Le Tombeau Des Lucioles : Abandon crépusculaire

Notre rétrospective Ghibli a commencé à s’éloigner des sentiers arborés par Hayao Miyazaki, pour s’intéresser aux autres auteurs de la firme, et surtout son alter-ego tout aussi représentatif des travaux du studio, Isao Takahata. Alors que nous sommes déjà revenus sur Souvenirs Goutte À Goutte, nous nous penchons aujourd’hui sur le premier film que le japonais y a réalisé, Le Tombeau Des Lucioles. Quiconque s’apprêtant à le découvrir se verra souvent entendre la même remarque par les amateurs : « Si tu ne pleures pas devant, c’est que tu n’as pas de cœur ». On aurait voulu leur donner tort, mais une heure trente d’émoi plus tard, le constat est unanime : les larmes sont bien là.

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Be Natural : Quand Le Cinéma Se Voulait Femme

Les injustices, Alice Guy-Blaché les connaît bien. Après des années à tenter de récolter la reconnaissance pour son travail – et en être créditée, tout simplement -, le documentaire qui lui est consacré, Be Natural, voit sa visibilité réduite au minimum par une distribution timide, peu communicante. Un film mort-né, qui dresse pourtant le portrait d’une des figures les plus importantes de cet art que l’on chérit tant.

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La Capitale Du Bruit : Mitoyen immonde

À Strasbourg, et à la nuit tombée, plus personne ne peut vous entendre crier. Du moins, c’est le souhait le plus cher de Robert, qui parcourt les rues alsaciennes en quête de contenu vidéo pour humilier les soiffards, faire réagir, et annihiler toutes les nuisances sonores nuptiales. Armé de sa caméra, il filme ces « indésirables » et rêve d’une capitale européenne plus reluisante, d’une « Strasbourg aux strasbourgeois », débarrassée de ce fléau humain qui s’amuse le soir.

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Three Billboards : La force des mots

Après la très forte impression de Bons Baisers de Bruges et le naufrage Sept Psychopathes, n’arrivant pas à trouver un équilibre entre éclairs de génie et beauferie lourdingue, on attendait Martin McDonagh au tournant. À tout moment, et par sa volonté de traiter son sujet par le drame et le comique, Three Billboards pouvait tomber dans l’écueil de son prédécesseur. Heureusement pour nous, ce n’est pas le cas.

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The Grand Budapest Hotel : l’Overlook en folie

Au milieu de l’usine hollywoodienne, de ces réalisateurs qui se copient les uns les autres, il est bon de voir un auteur se détacher par une patte qui plait autant qu’elle divise mais qui offre à ses métrages un caractère unique, que l’on identifie immédiatement. Wes Anderson est ce genre virtuose au travail dont l’attente génère toujours nombre d’émois, il n’y a qu’à voir les réactions face au casting de French Dispatch, son prochain effort. C’est d’ailleurs ce qui fait l’apanage de ses métrages depuis un bon moment : le casting grandiloquent.

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Les Sorcières De Zugarramurdi : Les basques d’Eastwick

Folie, exubérance même, des qualificatifs en réalité bien faibles quand on s’attaque à Alex de la Iglesia. Après l’excellent Balada Triste qui nous malmène dans une chasse à l’homme complètement folle et savoureuse, jouant avec l’univers du cirque – c’est bien simple, on avait pas pris un tel pied depuis Santa Sangre de Jodorowsky, malgré le changement drastique de registre -, le réalisateur du remarquable Crime Farpait décide de s’attaquer au fantastique, et de dépeindre des sorcières bien dangereuses….mais non sans humour !

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Kiki La Petite Sorcière : Rêve ta vie en couleurs

Toujours dans notre rétrospective Ghibli (qui à ce rythme ne sera pas terminée à la fin de l’année, on espère vivement que Netflix en garde les droits un bon moment sinon vous on vous en suscitera l’envie quand ils ne seront plus disponibles), et toujours dans le cadre des œuvres de ce cher Hayao Miyazaki, nouvelle capsule de douceur avec Kiki La Petite Sorcière. À l’instar de Mon Voisin Totoro, le film est axé vers les tous petits, mais les plus grands peuvent également tomber sous ce charme sans failles.

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