Seules les bêtes : Polar et chansonnette

Dominik Moll et Gilles Marchand (Harry, un ami qui vous veut du bien) reprennent leur collaboration et adaptent librement le roman éponyme de Colin Niel sorti en 2017. Déconcertant, leur film propose une succession de points de vue et promet au spectateur une mécanique du suspens bien huilée. Tu t’en vas… Non, nous ne sommes pas partis de la salle obscure bien que les premières … Continuer de lire Seules les bêtes : Polar et chansonnette

PIRANHAS : Chi rispetto vuol rispetto porta

Sorti en catimini en juin, PIRANHAS qui est reparti avec le prix du jury au dernier Festival de Beaune est pourtant une véritable claque qu’il vous est possible de rattraper en VOD dès le 11 octobre. Un premier film qui se plonge dans un Naples où s’affrontent ancienne et nouvelle génération de mafieux et où la jeunesse italienne perd toute son innocence au profit du pouvoir et de l’argent.

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Le Dindon : Et là c’est l’indigestion

« Tout le monde peut se tromper » nous l’affiche. Même Jalil Lespert. Celui qui avait brillé de talent avec Yves Saint Laurent et Iris commet ici sa première boulette. Et pourtant, vu le matériau d’origine, il semblait compliqué de ne pas s’en sortir. Pièce mythique de Georges Feydeau, Le Dindon à la sauce comédie française 2019 est un four absolu.

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[DEAUVILLE 2019] Waiting For The Barbarians : l’attente interminable

Comme on nous l’aura bien vendu, ce Waiting For The Barbarians. Retour inattendu pour un Johnny Depp qui, selon les dires, tente un rôle de composition, présence d’un Mark Rylance qui depuis ses trois collaborations avec Steven Spielberg ne quitte plus les esprits, adaptation d’un livre par un réalisateur reconnu dans les sphères cinéphiles, le projet a tout pour plaire. Dès les premiers instants, la photographie nous entraîne dans une poésie patiente, prenant le temps de la contemplation. 

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[ANNECY 2019] Les Hirondelles de Kaboul : Nid douillet

À l’heure où Annecy se posait de vraies questions concernant la place de la femme dans le monde de l’animation, il était plus que bienvenue de voir le film de Zabou Breitman et et Éléa Gobbé-Mévellec en compétition. Une adaptation d’un roman dans lequel on suit le destin de Mohsen et Zunaira au coeur d’un Kaboul en ruines dirigé par les Talibans. La comparaison avec Parvana se fait forcément et force est de constater que le film rate le coche alors qu’il aurait pu être un véritable brûlot féministe.

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La fameuse invasion des ours en Sicile : c’era una volta

Il y a de ces moments suspendus dans le temps, une enfance qui prend vie sous vos yeux. Présenté au dernier Festival de Cannes dans la catégorie Un Certain Regard, La fameuse invasion des ours en Sicile est l’adaptation du roman « La fameuse invasion de la Sicile par les ours » de Dino Buzzati sorti pour la première fois en 1945. 

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We The Animals : Poétiquement creux

Adaptation du livre éponyme de Justin Torres – « Une vie animale » en français -, « We The Animals » met en scène le destin de trois gamins un peu obligés de se débrouiller par eux-mêmes pour grandir face à un père aimant mais violent et une mère en proie à la dépression et aux excès aussi colériques qu’amoureux de son mari. Tandis que les deux grands apprennent à vivre dans cette cacophonie familiale, le petit dernier Jonah est le témoin silencieux de la destruction de son cocon familial.

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Les Enquêtes du Département V – Dossier 64 : Farvel

Il y a ce petit quelque chose qui m’a toujours attristé à propos de la saga danoise Les Enquêtes du Département V. Miséricorde, Profanation et Délivrance – les trois premiers volets – n’avaient pas eu la chance de connaître une sortie en salles malgré la qualité notable de ces films (et son succès au box-office danois). Dossier 64 subit également le même sort même s’il a la chance de sortir en e-cinema et ainsi être disponible au plus grand nombre; grand bien nous fasses je peux vous l’assurer car au vu de la qualité de cette saga, il serait dommage de passer à côté.

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Nicky Larson et le parfum de Cupidon : Un parfum de mauvais goût

Ce film c’était un petit peu les montagnes russes on va pas se mentir. Lorsque Philippe Lacheau annonce en juillet 2017 qu’une adaptation française de Nicky Larson va naître et qu’il sera en charge de l’écriture on avait quelques réserves. Rien de grave mais quelques réserves quand même. Lorsque l’affiche du film est sortie on était encore plus dubitatifs. Quand la bande-annonce dudit film a débarqué sur internet fin septembre on était horrifiés. Rien ne semblait aller. Puis les premières avant-premières ont eu lieu, les retours positifs aussi. Bon on reste prudent  – des trolls sait-on jamais – mais il est vrai que plus les avis positifs se propageaient et plus l’envie d’y croire se faisait forte. Cerise sur le gâteau, même la presse et les sites en disent du bien ! C’est décidé, nous allons nous faire notre propre avis car finalement c’est peut-être une bonne surprise qui nous attend et puis après la purge Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? on pouvait pas attendre pire. Et pourtant… on en est pas loin quand même.

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Si Beale Street pouvait parler : un film qui multiplie les genres

Après la claque « Moonlight », récompensée aux Oscars 2017, Barry Jenkins est de retour avec « Si Beale Street pouvait parler », un drame adapté du best-seller éponyme. Avec un duo de jeunes acteurs relativement peu connus que sont Kiki Layne et Stephan James le long métrage est un drame romantique poignant mais qui aurait gagné à être raccourci.

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