Aladdin : Panique à Agrabah

On ne le dira jamais assez, les adaptations live-action des classiques d’animation Disney, ça suffit. Non, les dits classiques n’ont pas vieilli, ou du moins pour certains pas suffisamment pour estimer que le jeune public ne sera pas touché en les voyant. Il y a dans l’animation un grain qu’un film en prises de vues réelles n’aura pas, c’est aussi simple que ça. Alors on se dira qu’il y a des contre-exemples, on pense par exemple à Dumbo, qui à défaut d’être un grand Burton est un bon film, qui a l’intelligence d’aborder un point de vue différent, et non pas de recopier plan par plan son modèle dessiné. Car pour ces derniers, le constat blesse. A-t-on vu un intérêt à La Belle et la Bête de Bill Condon ? Au Cendrillon de Kenneth Branagh ? Au Livre de la Jungle de Jon Favreau (pour celui-là, on peut au moins retenir l’animation des animaux, mais la firme a les moyens) ?

Lire la suite de « Aladdin : Panique à Agrabah »

Douleur et Gloire : introspection et création

Plaisir et excitation. S’il fallait choisir deux termes pour décrire les réactions face à l’annonce d’un nouvel Almodovar, ils sont tous trouvés. À 69 ans, l’immense cinéaste espagnol continue de déchaîner les passions, de manière totalement méritée. Au vu de sa carrière, la question sur la qualité de son travail ne pose aucun doute : Pedro Almodovar a-t-il déjà réalisé un mauvais film ? Il y a forcément des choses plus faibles, des écarts plus légers (Les Amants Passagers, qui reste une comédie potache brillamment exécutée), mais rien que l’on ne puisse retenir à charge tant l’auteur est d’une ambition et d’une intégrité idylliques. Le voir renouer avec Cannes, avec qui il a souvent flirté, fait naître tous les espoirs, surtout quand au vu du synopsis, on sent un part autobiographique. 

Lire la suite de « Douleur et Gloire : introspection et création »