Dolemite Is My Name : Black Lives Better

Tiens, c’est vrai, on vous parle rarement de métrages Netflix. Faut dire qu’entre le risible et le très mauvais, on est rarement face à la qualité. Alors au lieu d’aller se farcir la dizaine de films de Noël qui, on le sait pertinemment, vont nous faire sauter au plafond (on va pas vous mentir, il y a ici un message caché pour notre rédac chef adorée, qui se réjouit à l’idée de voir Flocons d’Amour), on a tenté de fouiller un peu sur la plate-forme pour trouver une idée digne de ce nom. Et mazette, on a trouvé.

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Chanson Douce : L’ange fourbe

Inspiré d’une histoire vraie : panneau que Lucie Borleteau ne s’est pas sentie obligée de mettre en amorce de son film pour susciter un attrait au spectateur dès les premières minutes, tant son histoire est un récit fort et haletant. Pourtant, aussi glauque soit-elle, Chanson Douce, adaptation du livre de Leïla Slimani ayant obtenu le Goncourt en 2013, s’inspire d’un réel fait divers, tout aussi dérangeant et malsain.

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Bugsy Malone : Panique chez les couche-culottes

Dans les années 80, on scande le nom d’Alan Parker à chaque sortie. Il faut dire qu’avec des propositions telles la comédie musicale Fame, le trip psychédélique Pink Floyd’s The Wall, Birdy, Angel Heart ou encore Mississippi Burning, le réalisateur s’est rapidement imposé. Si c’est Midnight Express qui le fit exploser au yeux de tous, son premier projet au succès critique prononcé annonçait déjà les couleurs d’un auteur à l’ambition folle…

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In Fabric, entre gêne et fascination

Quand, à Deauville, on est sorti effaré de la projection de Knives And Skin, on l’était encore plus après la conférence de presse de Jennifer Reeder (ndlr : sa réalisatrice). Cette dernière n’hésitait pas à mettre en avant à quel point elle avait réussi à transcender l’influence de David Lynch en lui rendant un brillant hommage. Il faut dire que les éléments visuels étaient là, mais parsemés au milieu d’une tambouille insupportable dont la seule issue était le générique de fin, nous faisant alors courir vers les portes salvatrices. Alors on conseillerait bien à l’amie Jennifer de s’intéresser à ce In Fabric, objet curieux bien identifié car sorti tout droit de l’esprit étriqué de Peter Strickland, dont les lumières et les ambiances ne sont pas éloignées de l’ami David.

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Les Enfants d’Isadora : Inutilité poétique

Un ange passe, c’est là l’une des phrases entonées à l’égard des Enfants d’Isadora, qui a charmé jusqu’au jury de Loncarno qui lui a décerné le prix de la mise en scène. Si l’on en comprend la poésie, et que l’ange sus-nommé existe, on aurait apprécié qu’il accélère la cadence de son survol. 

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Camille, récit photo

Si nous sommes aussi informés quant au conflits mondiaux, et avons accès à autant d’images, c’est avant tout grâce à des acteurs de l’ombre que l’on oublie souvent : les photo-journalistes. Ceux qui prennent des risques inconsidérés pour nous fournir la retranscription la plus exacte possible de prises d’armes qui ne les concernent pas directement sont le cœur de ces guerres dont on ne parle que peu, le lien qui nous permet de les réaliser. Avec son engagement envers la Centrafrique, au cœur d’un conflit qui lui apportera la mort, Camille Lepage a inspiré la caméra de Boris Lojkine, désireux de lui rendre l’hommage le plus respectueux possible. 

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Destination Finale : la Mort invisible sous toutes ses formes

À l’orée des années 2000, les films d’horreur finissent une décennie leur ayant offert un nouveau regain de licences, pour le meilleur et surtout le pire. Avec Scream, Wes Craven a pavé une nouvelle voie, plus moderne, détournant les codes tout en en gardant une certaine essence. Alors on s’est bouffé une tripotée de sagas, généralement de très basse qualité. Jeepers Creepers, Urban Legend, Souviens-toi L’été Dernier, et consorts. La qualité se trouve généralement dans le one-shot (on pense à l’excellent Candyman de Bernard Rose) et ces « teenage movie » horrifiques ont souvent tendance à se ressembler, sortant très rarement du domaine du « Slasher« . Choisir de parler de l’un d’eux devient alors un parcours du combattant, notamment quant à la peur d’écrire une idée générique, qui peut s’affilier à tous ces films sans grand intérêt. Mais alors que la rédaction s’est décidée à parler ce mois-ci de la peur invisible, de celle dont on ne devine qu’à peine la forme, un nom nous vient rapidement en tête : la saga Destination Finale.

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Bacurau : la tranquilité, ça se paie (dans le sang)

Aller au cinéma en sachant pertinemment à quoi s’attendre devient un plaisir bien trop commun. Si l’on peut apprécier d’être cajolé dans notre zone de confort, l’expérience cinématographique se veut avant tout être une plongée dans l’inconnu, dans des narrations que l’on voit peu, et où chaque sentiment est accentué par la surprise. En sortant de Bacurau, les esprits sont confus, on ne sait pas toujours à quoi on a assisté mais un sentiment perdure, celui de l’expérience inédite.

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