Au début des années 90, Tsui Hark modernise la figure de Wong Fei-Hung, inscrivant la saga Il était une fois en Chine dans la lignée des serials. 20 ans plus tard, c’est avec le même esprit mais une ambition toute autre qu’il s’attaque à une autre grande figure populaire chinoise.
Détective Dee : Le Mystère de la flamme fantôme (2010)
Personnage historique, célèbre juge au sein des dynasties Tang et Zhou, le juge Di Renjie devient un enquêteur de génie – sorte de Sherlock Holmes chinois – via la littérature populaire. Une figure que Tsui Hark se réapproprie et modernise, en faisant un pur héros de cinéma grand public dans la lignée de son travail. En Chine, en l’an 690, Wu Zetian (Carina Lau), veuve du dernier souverain chinois, est sur le point de devenir la première femme à accéder au titre d’impératrice de Chine. Lors des préparatifs, plusieurs personnes meurent en prenant feu de manière soudaine et inexpliquée, compromettant les cérémonies pour le couronnement. Pour résoudre ce mystère, la future impératrice fait sortir le juge Dee (Andy Lau) de prison.
On comprend dès les premières minutes que le cinéma de Tsui Hark est passé dans une autre dimension, celle du blockbuster affichant clairement l’ambition de concurrencer les américains sur leur terrain privilégié. Le ton s’affiche avec le décor de la cité impériale (tourné sur place) et les immenses studios où ont été construits l’intérieur du bouddha géant. Le message est clair : les moyens ont été mis pour faire de ce Détective Dee un grand spectacle populaire. Une impression toutefois contrebalancée par des effets visuels numériques bancals, les techniciens chinois n’ayant pas encore l’expérience nécessaire pour que le rendu soit convaincant. C’est particulièrement visible lors des plans aériens montrant l’immensité de la cité ou lorsque des comédiens sont filmés sur fond vert, l’incrustation étant particulièrement visible et le décalage flagrant entre le comédien et le décor numérique en arrière-plan. Mais une fois l’œil habitué à ces postures qui rognent, l’ambition du réalisateur envers son spectacle flamboyant se dénote.

Bien qu’il doive désormais composer avec les studios chinois et se retrouve loin de l’indépendance hongkongaise des décennies précédentes, Tsui Hark fait de Détective Dee : Le Mystère de la flamme fantôme une œuvre qui lui ressemble entièrement. On retrouve sa marque de fabrique, le film s’approchant par certains aspects de Zu, les guerriers de la montagne magique (1983) : un mélange des genres entre wu-xia pian, film policier, film fantastique et fresque historique. La différence se situe dans le traitement du fantastique qui finit par trouver une explication rationnelle à chaque élément du genre. Ainsi, le tueur masqué dans le marché fantôme déploie de petites créatures tueuses se révélant des marionnettes manipulées par des hommes de main, sans que l’on sache sur l’instant s’il s’agit d’une adaptation au public chinois ou d’une évolution durable du cinéaste.
C’est en terme de mise en scène que la transformation se déploie. La folie qui caractérise le créateur de chaos qu’est Tsui Hark laisse ici place à une narration plus posée et élégante mais surtout d’une ampleur jusqu’alors inédite, même si Seven Swords en pose déjà les premières pierres. Les mouvements de caméra sont longs, amples et soignés, les décadrages habituels laissent place à des cadres d’une grande précision et le découpage est beaucoup moins hargneux qu’à son habitude. En clair, Tsui Hark recherche une esthétisation de son cinéma plutôt que des expérimentations visuelles ou une démarche signifiante envers son spectateur. Pour cela, il fait appel à la légende Sammo Hung pour la chorégraphie des combats, chacun exploitant un élément du décor. Le premier combat, où Dee effectue des travaux forcés consistant à brûler des courriers officiels, se focalise sur le puits de feu et les chaînes retenant Dee, ce dernier étant enchaîné mais portant des protections contre le feu. Une manière de présenter le personnage (il s’agit de sa première apparition) et son intelligence. Le découpage est limpide : un plan d’ensemble pour situer l’action, suivi d’un plan cadrant le personnage et montrant ses mouvements, des inserts sur des éléments spécifiques (les chaussures de protection), puis un plan d’ensemble au ralenti pour le coup final porté à l’adversaire.

