La Grande Aventure Lego : une surprise inattendue

Puisque la suite est en salles ce mercredi, cela nous a donné envie de revenir sur le premier opus. En 2014, Phil Lord et Chris Miller, le duo derrière la saga 21 Jump Street, signait une pub pour la marque Lego de plus de 1h30. Après tout pourquoi pas puisque Lego n’est plus qu’une marque de jouet mais est également présent sur le secteur audio visuel, que ce soit au cinéma, à la télévision ou dans les jeux vidéos. Et quelle ne fut pas notre surprise quand on a vu la qualité de La Grande Aventure Lego.

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Dragons 3 : Le Monde Caché – Les adieux à Krokmou

Neuf années après le premier opus Dean DeBlois vient enfin conclure sa saga animée avec « Dragons 3 : Le Monde Caché ». Sans doute une des meilleures sagas récentes de Dreamworks, « Dragons » a su trouver son public. Ce troisième épisode a un goût d’adieu nostalgique.

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Spider-Man New Generation : You got the power

Notre héros tisseur de toile en a connu des adaptations cinématographiques mais il fallait bien avouer que dernièrement ce n’était vraiment pas trop ça que ce soit entre l’honnête – mais faiblard – « Spider-Man : Homecoming » ou plus récemment les aventures de son plus grand ennemi « Venom » qui n’était ni fait ni à faire (et à rapidement oublié). Mais ça c’était avant que Sony nous sorte de sa botte secrète « Spider-Man : New Generation » (Into the Spider-Verse  en VO – ce qui était plus logique enfin bon). Exit Peter Parker pour se concentrer sur un autre Spider-Man en devenir : Miles Morales, adolescent d’origine latino-africaine vivant à Brooklyn.

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Le Grinch : Stink, Stank, Stunk

Dix-huit ans après la version de Ron Howard, le célébrissime grincheux Grinch est de retour mais cette fois-ci sous des traits animés afin de ravir les plus jeunes en cette jolie fin d’année. Reprenant les grandes lignes du succès de 2000, la version de Scott Mosier (à qui l’on doit notamment « Comme des bêtes ») et Yarrow Cheney prend cependant ses distances avec son aîné dans un traitement des fêtes de fin d’année sur le ton de la rigolade contrairement à Ron Howard qui a – tant bien que mal – essayé (?) de dénoncer l’aspect mercantile de Noël.

Les habitants de Chouville ne jurent que par Noël et encore plus cette année lorsqu’ils décident que Noël sera trois fois plus grand, plus imposant, plus bruyant. S’en est trop pour le Grinch perché dans les montagnes qui décide de mettre un terme à cette fête qu’il déteste plus que tout au monde. Il volera leur Noël en compagnie de son fidèle chien Max et d’un drôle de renne pour donner aux Chous une bonne leçon mais c’était sans compter sur l’intrépide Cindy Lou qui prépare tout un plan afin de capturer le Père Noël et lui toucher deux mots concernant ses cadeaux de Noël. 

Lorsqu’on revoit « Le Grinch » de Ron Howard, il est flagrant d’observer la ‘’critique’’ et l’aspect totalement mercantile que le Grinch dénonce lors d’un long monologue alors que le Maire et les Whos célèbrent Noël à travers cadeaux plus extravagants les uns que les autres et gavages intempestifs. Une critique qu’on aurait voulu à l’époque peut-être un peu plus poussée pour éviter de faire du film un simple Christmas movie kitsch au possible. Exit cette idée dans « Le Grinch » version 2018 qui préfère s’adresser forcément aux plus jeunes dans une version où le Grinch déteste Noël non pas à cause de ses camarades de classe moqueurs mais du fait qu’il est orphelin et n’a jamais fêté Noël tout simplement, moins d’interactions se créent entre le Grinch et Cindy Lou qui, à contrario de la Cindy Lou de 2000, est beaucoup plus intrépide et indépendante. Beaucoup de scènes du film original se retrouvent dans le film d’animation jusqu’à son esthétique entre la haute montagne refuge de la créature ou la ville tout droit sortie d’une boule à neige aussi kitsch que délicieux. Chose marrante à noter, cette fois-ci Cindy Lou fait partie d’une famille monoparentale avec ses deux frères et sa mère absolument débordée par la situation, ce qui va d’ailleurs pousser la petite à kidnapper le Père Noël pour lui demander un cadeau bien spécial.

