Sebastien Marnier (« L’Heure de la sortie ») : « Le film dessine le monde qu’on va laisser à nos enfants »

En salles dès le 9 janvier, le second long-métrage de Sébastien Marnier (« Irréprochable ») est une vraie réussite. Mêlant les genres pour y délivrer un véritable message alarmant, « L’Heure de la sortie » est un constat glaçant d’une société sur le déclin et une jeunesse qui la vit de plein fouet. On a discuté avec son réalisateur pour comprendre ses inspirations et sa propre vision de la société.

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L’Heure de la sortie : Le fête est finie

On a injustement peu parlé de « Irréprochable » sorti durant l’été 2016. Le premier essai de Sébastien Marnier marquait déjà une incursion fort marquée dans le film de genre avec son ton sombre et son atmosphère étouffante. Une recette qui lui réussit puisqu’en ce début 2019, le réalisateur revient pour un second long-métrage « L’Heure de la sortie » librement adapté du roman du même nom de Christophe Dufossé sorti en 2002. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que janvier débute sous les meilleurs auspices avec ce qui s’avère être la première claque française de 2019 et une preuve, s’il en fallait une de plus, que le film de genre française se porte bien.

Deuxième film, deuxième claque. On retenait de son premier film l’ambiance étouffante, son personnage principal intriguant, à la limite du malsain, on retrouve quasiment tous ces éléments dans « L’Heure de la sortie ». Ambiance caniculaire alors qu’un professeur de français vient de se suicider devant ses élèves en plein cours. Pierre devient leur professeur suppléant dans une classe de 3e intellectuellement précoces et parmi eux, un groupe de six élèves aussi intrigants qu’effrayants. Une curiosité malsaine va l’emmener à espionner ces jeunes pour les comprendre. Pour connaître la suite, il faudra aller voir le film car le résumer sans en dévoiler l’intrigue est bien compliqué. Tout ce qu’on pourra vous dire c’est que c’est loin d’être un film commun, qu’il navigue avec une aise déconcertante parmi les genres et que le tout est porté par un casting impliqué à  commencer par un Laurent Lafitte incroyable et six jeunes qui sont tous des révélations.

Véritable constat d’une société sur le déclin autant que sur le fossé qui s’est crée entre jeunes et adultes, « L’Heure de la sortie » terrifie par sa vérité, sa justesse et offre un autre portrait – moins glorieux et plus inquiétant – de cette jeunesse plus au fait de notre monde en perdition et peut-être beaucoup plus radicale que les précédentes générations. Avec énormément d’audace et de talent, Sébastien Manier sublime et offre une autre approche de l’oeuvre de Christophe Dufossé. Loin d’être simplement une étude de cas dans la sphère scolaire – bien qu’elle soit intéressante et qu’elle soulève de vraies problématiques même si le sujet n’est pas là -, « L’Heure de la sortie » se fait le reflet de notre société et de notre jeunesse actuelle. 

Maîtrisé de A à Z par un réalisateur qui a toutes les armes pour nous offrir un cinéma de qualité – même si son talent est déjà confirmé en l’espace de deux films -, « L’heure de la sortie » est un thriller quasi apocalyptique aussi alarmant qu’il est terrifiant. L’une des plus belles réussites de ce début d’année.

L’Heure de la sortie de Sébastien marier. Avec Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot, Gringe… 1h43
Sortie le 9 janvier

Mortal Engines: Moteur encrassé

Des centaines d’années après qu’un évènement apocalyptique ai détruit la Terre, l’humanité s’est adaptée pour survivre en trouvant un nouveau mode de vie. Ainsi, de gigantesques villes mobiles errent sur Terre prenant sans pitié le pouvoir sur d’autres villes mobiles plus petites.
Tom Natsworthy – originaire du niveau inférieur de la grande ville mobile de Londres – se bat pour sa propre survie après sa mauvaise rencontre avec la dangereuse fugitive Hester Shaw. Deux personnages que tout oppose, qui n’étaient pas destinés à se croiser, vont alors former une alliance hors du commun, destinée à bouleverser le futur. 

En matière de blockbusters, les années 2010 sont des années de plomb. Depuis le début de la décennie, les divertissements à gros budgets ont du mal à tirer leur épingle du jeu et il semble difficile aux studios de se renouveler. Quand a été annoncé la mise en chantier de « Mortal Engines », avec Peter Jackson à la production, on pouvait attendre de ce projet une once de nouveauté et de fraîcheur. 