Une grammaire simple servant les chorégraphies des combats, notamment parce qu’elle parvient à suivre les mouvements des personnages. C’est le cas pour la séquence du marché fantôme, où les personnages combattent sur des rondins flottants, se les envoient dans la figure (citation directe d’un combat d’Il était une fois en Chine) et sautent entre les rondins. Par ses mouvements de grue et plongées de la caméra, Tsui Hark suit directement les mouvements des comédiens et cascadeurs. Le combat final, mélange d’arts martiaux et d’échanges à l’épée issus d’un wu xia pian, mixe les plans aériens suivant les sauts des cascadeurs et plans plus serrés sur les comédiens combattant. Une alternance montée au cordeau, rendant l’action lisible et compréhensible malgré sa variété, les personnages sautant entre des échelles en bambou, un ascenseur ou les différentes structures du Bouddha.
Cette évolution traduit-elle un changement dans la personnalité bouillante du réalisateur ? On peut le penser, par l’âge et les circonstances de production du film, cette fois-ci en collaboration avec la Chine populaire. On peut même voir le parcours de Dee, introduit comme prisonnier politique puis entouré de collaborateurs méfiants avant d’être adoubé par l’impératrice, comme le reflet de celui de Tsui Hark au sein de l’industrie cinématographique chinoise. En réalité, le cinéaste est surtout moins frontal qu’à ses débuts, contournant les attentes pour asséner son propos. Ainsi le cerf blanc, introduit comme un élément divin et prophétique pour l’impératrice, se révèle un leurre servant ses intérêts, infirmant la théorie du refus du fantastique du cinéaste pour au contraire confirmer que son esprit politique est toujours présent, simplement contraint à un fonctionnement nouveau.

Cette position au sein de l’industrie chinoise l’oblige en effet à faire des concessions vis-à-vis du régime pour exister. Quitte à mettre de côté son indépendance ? On peut voir la relation entre Dee et l’impératrice Wu comme le reflet de celle entre le réalisateur et le pouvoir chinois. Autrefois adoubé par l’empereur (l’industrie de Hong Kong), la mort de celui-ci et le couronnement de l’impératrice (la rétrocession à la Chine) condamnent Dee à l’emprisonnement (le départ vers les Etats-Unis) avant un retour sous surveillance (co-productions sino-hongkongaises) et une officialisation par Wu (réalisateur de blockbusters chinois). Des concessions qui n’empêchent pas Tsui Hark de garder son indépendance d’esprit, comme Dee l’exprime à l’impératrice dans le dialogue final, se positionnant en électron libre au sein d’un système politique cloisonné.
Notre connaissance du cinéaste aurait habituellement vu ce propos asséné par la violence de la mise en scène, mais étant désormais plus sage et expérimenté, Tsui Hark glisse son propos avec subtilité, au sein d’une mise en scène qui se fond en apparence au sein du blockbuster populaire et calibré. Tout comme Détective Dee : le mystère de la flamme fantôme apparaît comme le miroir moderne d’Il était une fois en Chine, un spectacle jouissif teinté d’un propos politique sur son époque.