« Le Grinch » 2018 aborde finalement bien moins l’aspect social (le rejet de la différence) pour célébrer le pur esprit de Noël et d’amour à l’approche des fêtes de fin d’année. Un joli conte pour les plus jeunes, déjà un peu plus vu et revu pour les plus grands mais la magie de l’animation arrive à faire son effet et le film a au moins la qualité d’assumer à 100% son côté humoristique là où le film de 2000 n’a jamais trop su où se placer (pour au final atterri dans la catégorie film de Noël kitsch – mais non moins sympathique pour autant -). 

Le Grinch de Scott Mossier et Yarrow Cheney. Avec la voix de Laurent Lafitte. 1h30
Sortie le 28 novembre

Ta mort en short(s) : À l’amour à la mort

Comment brasser un large public avec un sujet aussi lourd qu’est la mort ? Et surtout comment intéresser les plus jeunes à quelque chose auquel ils seront confrontés forcément tôt ou tard ? Folimage a trouvé la solution en proposant depuis le 31 octobre dernier une audacieux programme de courts-métrages sobrement – et drôlement – intitulé « Ta mort en short(s). 

Au programme six courts-métrages tantôt drôles, tristes, émouvants, poétique et parfois même le tout à la fois. Et parmi eux de véritables bijoux d’animation traitant chacun d’une aspect différent de la mort et/ou du deuil. Dans « Pépé le morse » (récompensé aux derniers Césars), le propos est axé sur le deuil en famille. Le poétique « Mon papy s’est caché » aborde la transmssion, l’explication poétique de la future disparition du grand-père son petit-fils à travers des dessins à la pastel qui rend le tout absolument magnifique. Des classiques sont aussi de la partie avec le célèbre récit d’Anderson « La Petite Marchande d’allumettes » animé avec brio grâce à un univers de papier riche en sensibilité pour mettre en avant les liens familiaux qui subsistent entre vivants et morts. 

Mais la mort n’est loin de n’avoir que des aspects maussades comme nous le prouve Osman Cerfon avec sa « Chronique de la Poisse » ou lorsque les bulles émanant d’un poisson provoquent la poisse à quiconque la touche. Drôle et osé, ce court-métrage est loin de laisser indifférent le spectateur et c’est ce qu’on adore. S’en suit « Mamie » inspiré d’une histoire personnelle de sa réalisatrice Janice Nadeau qui questionne sa grand-mère sur ce lien grand-mère/petite-fille qu’elle n’a jamais connu et ainsi comprendre ce qui l’a rendu comme ça, les aléas de la vie et à quel point l’amour et le partage est important.

Le programme se clôt sur l’excellent « Los Dias de los muertos », comme son titre l’indique qui est axé sur le Jour des morts bien connu au Mexique et récemment exploité dans le récent Pixar « Coco ». Pauline Pinson décide d’étudier cette fête sous le prisme d’un couple : un homme décédé et sa femme lui préparant un repas microscopique pour son retour, de quoi entraîner des situations aussi drôles que cocasses et évoquer la mort avec énormément d’humour (glisser sur une trancheuse à jambon c’est pas de chance quand même  !).

Véritable recueil aussi poétique que touchant et universel, « Ta mort en short(s) » est un programme audacieux qui recèle de véritables pépites d’animation qui, en plus d’être majoritairement réalisés par des femmes, nous prouve que le cinéma français d’animation a encore de belles années devant lui.