Adapté du roman « Mécaniques Fatales » de Philip Reeve, « Mortal Engines » est un script écrit par Peter Jackson, Fran Walsh et Philippa Boyens. Les trois compères avaient déjà adaptés pour le grand écran « Le Seigneur de Anneaux » avec le succès que l’on connait. Si l’action et l’épique était au rendez vous, pour « Mortal Engines » c’est une autre histoire. Le film débute comme un conte, avec une voix off relatant les faits qui ont amenés le monde dans cet univers post apocalyptique. Et honnêtement, l’entrée en matière est impressionnante. La D.A est soignée et la réalisation convoque tour à tour Mad Max et John Carter. Une fois les motivations des personnages présentés, le souffle du début retombe avec fracas. On se demande si on ne regarde pas une série tant la mise en scène manque d’ambition. Christian Rivers, le réalisateur, signe ici son premier long métrage et on se pose la question de savoir pourquoi avoir donné un si gros morceau à un débutant. Mais même si la réalisation est assez plate, le scénario manque tout autant d’audace. Le film se révèle être un énième récit « young adult » dont les enjeux peuvent être devinés dès le début et qui ne montreront aucunes surprises. Au fur et à mesure de la fuite de Hester et Tom, les deux protagonistes vont rencontrer des personnages qui ne resteront que des figures fantomatiques. Aucune identification, aucun attachement. On aurait aimé savoir pourquoi le personnage d’Anna Fang est considérée comme l’ennemi numéro 1 de Londres, mais rien n’est dévoilé, même pas au détour d’un dialogue. 

Dans ce film, tout va trop vite si bien qu’on arrive à se demander si le montage n’a pas coupé des parties importantes, présentant un univers assez mal identifié et identifiable. Qui habite derrière le mur, combien y a-t-il de capitales sur roues ? Des questions qui resteront partiellement sans réponses. Le film sait néanmoins réussir les séquences plus émouvantes avec le personnage de Shrike, le robot père de substitution de Hester. Le flash back sur la relation entre les deux est superbement juste et touchant. La suite enchaîne les scènes d’action avec un rythme effréné sans se poser pour laisser le récit respirer si bien qu’on se sent trimballer plutôt qu’impliquer dans ce qui se passe à l’écran.

« Mortal Engines » prouve que la marque déposée « Peter Jackson » n’est pas gage de perfection. Mais il est fort à parier que le film saura trouver ses défenseurs, comme John Carter avant lui. 

Mortal Engines de Christian Rivers. Avec Hera Hilmar, Robert Sheehan, Hugo Weaving… 2h08
Sortie le 12 décembre 

https://www.youtube.com/watch?v=acPaU7hGIuk

Galveston : Dead man walking

Nouvelle-Orléans, 1987. Roy est un petit truand dont les dettes s’accumulent. Un soir, son boss lui tend un guet-apens, dans une maison isolée, mais réussit à s’échapper. Dans sa fuite, Roy emmène avec lui une jeune fille, Rookie, retrouvée attachée sur le lieux de l’attaque. Cette cavale les mènera au Texas, à Galveston, où les fuyards passeront quelques jours de paix, face à la mer, avant que les problèmes ne les rattrapent. 

« Galveston » est le premier film américain de Mélanie Laurent. C’est l’adaptation d’un livre signé Nick Pizzolatto, le créateur de la série « True Detective ». Mais avant ça, la réalisatrice avait marquée les esprits avec « Respire », dont le travail si particulier sur le son montrait de réelles volontés de mises en scènes. Sa filmographie est parsemée de personnages en souffrance, et ce nouveau long métrage ne déroge pas à la règle. Au tout début du film, on fait la connaissance de Roy, interprété par Ben Foster. Après un passage chez le médecin, on devine un personnage en sursis, la radio de ses poumons montrant des tâches inquiétantes. On va suivre un homme qui s’avance sans cesse vers la mort, la frôlant souvent sans jamais l’embrasser. Dans cette fuite en avant, Roy va sauver Rookie, parfait prototype de la jeune fille en détresse, interprétée par Elle Fanning. Cette blonde au visage angélique se révèle être une prostituée au passé trouble, un personnage dont l’innocence a été broyé très tôt. Roy et Rookie sont deux archétypes de film noir, et « Galveston » sera l’occasion de réinterpréter les codes du genre. 