Détective Dee II : La Légende du Dragon des Mers (2014)
À croire que les compromis peuvent apporter du bon : en tronquant son propos pour entrer dans le moule de la Chine populaire – populiste ? -, Detective Dee : le mystère de la flamme fantôme devient le premier succès commercial de Tsui Hark sur le sol chinois. Rien d’étonnant à ce que la mise en chantier d’une suite soit de mise – après un intermède sous forme de retrouvailles avec Jet Li pour Dragon Gate, la légende des sabres volants (2011). C’est finalement sous la forme d’une préquelle – et cette fois-ci par le biais d’une production entièrement chinoise – que se présente Détective Dee II : La Légende du Dragon des Mers.
Nous retrouvons donc un Dee rajeuni, sous les traits d’un Mark Chao peu ressemblant à Andy Lau mais dont l’attitude décontractée et nonchalante est tout à fait cohérente avec la caractérisation du personnage. D’autant que le comédien campe tout autant l’enquêteur qu’il se veut miroir d’un Tsui Hark qui raconte ici sa nouvelle vie au sein de la Chine continentale. Les premières minutes ne font pas de mystère lorsque Dee, débarquant à Luoyang comme nouveau juge, est immédiatement qualifié de « fou » (à l’époque de L’Enfer des armes (1980), Hark était surnommé « le voyou » par l’industrie) puis arrêté par les autorités bien qu’ayant empêché le kidnapping d’une courtisane. Un début de long-métrage qui introduit un nouveau personnage, Zhenjin, chef de la garde impériale dont la relation avec Dee est l’un des fils rouges, passant de la méfiance à la confiance en cours de film pour tisser une relation d’amitié.

La relation entre les deux personnages suit le parcours de Dee au sein de la cour lorsque ce dernier est progressivement accepté et adoubé par l’empereur tout en parvenant à imposer son style, son point de vue et ses méthodes à la cour. Toujours en miroir la position du réalisateur qui évolue dans une nouvelle industrie cinématographique comme un “jeune premier”, Dee est un électron libre s’affranchissant des contraintes du pouvoir lorsque c’est nécessaire tout en ayant pour but de servir l’empereur et le pays. Ainsi, si le cinéaste sert avec brio l’industrie cinématographique avec ses franches réussites commerciales qui s’exportent au-delà des frontières, il prend pour autant soin d’évoquer un système « trop bureaucratique », de ridiculiser des officiels en leur faisant boire de l’urine, ou encore en mettant en évidence le peuple comme victime collatérale de l’affrontement entre deux puissances.
Malgré le rajeunissement du personnage et le changement d’acteur, la figure de Dee reste fidèle à celle dépeinte dans le premier film. Conscient que le personnage a déjà été introduit au public, Tsui Hark met en avant les capacités d’enquêteur et l’instinct de son héros, flairant dès l’introduction qu’un mauvais coup se prépare pendant que la garde est occupée. L’occasion de constater que la sagesse inhabituelle de sa mise en scène n’est qu’une étape, comme si son but était de ne pas perdre son public. Un parallèle avec la trilogie Spider-man de Sam Raimi, qui essuie les plâtres dans le premier volet avant de lâcher les chevaux dans le second, se pose : la mise en scène se libère dès cette introduction où, à l’aide d’effets numériques – qui ont bien progressé ! -, la caméra nous situe dans l’esprit du personnage, lui-même se plaçant dans la tête des agresseurs en visualisant leurs actions à venir.

Une libération salvatrice lorsque Dee, emprisonné par les soldats de l’empereur, simule sa mort d’une maladie contagieuse pour effrayer les gardes et s’évader (une séquence où l’on retrouve le personnage rajeuni de Shatuo, incarné par Tony Leung Ka-Fai dans le premier film, ici par Kenny Lin). Une courte séquence résumant cette suite, continuité dans le ton et la sagesse du premier Détective Dee combinée à la folie créatrice décuplée de son auteur. Une créativité renforcée par l’utilisation de la 3D, poursuivie par le cinéaste après une première expérience sur Dragon Gate, la légende des sabres volants. Son utilisation sied parfaitement à la mise en scène de Tsui Hark, renforçant l’immersion du spectateur dans les séquences purement visuelles (comme la manifestation de l’esprit de Dee) comme dans de simples dialogues où la profondeur de champ permet de mettre en avant les rapports de force entre les personnages, balayant ainsi les éventuelles critiques sur l’aspect gadget de cet artifice.
Les scènes de combat – chorégraphiées cette fois par Yuen Bun qui a déjà collaboré avec le réalisateur sur Il était une fois en Chine 3 et Dragon Gate – axent la chorégraphie sur un élément spécifique de la scène. Qu’il s’agisse d’une fumée anesthésiante, d’un jeu sur les lumières (Shatuo allume une flamme pour détourner l’attention des adversaires de Dee), d’une poursuite entre échafaudages en bambou ou d’un combat au milieu de fleurs toxiques, chaque séquence est propice à une chorégraphie spécifique car influencée par le décor. Des combats filmés de manière plus variée aux échelles de plans plus nombreuses, un découpage plus dynamique : le cinéaste met à l’œuvre le relief pour ses expérimentations visuelles, comme des zooms au ralenti soudains sur un coup d’épée par exemple.

