Us : Under the convenience store

Attention Spoilers

Une réflexion que l’on peut se faire lorsque l’on pense au cinéma de Jordan Peele, adoré outre-atlantique, c’est à quel point les Américains n’ont besoin de personne, et certainement pas des étrangers, pour montrer du doigt les problèmes de leur société et en déceler les moindres tâches. Au-delà de ce phénomène masochiste, on se rend compte que ce sont les américains qui ont toujours su filmer, mieux que tous, l’Amérique. En Europe, les cinéastes ont du mal à filmer  »l’essence » de leur pays : Dumont se contente du nord de la France, Moretti est l’un des seuls qui a réussi l’exercice, lui et Fellini. Ce n’est donc pas étonnant que Peele ait eu tant de succès avec Get Out, film pointant du doigt tous les travers d’une Amérique raciste se cachant derrière  »l’exploit » d’avoir élu un président d’origine Kenyane ; diluant son propos dans une histoire cauchemardesque, genre dans lequel Jordan Peele s’épanouit, à en juger l’excellence du film. 

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Les Enquêtes du Département V – Dossier 64 : Farvel

Il y a ce petit quelque chose qui m’a toujours attristé à propos de la saga danoise Les Enquêtes du Département V. Miséricorde, Profanation et Délivrance – les trois premiers volets – n’avaient pas eu la chance de connaître une sortie en salles malgré la qualité notable de ces films (et son succès au box-office danois). Dossier 64 subit également le même sort même s’il a la chance de sortir en e-cinema et ainsi être disponible au plus grand nombre; grand bien nous fasses je peux vous l’assurer car au vu de la qualité de cette saga, il serait dommage de passer à côté.

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Sebastien Marnier (« L’Heure de la sortie ») : « Le film dessine le monde qu’on va laisser à nos enfants »

En salles dès le 9 janvier, le second long-métrage de Sébastien Marnier (« Irréprochable ») est une vraie réussite. Mêlant les genres pour y délivrer un véritable message alarmant, « L’Heure de la sortie » est un constat glaçant d’une société sur le déclin et une jeunesse qui la vit de plein fouet. On a discuté avec son réalisateur pour comprendre ses inspirations et sa propre vision de la société.

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L’Heure de la sortie : Le fête est finie

On a injustement peu parlé de « Irréprochable » sorti durant l’été 2016. Le premier essai de Sébastien Marnier marquait déjà une incursion fort marquée dans le film de genre avec son ton sombre et son atmosphère étouffante. Une recette qui lui réussit puisqu’en ce début 2019, le réalisateur revient pour un second long-métrage « L’Heure de la sortie » librement adapté du roman du même nom de Christophe Dufossé sorti en 2002. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que janvier débute sous les meilleurs auspices avec ce qui s’avère être la première claque française de 2019 et une preuve, s’il en fallait une de plus, que le film de genre française se porte bien.

Deuxième film, deuxième claque. On retenait de son premier film l’ambiance étouffante, son personnage principal intriguant, à la limite du malsain, on retrouve quasiment tous ces éléments dans « L’Heure de la sortie ». Ambiance caniculaire alors qu’un professeur de français vient de se suicider devant ses élèves en plein cours. Pierre devient leur professeur suppléant dans une classe de 3e intellectuellement précoces et parmi eux, un groupe de six élèves aussi intrigants qu’effrayants. Une curiosité malsaine va l’emmener à espionner ces jeunes pour les comprendre. Pour connaître la suite, il faudra aller voir le film car le résumer sans en dévoiler l’intrigue est bien compliqué. Tout ce qu’on pourra vous dire c’est que c’est loin d’être un film commun, qu’il navigue avec une aise déconcertante parmi les genres et que le tout est porté par un casting impliqué à  commencer par un Laurent Lafitte incroyable et six jeunes qui sont tous des révélations.

