La Bonne Épouse : bobonne s’en va t’en guerre

Le cinéma, c’est bien connu, c’est aussi fait pour éduquer. Nous rappeler les bonnes vieilles manières, ces automatismes perdus, et la place des genres dans la société. Qu’il est bon de se rappeler le manuel de La Bonne Épouse qui apprenait aux femmes, incapables de penser par elles-mêmes, à être de bonnes épouses dépendantes de leur mari, à faire de bons petits plats et surtout à maintenir la maison, noyau dur du foyer familial, en ordre. Surtout, qu’il est bon de se rappeler le jour où elles ont décidé de tout envoyer chier.

Continuer de lire « La Bonne Épouse : bobonne s’en va t’en guerre »

Vivarium : Indéniable chute

Le cinéma a tendance à caresser le spectateur dans le sens du poil : entendez ici un film qui, même lorsqu’il sombre dans un profond désespoir, renaît de ses cendres pour y délivrer un message optimiste pour réchauffer les cœurs des spectateurs. Après tout le cinéma est là pour nous faire rêver. Le réalisateur Lorcan Finnegan prend le contre-pied absolu avec son premier long-métrage Vivarium ou comment mettre en scène la standardisation d’une vie à l’issue indéniablement fatale – bien que logique -. Déprimant vous avez dit ? Ce n’est que le début.

Continuer de lire « Vivarium : Indéniable chute »

Un fils: Une urgence familiale

Un fils est le premier film de Mehdi M. Barsaoui, une nouvelle surprise d’un cinéma maghrébin s’imposant à la face du monde, et dont de nombreux films ont commencé à titiller les festivals du monde entier. Papicha de Mounia Meddour en Algérie, Much Loved de Nabil Ayouch au Maroc ou Plus Jamais Peur de Mourad ben Cheikh en Tunisie. Une démonstration toute belle d’un cinéma grandissant lors de cette dernière décennie. Aujourd’hui Un Fils est la preuve qu’une nouvelle génération est bouillonnante et prête à s’exprimer. Mehdi M. Barsaoui réunit Sami Bouajila (Indigènes, Braqueurs) et Najla Ben Abdallah, connue pour avoir jouer dans des séries locales.

Continuer de lire « Un fils: Une urgence familiale »

La communion : le chemin de la rédemption

Si la Pologne est un pays connu pour sa piété, son attachement à la chrétienté traditionnelle, son cinéma semble quant à lui s’emparer de cela pour y apporter une pointe de modernité. La communion, nouveau film de Jan Komasa nommé aux derniers Oscars dans la catégorie meilleur film international, en est un bon exemple. Le cinéaste se base sur des faits réels en mettant en avant l’histoire d’un jeune, ayant tué quelqu’un au cours d’une rixe, qui finit son éducation au cœur d’un centre éducatif fermé. Là-bas, il se trouve une vocation et veut devenir prêtre mais, à cause de son casier judiciaire, les portes du séminaire lui sont fermées. Dans on objectif de réinsertion, il se retrouve dans un petit village où il parvient à se faire passer pour un curé. Son mensonge l’entraîne dans un engrenage terrible.

Continuer de lire « La communion : le chemin de la rédemption »

Nuits Blanches : amour pur et tristesse profonde

Adaptant la nouvelle éponyme de Dostoïevski, Luchino Visconti livre avec Nuits Blanches un film romantique dans lequel deux visions de l’amour s’opposent, l’une portée par le charme de Marcello Mastroianni, l’autre par la beauté candide de Maria Schell. Le cinéaste italien continue alors de se détacher du néo-réalisme, mouvement dont il est à l’origine, avec cette œuvre déchirante, finalement peu reconnue, qui rappelle tout son pouvoir de conteur.

Continuer de lire « Nuits Blanches : amour pur et tristesse profonde »

Le Château Dans Le Ciel : bien avant l’ambulant, le rêve éveillé

Ghibli. Un nom qui résonne dans le cœur de tous les enfants de 30 et 40 ans (voire plus, voire moins !), eux qui ont grandi avec les métrages du studio d’animation, vécu ces émotions avec panache, et vouent à leurs auteurs un culte bien mérité. Maintenant que Netflix s’apprête à proposer, par arrivées progressives, l’intégralité du catalogue sur sa plate-forme, on s’est donné pour mission de vous sélectionner un florilège pour vous inciter à vous jeter sur ces merveilles qui ne vous quitteront plus. 

Continuer de lire « Le Château Dans Le Ciel : bien avant l’ambulant, le rêve éveillé »

L’éclipse : de la difficulté d’être heureux…

L’expression des turpitudes d’une âme égarée au cœur du monde moderne, tel semble être le défi que s’est lancé Michelangelo Antonioni pour faire suite à La Notte, dans lequel il mettait en scène Jeanne Moreau et Marcello Mastrioanni. Ici, à nouveau un couple italo-français à l’écran. Monica Vitti passe d’amante passagère à personnage principal et Alain Delon vient lui faire la cour inlassablement, en jouant de son charme quasi-irrésistible. Pourtant, ce n’est plus vraiment ça qui intéresse le cinéaste. Cette fois-ci, il compte se tourner davantage vers une observation de la solitude à travers Vittoria, femme forte et complexe, victime de l’incommunicabilité qui englobe la société dans laquelle elle évolue. Incapable de donner ses raisons à l’homme dont elle se sépare, ni de raconter cet événement à sa mère, elle erre dans une Rome déserte, cherchant au coin de chaque architecture, une libération, un moment de folie.

Continuer de lire « L’éclipse : de la difficulté d’être heureux… »

L’Etat Sauvage : cataclop, cataclop, cataflop …

Malgré les difficultés rencontrées pour monter de tels projets, le cinéma français parvient de plus en plus à nous surprendre avec des propositions détonantes. Le western, genre américain par excellence mais très apprécié par chez-nous, n’existe que peu dans notre industrie. Il est possible qu’après le très bon Les Frères Sisters de Jacques Audiard, certaines portes se soient ouvertes. David Perrault s’y engouffre alors pour livrer L’État Sauvage qui, s’il ne manque pas d’ambitions, manque tristement de maîtrise.

Continuer de lire « L’Etat Sauvage : cataclop, cataclop, cataflop … »

Jinpa, un conte tibétain : Partager un rêve

Le road-movie est un genre particulier. À travers le mouvement, il symbolise généralement un cheminement interne pour le personnage et amène une multitude de réflexions. Parfois, il peut aussi simplement montrer le quotidien d’un homme en quête d’évasion spirituelle, à l’image de Jinpa, un conte tibétain, le nouveau film de Pema Tseden.

Continuer de lire « Jinpa, un conte tibétain : Partager un rêve »