Tsui Hark revient aux bases de son cinéma, n’hésitant pas à casser le rythme du film pour faire une pause et créer un moment d’évasion. Une sous-intrigue amoureuse entre une créature aquatique et une courtisane est l’occasion de créer un beau moment de poésie dans une séquence de baiser sous l’eau, rappelant certaines belles séquences de Shanghai Blues (1984) ou Peking Opera Blues (1986), tout en rendant hommage à L’Étrange Créature du lac noir (Jack Arnold, 1954), par le design du monstre en question. Qu’il s’agisse de cette créature ou du fameux dragon des mers du titre, Tsui Hark assume cette fois-ci totalement l’aspect fantastique de son histoire, le succès du premier film l’ayant permis d’être adoubé par l’industrie, à la manière de Dee à la fin du film.
À ce stade, la saga consacrée au Détective Dee agit en miroir d’Il était une fois en Chine, dont le premier épisode était extrêmement ample avant de proposer une suite beaucoup plus resserrée dans son intrigue et ses enjeux. Ici, la sagesse du premier Détective Dee laisse place à la folie créatrice de Tsui Hark, qu’elle soit visuelle, thématique ou dans sa tonalité. Poussons la comparaison plus loin, la saga de Wong Fei-Hung se déroule à la fin de la dynastie Qing, alors que la Chine est la proie des puissances Occidentales et le film tourné à une époque où Hong Kong était une colonie britannique. La saga Dee se déroule quant à elle pendant la dynastie Tang, considéré comme l’un des âges d’or de l’histoire de Chine, et les films tournés à une époque où la Chine est un prétendant à la place de première puissance mondiale. Quant à Tsui Hark, on peut le voir au début des années 90 comme le reflet d’un Wong Fei-Hung s’opposant frontalement aux pouvoirs en place. Les temps ayant changé et le réalisateur, comme Dee, est intégré à l’industrie de Pekin, il n’en garde pas moins son esprit indépendant, ayant appris à jouer avec les contraintes du système pour mieux les récupérer à son avantage. À la manière, justement, de son héros principal.

Détective Dee : La légende des rois célestes (2018)
Avec un succès également au rendez-vous, Détective Dee II : La Légende du Dragon des Mers appelle à la réalisation d’un troisième épisode. Après avoir envisagé une histoire sur plusieurs époques à la manière du Parrain, 2e partie (Francis Ford Coppola, 1974) jonglant ainsi entre les comédiens Andy Lau et Mark Chao, il est finalement décidé de retrouver l’itération jeune de notre cher détective. Tsui Hark se nourrit des mêmes intention tout en dédoublant l’ambition, dans la volonté de concurrencer Hollywood sur le terrain du blockbuster mais aussi de faire progresser l’industrie en matière technologique. Après le relief sur le second volet, c’est en HFR (High Frame Rate, soit un tournage en 48 ou 60 images par seconde au lieu du traditionnel 24 images, donnant plus de lisibilité à l’image, un procédé popularisé par Peter Jackson et sa trilogie du Hobbit, ndlr) que le réalisateur tourne ce troisième volet. Les spectateurs français n’ont hélas pu à l’époque profiter pleinement de l’expérience en salle devant le manque d’équipement des cinémas.
Détective Dee : La légende des rois célestes poursuit le chemin tracé par les deux précédents volets de la saga. Le film enchaîne les séquences d’action jubilatoires, aux chorégraphies toujours aussi inventives (ici, c’est un troisième chorégraphe ,Feng Lin, qui a déjà travaillé sur le précédent volet), à la mise en scène toujours aussi inventive et déjouant les a priori du spectateur. La séquence introduisant Dee le voit s’entraîner avec un bâton à tenter d’atteindre une feuille volante en mouvement avec le vent. Filmée comme une simple séquence d’entraînement donnant l’impression à nouveau d’utiliser le relief comme un simple gadget mettant en évidence la feuille en question, Tsui Hark réutilise cette technique lors du premier combat de Dee, lui permettant de paralyser son adversaire.