Véritable constat d’une société sur le déclin autant que sur le fossé qui s’est crée entre jeunes et adultes, « L’Heure de la sortie » terrifie par sa vérité, sa justesse et offre un autre portrait – moins glorieux et plus inquiétant – de cette jeunesse plus au fait de notre monde en perdition et peut-être beaucoup plus radicale que les précédentes générations. Avec énormément d’audace et de talent, Sébastien Manier sublime et offre une autre approche de l’oeuvre de Christophe Dufossé. Loin d’être simplement une étude de cas dans la sphère scolaire – bien qu’elle soit intéressante et qu’elle soulève de vraies problématiques même si le sujet n’est pas là -, « L’Heure de la sortie » se fait le reflet de notre société et de notre jeunesse actuelle. 

Maîtrisé de A à Z par un réalisateur qui a toutes les armes pour nous offrir un cinéma de qualité – même si son talent est déjà confirmé en l’espace de deux films -, « L’heure de la sortie » est un thriller quasi apocalyptique aussi alarmant qu’il est terrifiant. L’une des plus belles réussites de ce début d’année.

L’Heure de la sortie de Sébastien marier. Avec Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot, Gringe… 1h43
Sortie le 9 janvier

Unfriended Dark Web : Petits jeux entre amis

Sortie en 2014, « Unfriended » avait fait son petit effet en plaçant son film d’horreur sous le prisme d’un seul point de vue : celui d’un écran d’ordinateur qu’on observe de la première à la dernière seconde. Cette année, « Searching : portée disparue » avait utilisé la même technique – avec habilité et intelligence ce qui lui vaut de se placer dans le haut du panier des thrillers 2018 – et désormais « Unfriended : Dark Web » également. Alors que le premier opus était bancal sur son scénario (film d’horreur sur fond de fantôme et vengeance), « Unfriended : Dark Web » emprunte le chemin dru thriller psychologique, nouveaux personnages, nouvelles thématiques et force est de constater que le tout fonctionne assez bien.

Lorsque Matias ramène chez lui un nouvel ordinateur et y trouve une cache de fichiers, il est loin de se douter qu’il est sur le point d’entrer dans l’un des endroits les plus mystérieux mais également dangereux qui puisse exister sur internet : le Dark Web. Alors qu’il fait une traditionnelle soirée jeux avec ses amis, tout se complique lorsque Matias apprend qu’ils sont épiés par quelqu’un prêt à tout pour protéger le Dark Web et les secrets que contiennent cet ordinateur…

Exit le côté horrifique lié aux esprits du premier et place à une véritable menace, celle des tréfonds du Dark Web. En plaçant son action et son propos dans une problématique bien réelle et pourtant si invisible aux yeux de tous – le Dark Web existe mais savons-nous vraiment ce qu’il se trame dessus ? -, Stephen Susco donne une autre dimension au film rendant le tout beaucoup plus intéressant tout comme les différents plot twists insérés tout au long du film pour arriver à un final rappelant notamment « Nerve » sorti en 2016. Il n’empêche que ce « Unfriended : Dark Web » souffre des mêmes tares que son aîné avec une mise en place des personnages assez longue et laborieuse qui peut vite vous faire décrocher au début. Par moment on relèvera aussi une mauvaise gestion de l’écran justement à trop vouloir juxtaposer les fenêtres, les informations données à l’écran et y ajouter les discussions des protagonistes certaines scènes sont tout simplement illisibles.

Malgré tout, « Unfriended : Dark Web » réussi à accrocher son spectateur au fur et à mesure du récit et des enjeux qui en découlent pour Matias le protagoniste principal une fois que le véritable propriétaire de l’ordinateur entre en jeu pour lancer son film à toute allure jusqu’à la dernière minute. Par différents effets visuels et sonores propres à l’ordinateur, le réalisateur réussit à distiller une angoisse constante tout en réussissant à développer suffisamment chacun de ses personnages (qui sont quand même beaucoup) pour laisser le temps au spectateur de s’attacher. 

Petit film d’horreur tirant plus vers le thriller qu’autre chose, « Unfriended : Dark Web » est un film plus qu’honnête qui fait le boulot de A à Z et qui se laisse regarder avec plaisir. Prenant, plutôt efficace et au scénario rondement mené.