Le film est une sorte de double parenthèse. D’abord temporelle, le tout premier plan montre l’intérieur d’un salon alors que l’ouragan Katrina fait rage dehors, puis l’intrigue se déroule en 1987 avant de revenir en 2005. Mais le long métrage offre aussi une parenthèse idyllique, au bord de la mer, où les personnages vivront quelques moments de paix, de joie, loin des tumultes qu’ils ont vécus. La scène où, au crépuscule, Tiffany, la petite sœur de Rookie, court pour mettre des petites tapes dans le dos de Roy est d’une douceur infinie, accompagnée simplement par le bruit du vent et les rires de l’enfant. La ville de Galveston servira de purgatoire aux personnages. Mais après une soirée de danse où l’on voit pour la première fois Roy sourire, et Rookie s’amuser réellement, le passé les rattrape et les fauche encore plus durement. 

Le road trip est sombre et violent. Mais le trait est parfois trop forcé, et le pathos ne prend pas, comme quand Elle Fanning raconte son passé de gamine abusée. Juste avant la confidence, on voit l’actrice en pleurs à la limite du surjeu, dont les grognements de tristesse frôle le ridicule. On aurait aimé aussi un peu plus de nuances dans le jeu de Ben Foster. Reste tout même une bonne prestation pour les deux acteurs. Lors des scènes d’action, Mélanie Laurent se lâche, et sa mise en scène aboutit à des moments intenses, du plus bel effet. Le film étant une commande, la réalisatrice n’avait pas le final cut. Elle a d’abord monté le film de son côté, aboutissant à un premier jet que le producteur trouvait trop ‘’film français’’. Puis un monteur outre-atlantique à essayer d’en faire quelque chose de plus américain. Le long métrage sorti en salle est une fusion des deux visions. En résulte un film schizophrène, ne sachant pas ce qu’il est, un drame ou un thriller. 

En se rendant au Texas, Melanie Laurent filme l’Amérique des déshérités, oubliée des institutions. On sent une réelle sincérité à montrer la noirceur de contrées livrées à elle même, mais avec un regard trop appuyé, voir exagéré. Malgré quelques scènes poignantes, « Galveston » souffre d’une vision bicéphale et peine à trouver réellement sa voie et s’inscrire comme l’œuvre d’une auteure. 

Galveston de Mélanie Laurent. Avec Ben Foster, Elle Fanning… 1h31
Sortie le 10 octobre

L’Ombre d’Emily : Aussi sombre qu’un couloir mal éclairé

Réalisateur d’une partie des épisodes de la série « The office », à la tête de comédies du style « Mes meilleures amies », « Spy » ou encore « S.O.S Fantômes », Paul Feig explore cette année son côté sombre avec l’adaptation du roman « Disparue » de Darcey Bell. Et jusqu’à présent tout laissait présager un thriller corsé aussi sexy que tendu. Imaginez la déception lorsque le tout se révèle un simple plouf dans la mare des pseudos thrillers/comiques – alors que sur Allociné le film n’est même pas catégorisé dans le genre comédie alors qu’il aurait largement pu -. 

Vlogueuse et maman à plein temps, Stéphanie – adorable Anna Kendrick – passe ses journées entre aider dans les activités extra-scolaires de son fils et se filmer en train de réaliser différentes recettes et à prodiguer astuces et conseils aux autres mamans. Tout son quotidien se retrouve cependant bouleversé quand elle fait la rencontre d’Emily – plantureuse et née pour porter des costumes -, une autre mère de famille aussi intriguante qu’elle est charismatique. Entre elles, une amitié se noue petit à petit jusqu’au jour où Emily disparaît mystérieusement. Bien décidée à savoir ce qui est arrivé à sa meilleure amie, Stéphanie commence son enquête pour finalement découvrir qu’il y a de bien grosses anguilles sous roche. 