Au-delà de la mise en scène, la scénographie des combats s’appuie sur un élément fantastique simple mais exploité jusqu’au bout par Tsui Hark : lors d’une séquence de combat servant de présentation des antagonistes, un groupe de magiciens parvient à disparaître et à se téléporter pour tromper son adversaire. Une idée exploitée crescendo, d’abord dans des affrontements mano à mano virevoltants, jusque dans un final dantesque où le réalisateur convoque nombre de créatures issues du folklore chinois, du dragon aux rois célestes du titre, jusqu’au Roi Singe, déjà imprimé à l’écran par le cinéaste dans Journey to the West: The Demons Strike Back (2017). Tous ces éléments culminent dans ce final où le réalisateur repousse les limites du grand spectacle, aidé par des effets numériques en constante progression par rapport aux précédents épisodes.
Détective Dee : La légende des rois célestes enterre sans problème la concurrence des blockbusters sortis la même année, d’Avengers : Infinity War jusqu’à Black Panther. Un film riche, jouissif et touchant là où l’on ne l’attend pas avec le personnage de Shatuo, médecin et ami de Dee, seul personnage avec le héros et l’impératrice à être présent dans les trois films. Une romance entre le personnage et une tueuse se développe au cours de l’histoire, ne dépassant pas hélas le stade d’intrigue secondaire, à l’image d’un film qui ne parvient jamais à être aussi riche et politiquement ancré que ses prédécesseurs. La relégation de Dee au second plan pendant une partie de l’intrigue privilégiant ainsi le personnage de Yuchi et son dilemme moral entre Dee et l’impératrice Wu est un parti-pris risqué qui rappelle l’époque où la rétrocession de Hong Kong à la Chine approchait dangereusement. Il s’agit cependant du seul personnage ayant une évolution entre le second et le troisième film, l’impératrice Wu n’étant qu’une simple antagoniste loin de la caractérisation nuancée et de l’image forte qui la caractérise dans le premier film, qui se conclut sur sa prise de pouvoir officielle sur un champ de ruine, miroir du règne de Mao au sortir de la guerre civile.

Tout le propos politique est ici dilué dans une simple opposition entre deux personnages, soit Dee et l’impératrice Wu, loin de la représentation des coulisses du pouvoir central décrite dans les deux premiers films. Finalement, La légende des rois célestes ne dépasse jamais le grand divertissement qu’il est, se plaçant comme une œuvre visuellement riche mais intérieurement creuse. Un comble pour Tsui Hark qui est parvenu à s’adapter aux contraintes du système pour mieux diffuser son propos dans les précédents volets. En cela, le film conclut le miroir avec la saga Il était une fois en Chine, où un troisième épisode décevant succède à deux grands films.
Détective Dee : Le Mystère de la flamme fantôme, de Tsui Hark. Ecrit par Chen Kuo-fu et Chang Chia-Lu. Avec Andy Lau, Li Bingbing, Carina Lau… 2h03.
Sorti en salles le 20 avril 2011
Détective Dee II : La Légende du Dragon des Mers, de Tsui Hark. Ecrit par Chen Kuo-fu, Chang Chia-Lu et Tsui Hark. Avec Mark Chao, Angela Yeung Wing, Carina Lau… 2h14
Sorti en salles le 6 août 2014
Detective Dee : La légende des rois célestes, de Tsui Hark. Ecrit par Chen Kuo-fu, Chang Chia-Lu et Tsui Hark. Avec Mark Chao, Carina Lau, Feng Shaofeng… 2h12
Sorti en salles le 8 août 2018