Unfriended : Dark Web de Stephen Susco. Avec Colin Woodell, Betty Gabriel, Rebecca Rittenhouse… 1h33
Sortie le 26 décembre

Assassination Nation : Privé, vous avez dit privé ?

Est-ce que le concept de vie privé est encore valable en 2018 ? À l’heure où nous passons notre vie le nez collé à notre téléphone portable, où l’on connaît plus les hashtags en tendance que ce qui se passe dans le monde, où l’échange verbal s’est transformé en sms et où paraître est bien plus important qu’être, « Assassination Nation » tombe à pic et est loin de prendre des pincettes. Alors que se passe-t-il lorsque une petite bourgade se retrouve victime d’un hacker et que tous les mails, photos, vidéos et messages se retrouvent en ligne à la portée de tous ? Le véritable visage de notre société se dévoile et franchement c’est pas beau à voir.

Avec une carrière plutôt discrète commencée en 2011 avec le très sympathique (et déjà irrévérencieux) « Another Happy Day », Sam Levinson n’a été aperçu qu’en 2009 en tant qu’acteur dans « Stoic » et scénariste de « The Wizard of lies » l’année dernière avant de revenir en force en cette fin d’année avec son second long-métrage « Assassination Nation ». Rendez-vous dans la ville de Salem – le choix est loin d’être anodin et on le comprendra assez rapidement – où l’on suit les tribulations de Lily et ses meilleurs amies Bex, Em et Sarah alors qu’elles doivent échapper à toute une ville qui ne souhaite qu’une seule chose : leur mort alors qu’ils sont certains que Lily est la hackeuse qui a posté sur le net toutes les informations privées de la ville. Véritable chasse aux sorcières version 2018, « Assassination Nation » reprend les éléments qui avaient conduit à l’exécution d’une vingtaine d’habitants de Salem il y a 326 ans – dénonciation, calomnie, mensonges et violence exacerbées – pour les réintroduire dans un contexte beaucoup plus moderne où la technologie a pris le pas et que le concept de vie privée ne tient plus qu’à un fil. 

Les habitants découvrent que leur maire a de drôles de tendances sexuelles, que leur mari n’est peut-être pas celui pour qui il se fait passer et que la gentille fille qu’ils avaient élevé dans la traduction catholique n’est pas aussi prude que ça…

Mais au-delà de ce petit jeu morbide pour découvrir qui a fait ça et connaître les secrets les mieux gardés de ses voisins, Sam Levinson pose un regard intelligent et soulève de vraies questions dans une société où tout repose sur le paraître et où n’importe quelle photo, vidéo ou parole peut-être mal interprétée. Le proviseur du lycée est-il réellement pédophile parce qu’il a une photo de sa fille nue à six ans alors que certains parents affichent fièrement sur leur cheminée une photo de leur propre fille nue lorsqu’elle était petite ? 

En parallèle de ces réseaux sociaux qui dirige notre quotidien, le réalisateur fait surtout – et avant tout – un portrait de jeunes filles à l’aube d’être des femmes coincées dans un patriarcat encore malheureusement bien présent que ce soit du regard du père ou du petit-ami ou de n’importe quelle force masculine supérieure toujours prête à dicter aux femmes ce qu’elles doivent dire ou penser, encore plus dans une société sur-sexualisée par notamment ces dits réseaux sociaux. Inspiré par les « Subekan », Sam Levinson ne lésine pas sur la violence accrue et l’hémoglobine autant pour choquer que pour faire prendre conscience du monde dans lequel on vit, dans lequel les coups ont remplacé la parole. Véritables héroïnes badass, Lily, Em, Bex et Sarah sont des ambassadrices de choc pour les mouvements #MeToo… avec une furieuse envie de s’en sortir et de se dégager de la vision patriarcale imposée par la société. Elles sont ce qu’elles sont, elles le revendique haut et fort et nous on ne peut qu’applaudir. 