Qu’est-ce qui ne va pas dans le film ? À part à peu près tout ? Que ce soit la soi-disante frigidité d’Emily dont on se doute bien que quelque chose ne tourne pas rond en passant par l’obsession de Stéphanie envers Emily et son mode de vie à qui profite largement la disparition d’Emily puisqu’elle tient au courant ses abonnés de l’avancée de l’enquête au début de chacun de ses vlogs (WTF ?). « Emily est ma meilleure amie… On s’est rencontrées y a quelques semaines » Bah non en fait. Niveau crédibilité on part sur du 20/Mort de Marion Cotillard. Paul Feig a bien du mal à tenir un semblant de tension tant toutes les ficelles sont si grosses qu’elles sont visibles depuis l’extérieur du cinéma. On pense évidemment au « Gone Girl » de David Fincher qui, lui au moins, savait manier la tension et l’humour. Oui parce qu’évidemment chassez le naturel et il revient au triple galop pour mieux foncer dans le mur. « L’Ombre d’Emily » s’essaie de temps en temps à l’humour tout au long du film – avec succès grâce à la caution Anna Kendrick – avant de se perdre dans un foutraque pas possible dans son dernier quart d’heure poussant le film à un ridicule aberrant. Le film explore des pistes sans jamais aller au bout des choses et tente tant bien que mal d’emmener un peu de piquant en créant une pseudo relation ambiguë bisexuelle – SPOILER : Emily et Stéphanie s’embrassent et…. bah c’est tout en fait -. 

Dire qu’on y a cru lorsqu’on a vu cette bande-annonce. On y croyait, on le voulait ce fichu thriller un brin sexy, à défaut on se retrouve avec une Blake Lively nue sous son costard blanc – au moins on aura pas tout perdu -. Bref, Paul Feig ferait mieux de retourner à ses comédies – et rapidement – et laisser son côté sombre dormir tranquillement dans son coin.

L’Ombre d’Emily de Paul Feig. Avec Blake Lively, Anna Kendrick, Henry Golding… 1h58
Sortie le 26 septembre

La Prophétie de l’horloge : À la traîne

Plus connu pour sa place de choix dans le torture porn grâce à qui est né les dérangeants « Cabin Fever », « Hostel » et « Hostel 2 », Eli Roth fait une entrée en grandes pompes dans le cinéma mainstream avec sa première réalisation tournée vers un public beaucoup plus jeune avec « La Prophétie de l’horloge ». Avec ses fausses allures de « Harry Potter » – pour la magie – et « Chair de Poule » – pour le côté horrifique gentillet -, le film au casting cinq étoiles avait de quoi ravir les grands comme les petits, encore fallait-il aller au-delà du film gentillet.

Lorsque ses parents décèdent tragiquement dans un accident de voiture, Lewis part vivre chez son oncle dans une ancienne demeure bien mystérieuse. Là-bas il y fait la connaissance de sa drôle de voisine toute de violet vêtue Mme Zimmermman et une maison bien plus vivante qu’il n’y paraît et pour cause, son oncle tout comme Mme Zimmermman sont magiciens. Alors qu’un terrible danger rôde autour, le trio de choc va devoir s’armer de courage pour sauver l’humanité d’une disparition imminente.

« La Prophétie de l’horloge » est un film mignon, c’est indéniable. Les plus jeunes y trouveront leur compte mais en ce qui concerne les plus grands c’est une toute autre histoire. Eli Roth reste gentiment dans les clous de la mignonnerie avec quelques blagues par ci, par là qui ont plus le don d’énerver qu’autre chose à force, un côté horrifique qui laisse à désirer – à part quelques poupées un brin flippantes et un Kyle MacLachan latexé au possible – et une intrigue bâclée. Le scénario n’est ni fait, ni à faire. Le film sous-entend que n’importe qui peut devenir magicien avec un peu de pratique régulière sans que cette histoire soit réellement développée, sans compter celle de Mme Zimmermman au passé trouble et cette fin expédiée en deux temps trois mouvements. Et même le petit Lewis – campé par Owen Vaccaro – réussi à nous irriter l’épiderme avec son air de Caliméro. Jack Black et Cate Blanchett tiennent le film comme ils peuvent et même si leur charisme leur rend bien des services, leurs rôles sont plutôt limités. Saupoudrez le tout d’une CGI douteuse et – « à peine » – perceptible et on obtient « La Prophétie de l’horloge ». C’est mignon, c’est gentillet, ça fera sursauter le chat tout au plus et au pire les enfants s’amuseront devant avec un bon paquet de pop-corn.

Incursion dans le cinéma grand public ratée pour Eli Roth à qui il manque définitivement la sensibilité nécessaire pour toucher en plein coeur petits et grands. Reste un film sympathique dans son ensemble bien que très anecdotique.