Ta mort en short(s), 54 minutes.
Sortie le 31 octobre

[CRITIQUE] Les Indestructibles 2 : Une suite qui ne déçoit pas

Sorti en novembre 2004 dans nos contrées, Les Indestructibles avait rencontré à l’époque un immense succès autant critique que populaire. Contant l’histoire d’un ex-super-héros devant gérer sa vie de famille dans une société où les « supers » sont tombés en disgrâce, le film est jusqu’à aujourd’hui régulièrement cité comme l’un des meilleurs films du studio Pixar, l’un des meilleurs films d’animation des années 2000 ou bien même le meilleur film de super-héros de tout les temps, parfois tout ça à la fois. Mais malgré cet immense succès, voici 14 ans que le monde entier attend la suite des aventures de la famille Parr, suite d’autant plus réclamée que le premier film se terminait sur une fin ouverte. Et si le réalisateur Brad Bird avait déclaré en 2007 « faire une suite s’il réussit à trouver une histoire aussi intéressante que pour le premier », c’est en 2014 que Disney officialisera finalement le développement d’un second volet. Sorti le 15 juin 2018 aux États-Unis et le 4 juillet de la même année en France, que vaut donc cet Indestructibles 2, suite attendue d’un film désormais culte ? Lire la suite de « [CRITIQUE] Les Indestructibles 2 : Une suite qui ne déçoit pas »

[CRITIQUE] Pierre Lapin : À croquer !

Les personnages littéraires ont décidément le vent en poupe au cinéma que ce soit avec des adaptations cinématographiques « réelles » du type Spirou et Gaston Lagaffe ou du type « animation » avec Paddington, Mutafukaz prochainement et c’est tout naturellement que le célèbre Pierre Lapin de Beatrix Potter a lui aussi le droit à son film – après deux adaptations animées télévisées en 1992 et en 2012 – avec toujours en toile de fond cette lutte incessante entre le malicieux lapin et le voisin McGregor pour pouvoir voler à sa guise dans le potager du bonhomme. Et pour cette première adaptation cinématographique, c’est Will Gluck – réalisateur de l’excellent Easy A – qui mène la barque (ou devrais-je dire son potager) avec brio. Lire la suite de « [CRITIQUE] Pierre Lapin : À croquer ! »

[CRITIQUE] Mutafukaz : Trip animé sous héroïne

Dark Meat City, une mégalopole californienne où cohabitent un nombre incalculable d’habitants de toutes les origines. Dans ce Los Angeles version maléfique, Angelino et Vinz sont deux copains d’enfance qui essaient tant bien que mal de s’en sortir. Totalement marginalisés, les deux comparses mènent une vie tranquille dans leur appart’ miteux jusqu’au jour où Angelino est victime d’un accident de scooter lui provoquant d‘étranges hallucinations et se retrouver pourchassé par une bande d’hommes habillés en noir. Le début des emmerdes pour Angelino et Vinz quoi. Lire la suite de « [CRITIQUE] Mutafukaz : Trip animé sous héroïne »

[CRITIQUE] Mary et la fleur de la sorcière : Un conte enchanteur

Après de bons et loyaux services dans le célèbre Studio Ghibli pendant 18 ans, Hiromasa Yonebayashi a décidé de changer de maison pour pour créer avec Yoshiaki Nishimura le Studio Ponoc où il sort son troisième long-métrage (après Arietty Le petit monde des chapardeurs et Souvenirs de Marnie) : Mary et la fleur de la sorcière. Une épopée fantastique où la patte Ghibli se fait toujours un peu sentir mais qui nous entraîne facilement dans son monde enchanteur. Lire la suite de « [CRITIQUE] Mary et la fleur de la sorcière : Un conte enchanteur »

[CRITIQUE] Paddington 2 : Boule d’amour et de douceur en approche

Décidément cette fin d’année est placée sous le signe de l’amour et de la douceur. Beaucoup de douceur. Après l’éblouissant Coco, c’est au tour de l’ourson le plus british qu’il soit de revenir sur grand écran. Trois après le succès mondial du premier film, Paul King revient plus en forme que jamais toujours accompagné de Paddington et de la famille Brown. Un nouvel opus aussi sucré et tendre qu’un chocolat de Noël. Il n’y a pas à dire, ce petit ourson sait y faire pour conquérir nos coeurs. Lire la suite de « [CRITIQUE] Paddington 2 : Boule d’amour et de douceur en approche »