Visuellement, Sam Levinson nous offre un plaidoyer pop, coloré et absolument surexcité, miroir de notre monde actuel et même si le réalisateur veut nous proposer un constat de la société américaine, force est de constater que « Assassination Nation » se fait surtout le miroir d’un monde régit par la force du net, quitte à ce qu’on en perde notre propre capacité de réflexion.

Assassination Nation de Sam Levinson. Avec Odessa Young, Suki Waterhouse, Hari Nef… 1h48
Sortie le 5 décembre

L’Ombre d’Emily : Aussi sombre qu’un couloir mal éclairé

Réalisateur d’une partie des épisodes de la série « The office », à la tête de comédies du style « Mes meilleures amies », « Spy » ou encore « S.O.S Fantômes », Paul Feig explore cette année son côté sombre avec l’adaptation du roman « Disparue » de Darcey Bell. Et jusqu’à présent tout laissait présager un thriller corsé aussi sexy que tendu. Imaginez la déception lorsque le tout se révèle un simple plouf dans la mare des pseudos thrillers/comiques – alors que sur Allociné le film n’est même pas catégorisé dans le genre comédie alors qu’il aurait largement pu -. 

Vlogueuse et maman à plein temps, Stéphanie – adorable Anna Kendrick – passe ses journées entre aider dans les activités extra-scolaires de son fils et se filmer en train de réaliser différentes recettes et à prodiguer astuces et conseils aux autres mamans. Tout son quotidien se retrouve cependant bouleversé quand elle fait la rencontre d’Emily – plantureuse et née pour porter des costumes -, une autre mère de famille aussi intriguante qu’elle est charismatique. Entre elles, une amitié se noue petit à petit jusqu’au jour où Emily disparaît mystérieusement. Bien décidée à savoir ce qui est arrivé à sa meilleure amie, Stéphanie commence son enquête pour finalement découvrir qu’il y a de bien grosses anguilles sous roche. 

Qu’est-ce qui ne va pas dans le film ? À part à peu près tout ? Que ce soit la soi-disante frigidité d’Emily dont on se doute bien que quelque chose ne tourne pas rond en passant par l’obsession de Stéphanie envers Emily et son mode de vie à qui profite largement la disparition d’Emily puisqu’elle tient au courant ses abonnés de l’avancée de l’enquête au début de chacun de ses vlogs (WTF ?). « Emily est ma meilleure amie… On s’est rencontrées y a quelques semaines » Bah non en fait. Niveau crédibilité on part sur du 20/Mort de Marion Cotillard. Paul Feig a bien du mal à tenir un semblant de tension tant toutes les ficelles sont si grosses qu’elles sont visibles depuis l’extérieur du cinéma. On pense évidemment au « Gone Girl » de David Fincher qui, lui au moins, savait manier la tension et l’humour. Oui parce qu’évidemment chassez le naturel et il revient au triple galop pour mieux foncer dans le mur. « L’Ombre d’Emily » s’essaie de temps en temps à l’humour tout au long du film – avec succès grâce à la caution Anna Kendrick – avant de se perdre dans un foutraque pas possible dans son dernier quart d’heure poussant le film à un ridicule aberrant. Le film explore des pistes sans jamais aller au bout des choses et tente tant bien que mal d’emmener un peu de piquant en créant une pseudo relation ambiguë bisexuelle – SPOILER : Emily et Stéphanie s’embrassent et…. bah c’est tout en fait -. 

Dire qu’on y a cru lorsqu’on a vu cette bande-annonce. On y croyait, on le voulait ce fichu thriller un brin sexy, à défaut on se retrouve avec une Blake Lively nue sous son costard blanc – au moins on aura pas tout perdu -. Bref, Paul Feig ferait mieux de retourner à ses comédies – et rapidement – et laisser son côté sombre dormir tranquillement dans son coin.

