L'Adieu, un mariage pour un enterrement

Awkwafina gagne le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie pour son rôle de Billi Wang dans L’Adieu. Occasion rêvée pour la partie française d’A 24, qui distribue le film de Lulu Wang dans l’hexagone quelques jours à peine après la cérémonie, pouvant alors attirer en salles les curieux. Double ambition pour celui qui, en plus d’obtenir une nomination pour un prix prestigieux, est l’un des premiers films américains tourné en langue étrangère à avoir les faveurs d’une académie considérée.

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Les Anges De La Nuit : Polar 90's, mode d'emploi

Si un changement de décennie apporte avec lui sa vague de couleurs cinématographiques, les années 90 sont bel et bien une époque à part. Côté musique, on s’enfonce dans le grunge, détruisant les années 80 et leur claviers bigarrés pour quelque chose de plus organique, plus « sale », reprenant les codes du mouvement punk éclatant les sonorités progressives considérées alors comme trop complexes à la mi-70’s. Sur grand écran, dans les thrillers et polars, on commence également à vouloir ternir les mises en scène, apporter un effet plus réaliste, plus viscéral. Une apothéose artistique qui sera atteinte avec des œuvres telles que Seven de David Fincher, Basic Instinct de Paul Verhoeven, ou encore L’impasse de Brian de Palma . Pour en dénoter l’origine, on pense forcément aux Affranchis de Martin Scorsese, mais aussi à un métrage malheureusement oublié depuis, Les Anges de la Nuit, de Phil Joanou.

PIFFF 2019, le récap !

Dans les horizons cinématographiques lisses, où chaque film à gros budget se ressemble, où les comédies ont perdu leur paire de burnes, où les choix s’estompent tellement que bientôt on nous demandera uniquement si on veut du « Disney ou Netflix » dans notre tarte aux poils, on se dit qu’on a mal au cinéma. Mais ça c’est parce qu’on fouille pas assez, les enfants ! Le cinéma de genre, véritable vétéran garant de la tentative artistique à tout prix, lui, se porte très bien, et il suffit de venir au PIFFF tous les ans pour s’en rendre compte !

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Spetters : que jeunesse se libère !

Paul Verhoeven n’est pas surnommé « Le Hollandais Violent » pour rien. Que ce soit pour ses critiques politiques très radicales et dénonciatrices dans La Chair Et Le Sang (1985), Robocop (1987) , Starship Troopers (1997) , ou le caractère sulfureux volontairement provocateur de Basic Instinct (1992) et Showgirls (1995) – qui coûta encore plus à son casting -, le réalisateur est un paria aux États-Unis. Incompris et faussement accusé (de fascisme dans un cas, de perversion voyeuriste dans l’autre, soit exactement ce qu’il dénonce) à chacun de ses métrages, il ne peut plus y produire de films d’ailleurs, et est contraint de rechercher des fonds en Europe, comme il le peut, sans perdre de son engagement – on l’aura vu récemment avec Elle (2016) -. Pourtant, il eut une carrière déjà bien pleine avant son arrivée dans le grand Hollywood, et s’était déjà fait remarquer au Pays-Bas.

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[PIFFF 2019] Why Don't You Just Die, vengeance en famille

Ah, la Russie… La vodka, la violence gratuite, la folie ambiante….Comment ça, on dirait un tableau des clichés ? À partir du moment où Why Don’t You Just Die, venu tout droit de la Mère-Patrie, fonce droit dedans, on considère qu’on a le droit, non ? En tout cas, dans le genre inhérent à ces mêmes clichés, le PIFFF est l’endroit nommé pour s’y diffuser.

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[PIFFF 2019] I See You : Phogging Iboys

Depuis combien de temps n’a-t-on pas vu un excellent thriller, dont les ficelles insondables parviennent à nous malmener de bout en bout ? Beaucoup diront Gone Girl, et on est assez d’accord. Il faut dire que l’exercice est difficile : chaque séquence doit être millimétrée, jouer de ses angles et mystères pour nous captiver et nous mener en bateau. Présenté au PIFFF, voici I See You, d’un Adam Randall qu’on avait déjà remarqué pour son Iboy en 2017.

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[PIFFF 2019] Jallikatu : Intervilles épicé

L’année dernière, l’Inde nous proposait The Man Who Feels No Pain – disponible sur Netflix pour les plus curieux – mélange détonant d’action à la sauce Bollywood. Le caractère film de super-héros / film d’arts martiaux n’enlevait rien aux clichés du genre, entre les chansons à outrance quand le héros voit sa bien-aimée, et la sur-exagération d’absolument tout. Cette année, c’est le sud de l’Inde qui est à l’honneur, et avec lui un réalisateur reconnu par de nombreux prix, Lijo Jose Pellissery, qui nous présente Jallikattu.

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[PIFFF 2019] The Pool : Derrière le pédiluve, l'enfer

En Thaïlande, on ne fait pas que creuser des piscines bien trop profondes sans dénivelé de bassins (et, attention vous allez rire, sans échelle !). On aime bien aussi ne pas réveiller quelqu’un endormi sur un matelas pneumatique alors que cette dernière se vide, attacher son chien pour qu’il ne puisse prévenir personne, et faire en sorte que la copine du héros le rejoigne en s’éclatant la tête sur le rebord. Sinon c’est pas drôle. Ajoutons en surcroît un croco en liberté et des pluies torrentielles, et on tient un postulat de départ bien solide pour The Pool.

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[PIFFF 2019] Bullets Of Justice : du cul, du fion, un nain (et c'est tout)

La séance de minuit du samedi soir au PIFFF, c’est toujours la garantie d’un film à la qualité aléatoire, au caractère souvent douteux, dont on ne boude jamais le plaisir. L’année dernière, on se régalait avec l’épisode de Puppet Master revisité par S. Craig Zahler, cette fois direction le Kazakhstan et la Bulgarie pour un film de guerre apocalyptique contre des cochons mutants

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[PIFFF 2019] Extra Ordinary : Triomphe au BIFFF, Triomphe au PIFFF ?

« When there’s something strange….in the neighborhood… Who you gonna call? Rose, la monitrice d’auto-école du coin« . Forcément, c’est moins glamour! Pourtant, tout en gardant un ton comique, Extra Ordinary s’annonce comme un anti-Ghostbusters flamboyant, venu tout droit d’Irlande pour atterrir sur les écrans du PIFFF. Hilarité assurée? Pas si sûr. 

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