[DEAUVILLE 2020] The Violent Heart : Let’s thrill in love

Si vous ne savez pas ce que devient Tobey Maguire, sachez qu’il produit le film dont nous allons parler: The Violent Heart. Celui-ci arrive tout juste après le ventre mou de la compétition ( Love is love is love, Giants being lonely). Une bouffé d’oxygène et pourtant un film assez classique. Présenté comme une romance, son réalisateur a très vite souhaité s’émanciper de cette structure classique. Était-ce une bonne idée de jouer avec les codes pour surprendre le spectateur?

Continuer de lire « [DEAUVILLE 2020] The Violent Heart : Let’s thrill in love »

[DEAUVILLE 2020] Minari : La petite maison dans le kimchi

Démarrage en trombe pour le festival tant attendu de cette deuxième moitié d’année. Cette fois-ci, économie de films oblige, c’est un compétiteur qui est présenté en guise d’ouverture. Choix salvateur tant, avec sa fraîcheur et son propos bien établi, Minari n’a rien à envier à son prédécesseur de l’édition 2019, Un Jour De Pluie À New York. Le film, vainqueur de deux prix à Sundance, s’inscrit facilement dans les codes des œuvres présentées lors de la compétition deauvilloise, avec son propos social bien ancré dans un portrait culturel.

Continuer de lire « [DEAUVILLE 2020] Minari : La petite maison dans le kimchi »

Blindspotting : Petit bijou pop

L’équipe du site soutient les prises de paroles qui ont actuellement lieu un peu partout dans le monde pour s’opposer aux violences commises contre la communauté noire. Le mouvement Black Lives Matter compte plus que jamais et nous avons donc décidé de lancer un nouveau cycle thématique. Pour l’inaugurer, nous avons décidé de republier notre critique de Blindspotting, découvert à Deauville et qui n’a malheureusement pas eu le succès escompté.

Continuer de lire « Blindspotting : Petit bijou pop »

The Climb : Burlesque ennuyeux

Sur les routes de Navarre, deux cyclistes. Qui discutent tranquillement de choses et d’autre. Lorsque l’un demande à l’autre s’il accepte d’être son témoin de mariage, l’autre avoue à l’un que depuis quelques temps, il couche avec sa future femme. S’en suit une course ridicule aux dialogues taillés au couteau. Petite ellipse, l’enterrement de la femme en question, qui finalement a épousé ledit copain, rajoute une forte ironie lors d’une cérémonie qui part en vrille. Tous les éléments sont là pour passer un bon moment d’humour noir.

Continuer de lire « The Climb : Burlesque ennuyeux »

We The Animals : Poétiquement creux

Adaptation du livre éponyme de Justin Torres – « Une vie animale » en français -, « We The Animals » met en scène le destin de trois gamins un peu obligés de se débrouiller par eux-mêmes pour grandir face à un père aimant mais violent et une mère en proie à la dépression et aux excès aussi colériques qu’amoureux de son mari. Tandis que les deux grands apprennent à vivre dans cette cacophonie familiale, le petit dernier Jonah est le témoin silencieux de la destruction de son cocon familial.

Continuer de lire « We The Animals : Poétiquement creux »

Long way home : Come to the light

Gestation longue et douloureuse – financer un premier film n’est jamais chose facile – pour la réalisatrice qui nous offre son premier long-métrage. Depuis 2009, Jordana Spiro avait en tête cette idée de comprendre et analyser ce qui traversait l’esprit de ces enfants et adolescents placés – ou sortant – de familles d’accueils. « Long Way Home » (« Night Comes On » en VO) s’intéresse à l’une d’entre elles. La jeune Angel, dix-huit ans, tout juste sorti de prison après y avoir été incarcéré pour port d’arme illégal – ajouté à cela d’autres délits -. Deux choix s’offrent alors à la jeune femme : combler son désir de vengeance ou prendre soin de sa petite soeur Abby, actuellement en famille d’accueil. 

Continuer de lire « Long way home : Come to the light »

[DEAUVILLE 2018] The Kindergarten Teacher : De la passion à l’obsession

De la passion à l’obsession il n’y a qu’un pas. Remake du film israélien « L’institutrice » sorti en 2014, « The Kindergarten Teacher » en reprend les grandes lignes ou l’histoire d’une institutrice qui décèle un don inné pour la poésie chez un enfant de cinq ans et qui se battra contre vents et marées pour que son talent soit reconnu et cultivé. Premier long-métrage de sa réalisatrice … Continuer de lire [DEAUVILLE 2018] The Kindergarten Teacher : De la passion à l’obsession

[INTERVIEW] Jim Cummings (« Thunder Road ») : « Je suis un athéiste d’Hollywood »

Lors de son passage au 44e Festival du cinéma américain de Deauville, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Jim Cummings. Multi-casquettes sur son premier long-métrage « Thunder Road » (réalisateur, scénariste, compositeur, éditeur et acteur principal) – récompensé par le Grand Prix au Festival -, le jeune homme à la bonne humeur et à la passion communicative nous a parlé de sa première expérience en … Continuer de lire [INTERVIEW] Jim Cummings (« Thunder Road ») : « Je suis un athéiste d’Hollywood »

[DEAUVILLE 2018] Thunder Road : Sur la route du succès

Déjà adepte du court-métrage – ils sont tous disponibles sur Vimeo (on ne peut que vivement vous conseiller de les regarder) -, Jim Cummings cumule les casquettes pour son premier long-métrage et puis comme on dit, on est jamais mieux servi que par soi-même. Réalisateur, scénariste, compositeur, monteur et également acteur principal – on est plus à un rôle près -, Jim Cummings débarque à … Continuer de lire [DEAUVILLE 2018] Thunder Road : Sur la route du succès

[DEAUVILLE 2018] Dead Women Walking : Dead or alive

Depuis 1977, seulement 16 femmes ont été condamnées à mort – la dernière remonte au 30 septembre 2015 – sur les 1481 exécutions réalisées aux Etats-Unis. Un nombre peu conséquent finalement mais une sentence ultime qui a des répercussions sur ces quelques femmes et leur entourage. À travers neuf vignettes, neuf portraits de femmes dans le couloir de la mort, la réalisatrice Hagar Ben Asher … Continuer de lire [DEAUVILLE 2018] Dead Women Walking : Dead or alive