L’Ombre d’Emily de Paul Feig. Avec Blake Lively, Anna Kendrick, Henry Golding… 1h58
Sortie le 26 septembre

Upgrade : Kill mode on

Habitué aux rôles dans des films d’horreur – de qualité plus ou moins discutable -, Leigh Whannell s’attaque début octobre au revenge movie sur fond de science-fiction et de société robotisée pour son second passage derrière la caméra. Paralysé suite à une agression qui a coûté la vie à sa femme, Grey Trace teste un remède expérimental mise au point par un milliardaire. De nouveau en possession de ses capacités physiques, Grey se lance à la poursuite de ceux qui ont assassiné sa femme mais ce qu’il va découvrir au fil de son enquête va bien au-delà d’une simple agression lambda.

Dans un futur plus ou moins proche, les nouvelles technologies ont envahi notre quotidien jusqu’à en diriger les voitures permettant au conducteur de profiter de son trajet sans se soucier de rien. Grey Trace est de ces gars encore old school qui préfère s’occuper à réparer d’anciennes voitures tandis que sa femme Asha travaille pour une compagnie high-tech. Suite à un accident de voiture suivie d’une agression, Grey est paralysé et sa femme assassiné. Alors que plus rien n’a de sens pour lui, un petit génie de l’informatique – et de surcroît milliardaire – prénommé Eron lui propose de lui implanter dans le corps une nouvelle technologie censée lui permettre de remarcher. L’opération est un succès, voire plus puisque Grey développe une force et des réflexes surhumains grâce à Stem, ce logiciel implanté dans son corps et que lui seul peut entendre. À eux deux, ils partent retrouver ceux qui ont tué sa femme mais rien ne se passe comme prévu.

Habile mélange des genres, Upgrade évolue du drame, à l’actionner en passant par le buddy movie avant de vous infliger une droite dans ses dix dernières minutes et faire sombrer le film dans le thriller pur et dur. Vraie intelligence d’écriture dans le pouvoir que les nouvelles technologies peuvent prendre dans notre société, « Upgrade » a des airs – d’excellent – épisode de Black Mirror; aussi efficace que finalement anxiogène. Visuellement le film tire de temps à autre vers les meilleures graines d’un « John Wick » avec des bagarres chorégraphiées au millimètre près avec quelques petites escapades vers du « Blade Runner » tout en réussissant à rester implanter dans une société actuelle. Logan Marshall-Green tient le film a, bout de bras avec une performance à la fois sensible et solide. Whannell fait grimper le tension de son film petit a’ petit, emmenant autant le spectateur que le personnage principal sur de fausses pistes avant d’offrir un dernier quart d’heure absolument inoubliable qui ne demande plus qu’une suite – oui, oui on réclame un sequel à ce film -.

Avec « Upgrade », Leigh Whannell signe là une petite pépite. Véritable revenge movie hybride absolument explosif autant qu’il est angoissant, « Upgrade » s’sincrit dans le haut du panier du B-movie qu’on affectionne tant.

Upgrade de Leigh Whannelle. Avec Logan Marshall-Green, Betty Gabriel, Harrison Gilbertson… 1h40
Sortir le 3 octobre

[CRITIQUE] Unsane : l’originalité ne fait pas la qualité.

Si Steven Soderbergh est réputé pour avoir une filmographie éclectique (Ocean’s Eleven, Girlfriend Experience, Side Effects…), il a épaté le monde du cinéma avec Sex, Lies and Videotape, film pour lequel il obtient la Palme d’or et le titre du réalisateur le plus jeune à obtenir ce prix (après Louis Malle). En 2018, il est de retour avec un film horrifique portant le nom d’Unsane (Paranoïa en français), avec pour spécificité d’avoir été tourné entièrement en Iphone. Lire la suite de « [CRITIQUE] Unsane : l’originalité ne fait pas la qualité. »

[CANNES 2018] Climax : Purge sous LSD

Ah soit Gaspar Noé on l’aime, soit on le déteste. Et ce n’est pas encore avec son dernier film présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs que cela va arranger les choses. Véritable événement de ce 71e Festival de Cannes, le trailer dévoilé hier nous plonge au coeur d’un (very) bad trip sous LSD virant rapidement à l’insupportable et à l’indigeste, de quoi nous faire rapidement regretter de s’être levé à 5h du matin pour assister à la projection.  Lire la suite de « [CANNES 2018] Climax : Purge sous LSD »