American Woman : Récit de vie sans à-côtés.

Lorsqu’on a vu s’avancer pour recevoir son prix Sienna Miller, on s’est demandé pourquoi tant d’honneurs. Comédienne peu connue dans nos contrées, souvent relayée au rang d’intérêt amoureux (pour se défaire de cette idée, on recommande le très bon Interview, diffusé en cette édition 2019, qui montre une palette assez large de son talent), il lui aura fallu plus d’une décennie pour obtenir un rôle qui allait nous la faire voir comme une véritable évidence. Avec American Woman, Jake Scott lui a offert un véritable rôle de composition dont elle s’est emparée avec élégance et virtuosité.

Continuer de lire « American Woman : Récit de vie sans à-côtés. »

PIFFF 2019, le récap !

Dans les horizons cinématographiques lisses, où chaque film à gros budget se ressemble, où les comédies ont perdu leur paire de burnes, où les choix s’estompent tellement que bientôt on nous demandera uniquement si on veut du « Disney ou Netflix » dans notre tarte aux poils, on se dit qu’on a mal au cinéma. Mais ça c’est parce qu’on fouille pas assez, les enfants ! Le cinéma de genre, véritable vétéran garant de la tentative artistique à tout prix, lui, se porte très bien, et il suffit de venir au PIFFF tous les ans pour s’en rendre compte !

Continuer de lire « PIFFF 2019, le récap ! »

[PIFFF 2019] Why Don't You Just Die, vengeance en famille

Ah, la Russie… La vodka, la violence gratuite, la folie ambiante….Comment ça, on dirait un tableau des clichés ? À partir du moment où Why Don’t You Just Die, venu tout droit de la Mère-Patrie, fonce droit dedans, on considère qu’on a le droit, non ? En tout cas, dans le genre inhérent à ces mêmes clichés, le PIFFF est l’endroit nommé pour s’y diffuser.

Continuer de lire « [PIFFF 2019] Why Don't You Just Die, vengeance en famille »

[PIFFF 2019] I See You : Phogging Iboys

Depuis combien de temps n’a-t-on pas vu un excellent thriller, dont les ficelles insondables parviennent à nous malmener de bout en bout ? Beaucoup diront Gone Girl, et on est assez d’accord. Il faut dire que l’exercice est difficile : chaque séquence doit être millimétrée, jouer de ses angles et mystères pour nous captiver et nous mener en bateau. Présenté au PIFFF, voici I See You, d’un Adam Randall qu’on avait déjà remarqué pour son Iboy en 2017.

Continuer de lire « [PIFFF 2019] I See You : Phogging Iboys »

[PIFFF 2019] Jallikatu : Intervilles épicé

L’année dernière, l’Inde nous proposait The Man Who Feels No Pain – disponible sur Netflix pour les plus curieux – mélange détonant d’action à la sauce Bollywood. Le caractère film de super-héros / film d’arts martiaux n’enlevait rien aux clichés du genre, entre les chansons à outrance quand le héros voit sa bien-aimée, et la sur-exagération d’absolument tout. Cette année, c’est le sud de l’Inde qui est à l’honneur, et avec lui un réalisateur reconnu par de nombreux prix, Lijo Jose Pellissery, qui nous présente Jallikattu.

Continuer de lire « [PIFFF 2019] Jallikatu : Intervilles épicé »

[PIFFF 2019] The Pool : Derrière le pédiluve, l'enfer

En Thaïlande, on ne fait pas que creuser des piscines bien trop profondes sans dénivelé de bassins (et, attention vous allez rire, sans échelle !). On aime bien aussi ne pas réveiller quelqu’un endormi sur un matelas pneumatique alors que cette dernière se vide, attacher son chien pour qu’il ne puisse prévenir personne, et faire en sorte que la copine du héros le rejoigne en s’éclatant la tête sur le rebord. Sinon c’est pas drôle. Ajoutons en surcroît un croco en liberté et des pluies torrentielles, et on tient un postulat de départ bien solide pour The Pool.

Continuer de lire « [PIFFF 2019] The Pool : Derrière le pédiluve, l'enfer »

[PIFFF 2019] Bullets Of Justice : du cul, du fion, un nain (et c'est tout)

La séance de minuit du samedi soir au PIFFF, c’est toujours la garantie d’un film à la qualité aléatoire, au caractère souvent douteux, dont on ne boude jamais le plaisir. L’année dernière, on se régalait avec l’épisode de Puppet Master revisité par S. Craig Zahler, cette fois direction le Kazakhstan et la Bulgarie pour un film de guerre apocalyptique contre des cochons mutants

Continuer de lire « [PIFFF 2019] Bullets Of Justice : du cul, du fion, un nain (et c'est tout) »

[PIFFF 2019] Extra Ordinary : Triomphe au BIFFF, Triomphe au PIFFF ?

« When there’s something strange….in the neighborhood… Who you gonna call? Rose, la monitrice d’auto-école du coin« . Forcément, c’est moins glamour! Pourtant, tout en gardant un ton comique, Extra Ordinary s’annonce comme un anti-Ghostbusters flamboyant, venu tout droit d’Irlande pour atterrir sur les écrans du PIFFF. Hilarité assurée? Pas si sûr. 

Continuer de lire « [PIFFF 2019] Extra Ordinary : Triomphe au BIFFF, Triomphe au PIFFF ? »

[PIFFF 2019] The Mortuary Collection : Horrific rollercoaster

Dans l’horreur, pour trouver de la qualité, les amateurs savent qu’ils peuvent se diriger vers les court-métrages, qui par leur concision parviennent à faire tenir leur ambiance d’un bout à l’autre. Pour vivre le frisson en long métrage, on apprécie particulièrement certains films d’anthologie, où de nombreux réalisateurs s’essaient au segment, souvent pour le meilleur. Ryan Spindell, dont les court-métrages ont déjà fait parler de lui, s’essaie seul à l’exercice, offrant une anthologie de quatre segments reliés par un cinquième, fil conducteur de sa « collection mortuaire ».

Continuer de lire « [PIFFF 2019] The Mortuary Collection : Horrific rollercoaster »