I Smile Back : Faux semblants

À y regarder de plus près, le Festival de Deauville a toujours mis un point d’honneur à mettre en avant les femmes, les films de et faits par elles. La dernière édition se souvient encore d’American Woman ou Swallow mais revenons en 2015 où était présenté en sélection officielle I Smile Back, le portrait sans concessions d’une mère de famille désemparée qui n’a plus que la drogue comme seul refuge.

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PIFFF 2019, le récap !

Dans les horizons cinématographiques lisses, où chaque film à gros budget se ressemble, où les comédies ont perdu leur paire de burnes, où les choix s’estompent tellement que bientôt on nous demandera uniquement si on veut du « Disney ou Netflix » dans notre tarte aux poils, on se dit qu’on a mal au cinéma. Mais ça c’est parce qu’on fouille pas assez, les enfants ! Le cinéma de genre, véritable vétéran garant de la tentative artistique à tout prix, lui, se porte très bien, et il suffit de venir au PIFFF tous les ans pour s’en rendre compte !

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Spetters : que jeunesse se libère !

Paul Verhoeven n’est pas surnommé « Le Hollandais Violent » pour rien. Que ce soit pour ses critiques politiques très radicales et dénonciatrices dans La Chair Et Le Sang (1985), Robocop (1987) , Starship Troopers (1997) , ou le caractère sulfureux volontairement provocateur de Basic Instinct (1992) et Showgirls (1995) – qui coûta encore plus à son casting -, le réalisateur est un paria aux États-Unis. Incompris et faussement accusé (de fascisme dans un cas, de perversion voyeuriste dans l’autre, soit exactement ce qu’il dénonce) à chacun de ses métrages, il ne peut plus y produire de films d’ailleurs, et est contraint de rechercher des fonds en Europe, comme il le peut, sans perdre de son engagement – on l’aura vu récemment avec Elle (2016) -. Pourtant, il eut une carrière déjà bien pleine avant son arrivée dans le grand Hollywood, et s’était déjà fait remarquer au Pays-Bas.

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C’est Noël sur Netflix !

Ça y est, décembre est enfin arrivé. Qui dit décembre dit toute la panoplie de frivolités qui va avec. Mariah Carey et son All I want for Christmas is you, la décoration du sapin de Noël, les craintes perpétuelles que le chat en fasse son attraction favorite et évidemment : les fameux films de Noël. Chaque année on nous rabâche les mêmes films (coucou Last Christmas) et pourtant chaque année nous nous faisons avoir à les regarder parce que, soyons honnêtes : on aime ça (d’accord peut-être certains plus que d’autres dans cette équipe). Et comme si le cinéma et la télévision n’étaient pas assez garnis de ces films de Noël, Netflix est aussi là pour vous rappeler qu’il est plus que l’heure d’envoyer sa lettre au Père Noël. Alors on a décidé de passer en revue tous les films de Noël estampillés Netflix disponibles cette année.

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[PIFFF 2019] Why Don't You Just Die, vengeance en famille

Ah, la Russie… La vodka, la violence gratuite, la folie ambiante….Comment ça, on dirait un tableau des clichés ? À partir du moment où Why Don’t You Just Die, venu tout droit de la Mère-Patrie, fonce droit dedans, on considère qu’on a le droit, non ? En tout cas, dans le genre inhérent à ces mêmes clichés, le PIFFF est l’endroit nommé pour s’y diffuser.

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[PIFFF 2019] I See You : Phogging Iboys

Depuis combien de temps n’a-t-on pas vu un excellent thriller, dont les ficelles insondables parviennent à nous malmener de bout en bout ? Beaucoup diront Gone Girl, et on est assez d’accord. Il faut dire que l’exercice est difficile : chaque séquence doit être millimétrée, jouer de ses angles et mystères pour nous captiver et nous mener en bateau. Présenté au PIFFF, voici I See You, d’un Adam Randall qu’on avait déjà remarqué pour son Iboy en 2017.

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[PIFFF 2019] Jallikatu : Intervilles épicé

L’année dernière, l’Inde nous proposait The Man Who Feels No Pain – disponible sur Netflix pour les plus curieux – mélange détonant d’action à la sauce Bollywood. Le caractère film de super-héros / film d’arts martiaux n’enlevait rien aux clichés du genre, entre les chansons à outrance quand le héros voit sa bien-aimée, et la sur-exagération d’absolument tout. Cette année, c’est le sud de l’Inde qui est à l’honneur, et avec lui un réalisateur reconnu par de nombreux prix, Lijo Jose Pellissery, qui nous présente Jallikattu.

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[PIFFF 2019] The Pool : Derrière le pédiluve, l'enfer

En Thaïlande, on ne fait pas que creuser des piscines bien trop profondes sans dénivelé de bassins (et, attention vous allez rire, sans échelle !). On aime bien aussi ne pas réveiller quelqu’un endormi sur un matelas pneumatique alors que cette dernière se vide, attacher son chien pour qu’il ne puisse prévenir personne, et faire en sorte que la copine du héros le rejoigne en s’éclatant la tête sur le rebord. Sinon c’est pas drôle. Ajoutons en surcroît un croco en liberté et des pluies torrentielles, et on tient un postulat de départ bien solide pour The Pool.

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Désolé j'ai ciné #12 est en ligne !

Toute l’équipe est ravie d’être de retour en cette fin d’année pour le douzième et dernier numéro de l’année. Un numéro encore riche en dossiers et en rétrospectives, que ce soit la saga Star Wars, le réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda mais également Terrence Malick sans oublier un petit détour vers les films Disney ou encore La Famille Addams.

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[PIFFF 2019] Bullets Of Justice : du cul, du fion, un nain (et c'est tout)

La séance de minuit du samedi soir au PIFFF, c’est toujours la garantie d’un film à la qualité aléatoire, au caractère souvent douteux, dont on ne boude jamais le plaisir. L’année dernière, on se régalait avec l’épisode de Puppet Master revisité par S. Craig Zahler, cette fois direction le Kazakhstan et la Bulgarie pour un film de guerre apocalyptique contre des cochons mutants

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