernière. À l’instar de ces deux films qui exploitaient ce sujet déjà vu sans grande originalité, American Skin, présenté en Première cette année est une véritable claque par sa façon intelligente d’aborder ce sujet. Une vraie leçon d’humanité.

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[DEAUVILLE 2019] Knives and Skin : N’est pas Lynch qui veut

Ce n’est plus à prouver pour personne, David Lynch est une véritable source d’inspiration pour les cinéastes. Certains réussissent à s’en inspirer… pour d’autres nous dirons poliment que c’est un peu plus compliqué. En tout cas avec son Knives and Skin, Jennifer Reeder ne cache pas ses inspirations Twin Peaks, Blue Velvet… Malheureusement, le résultat est loin d’être à la hauteur, très fourre-tout et prétextant la cause féministe pour exister.

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[DEAUVILLE 2019] The Wolf Hour : Fenêtre sur rue pas secrète

New York, le Bronx, fin des années 70. Quartier en effervescence, en proie à une criminalité sauvage, où l’ambiance se mêle à la peur. Là, dans un appartement qu’elle délabre avec laxisme, June, célèbre auteure victime d’un succès qui l’a plongé dans un état de paranoïa total, regarde le monde à travers sa fenêtre, et alimente sa peur de l’extérieur, des autres, des dangers qu’elle constate se mêlant à ceux qu’elle s’invente. 

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