La Prophétie de l’horloge de Eli Roth. Avec Owen Vaccaro, Jack Black, Cate Blanchett… 1h46
Sortie le 26 septembre

[DEAUVILLE 2018] We The Animals : Poétiquement creux

Adaptation du livre éponyme de Justin Torres – « Une vie animale » en français -, « We The Animals » met en scène le destin de trois gamins un peu obligés de se débrouiller par eux-mêmes pour grandir face à un père aimant mais violent et une mère en proie à la dépression et aux excès aussi colériques qu’amoureux de son mari. Tandis que les deux grands apprennent à vivre dans cette cacophonie familiale, le petit dernier Jonah est le témoin silencieux de la destruction de son cocon familial.

Seul moyen pour lui de survivre, Jonah passe ses nuits à dessiner dans un carnet qu’il a soigneusement caché sous son matelas. Des dessins qui prennent vie tout au long du film pour décrire et accentuer l’état d’esprit du petit garçon encore troublé alors que sa famille se déchire et qu’il découvre sa sexualité. Portrait saisissant d’une famille qui fait partie de cette Amérique oubliée, survivant comme elle peut. La photographie de « We The Animals » est probablement l’une des plus belles qu’on ai eu l’occasion de voir lors de ce Festival. Tout en douceur et poésie contrastant avec la violence dans laquelle baigne le petit Jonah. 

Même si le film transpire la poésie et la vitalité dégagée par les trois acteurs principaux (Josiah Gabriel, Isaiah Kristian & Evan Rosado), le film manque de rythme nous faisant décrocher de l’histoire plus d’une fois sans compter les différentes directions que le film prend tout du long sans jamais s’y plonger réellement.

« We The Animals » est un essai bourré de bonnes intentions mais qui patauge dans un scénario qui tourne en rond malgré quelques envolées prenantes – notamment celle où Jonah explose littéralement face à sa famille -. 

We The Animals de Jeremiah Zagar. Avec Raùl Castillo, Josiah Gabriel, Isaiah Kristian… 1h34

[CRITIQUE] Gaston Lagaffe : Pef fait plouf

On l’a bien compris, la mode est à la (mauvaise) adaptation de BD au cinéma. En témoigne les récentes catastrophes du type Les Aventures de Spirou et Fantasio, Le Petit Spirou, Boule & Bill 2 etc… Pourtant la confiance était de mise avec Pef à qui ont doit le vraiment pas trop mal Les Profs – même si le second volet n’est pas aussi réussi – et dont la bande-annonce du Gaston Lagaffe version cinéma n’avait pas de quoi effrayer. Malheureusement, il semblerait que la malédiction des mauvaises adaptations de BD au cinéma ai encore sévi.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Gaston Lagaffe : Pef fait plouf »

[CRITIQUE] Un raccourci dans le temps : Un supplice dans le temps

À quelques semaines de la sortie du tant attendu Avengers Infinity War, Disney revient à quelque chose de plus « Disney » avec Un Raccourci dans le temps. Nouveau blockbuster qui profite des mouvements féministes et du succès mondial de Black Panther pour caracoler au box-office américain puisque à sa tête on y retrouve Ava Duvernay (Selma, Girls Trip) avec un joli budget de 100M de dollars pour adapter à l’écran le roman éponyme sorti en 1962. L’histoire d’une petite fille, son frère et son ami à travers l’univers pour retrouver le père, scientifique mondialement connu qui voulait se rapprocher de l’univers.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Un raccourci dans le temps : Un supplice dans le temps »

[CRITIQUE] La nuit a dévoré le monde : de sang, de chair et d’audace

Décidément le cinéma de genre ne nous laisse que peu de répit en ce moment. Après des propositions audacieuses telles que Grave, Laissez bronzer les cadavres ou plus récemment Revenge, c’est au tour de Dominique Rocher de s’attaquer au genre casse-gueule qu’est le film de zombies / survival. D’autant plus casse-gueule lorsque l’histoire se déroule dans notre chère capitale. Au final, La Nuit a dévoré le monde s’avère – non pas dans quelques fautes – assez brillant autant sur la forme que sur le fond. Lire la suite de « [CRITIQUE] La nuit a dévoré le monde : de sang, de chair et d’audace »