Charlie Says : Jacques a dit Tue les gens

Cinquante ans nous séparent du massacre de Sharon Tate par la Manson Family, date-clé qui a ébranlé le tout Hollywood. Une date anniversaire qui fait également remonter une fascination macabre pour ce moment où des hippies perdus se sont fait entraîner vers la criminalité. Quelques mois après la mort de leur gourou, le sujet redevient d’actualité, et après la sortie de Once Upon A Time In Hollywood, beaucoup de gens s’intriguent sur la réalité autour de ce culte. Si on est loin du documentaire, Charlie Says offre une retranscription assez précise de l’horreur humaine qui a opéré à la fin des années 60.

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La communion : le chemin de la rédemption

Si la Pologne est un pays connu pour sa piété, son attachement à la chrétienté traditionnelle, son cinéma semble quant à lui s’emparer de cela pour y apporter une pointe de modernité. La communion, nouveau film de Jan Komasa nommé aux derniers Oscars dans la catégorie meilleur film international, en est un bon exemple. Le cinéaste se base sur des faits réels en mettant en avant l’histoire d’un jeune, ayant tué quelqu’un au cours d’une rixe, qui finit son éducation au cœur d’un centre éducatif fermé. Là-bas, il se trouve une vocation et veut devenir prêtre mais, à cause de son casier judiciaire, les portes du séminaire lui sont fermées. Dans on objectif de réinsertion, il se retrouve dans un petit village où il parvient à se faire passer pour un curé. Son mensonge l’entraîne dans un engrenage terrible.

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Jinpa, un conte tibétain : Partager un rêve

Le road-movie est un genre particulier. À travers le mouvement, il symbolise généralement un cheminement interne pour le personnage et amène une multitude de réflexions. Parfois, il peut aussi simplement montrer le quotidien d’un homme en quête d’évasion spirituelle, à l’image de Jinpa, un conte tibétain, le nouveau film de Pema Tseden.

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Sortilège : Envoutement cinématographique

Vous-êtes-vous déjà demandés ce que ça donnerait un cocktail à base de Stanley Kubrick, Andrei Tarkovski, Terrence Malick et Apitchapong Weerasethakul ? Alaa Eddine Slim oui visiblement et son long-métrage SortilègeTlamess en version originale -, petite sensation de la Quinzaine des réalisateurs 2019, en est l’expression.

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Mes jours de gloire : Affronter sa propre réalité

Vincent Lacoste est l’un des acteurs les plus populaires du paysage cinématographique français. Depuis Les beaux gosses, sa notoriété n’a cessé de croître au même titre que son implication dans une grande variété de films, au cœur desquels il incarne assez souvent le même personnage, de sorte que l’on peut être amené à parler de « film Vincent Lacoste » dès que son nom figure à l’affiche. Ce phénomène semble être le point de départ du premier long-métrage d’Antoine de Bary, Mes jours de gloire, une « dramédie » lacostienne imparfaite mais pleine de charme.

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American Woman : Récit de vie sans à-côtés.

Lorsqu’on a vu s’avancer pour recevoir son prix Sienna Miller, on s’est demandé pourquoi tant d’honneurs. Comédienne peu connue dans nos contrées, souvent relayée au rang d’intérêt amoureux (pour se défaire de cette idée, on recommande le très bon Interview, diffusé en cette édition 2019, qui montre une palette assez large de son talent), il lui aura fallu plus d’une décennie pour obtenir un rôle qui allait nous la faire voir comme une véritable évidence. Avec American Woman, Jake Scott lui a offert un véritable rôle de composition dont elle s’est emparée avec élégance et virtuosité.

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PIFFF 2019, le récap !

Dans les horizons cinématographiques lisses, où chaque film à gros budget se ressemble, où les comédies ont perdu leur paire de burnes, où les choix s’estompent tellement que bientôt on nous demandera uniquement si on veut du « Disney ou Netflix » dans notre tarte aux poils, on se dit qu’on a mal au cinéma. Mais ça c’est parce qu’on fouille pas assez, les enfants ! Le cinéma de genre, véritable vétéran garant de la tentative artistique à tout prix, lui, se porte très bien, et il suffit de venir au PIFFF tous les ans pour s’en rendre compte !

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[PIFFF 2019] Why Don’t You Just Die, vengeance en famille

Ah, la Russie… La vodka, la violence gratuite, la folie ambiante….Comment ça, on dirait un tableau des clichés ? À partir du moment où Why Don’t You Just Die, venu tout droit de la Mère-Patrie, fonce droit dedans, on considère qu’on a le droit, non ? En tout cas, dans le genre inhérent à ces mêmes clichés, le PIFFF est l’endroit nommé pour s’y diffuser.

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[PIFFF 2019] I See You : Phogging Iboys

Depuis combien de temps n’a-t-on pas vu un excellent thriller, dont les ficelles insondables parviennent à nous malmener de bout en bout ? Beaucoup diront Gone Girl, et on est assez d’accord. Il faut dire que l’exercice est difficile : chaque séquence doit être millimétrée, jouer de ses angles et mystères pour nous captiver et nous mener en bateau. Présenté au PIFFF, voici I See You, d’un Adam Randall qu’on avait déjà remarqué pour son Iboy en 2017.

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