[DEAUVILLE 2019] Mickey And The Bear : Fuir son quotidien

Le Montana. Si on s’imagine que la terre des rednecks se limite au Texas / Kansas / Mississippi, c’est mal connaître notre chère Amérique profonde. Au milieu des concours de celui qui avale le plus de tartes, des familles sur-armées et du racisme primaire, Mickey tente de survivre, d’assumer un environnement toxique qui lui semble son fardeau par défaut, mais aussi de s’en échapper. 

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[DEAUVILLE 2019] Tout peut changer, Et si les femmes comptaient à Hollywood ? : Sois belle et tais-toi

Ce n’est que récemment que la place de la femme dans l’industrie cinématographique commence à réellement intéresser la société et est enfin considéré comme un problème auquel il est plus qu’urgent de trouver une solution. Évidemment les mouvements #MeToo, #BalanceTonPorc, Time’s Up ont ouvert une voie mais cela est-il suffisant ? L’année dernière le Festival de Cannes avait promis plus de parité en signant la charte 50/50, s’engageant à ce que d’ici 2020, la parité entre hommes et femmes soit respectée. Un petit pas pour la femme, un grand pas pour la société ? Pas si sûr et le documentaire Tout peut changer, Et si les femmes comptaient à Hollywood ? nous le rappelle que trop bien.

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[DEAUVILLE 2019] Bull : Pas si Red que ça

Les errances et affres d’une Amérique oubliée sont monnaie courante dans le cinéma indépendant. Il faut dire qu’il y a souvent matière à dire, à critiquer et à montrer. Il y a deux ans, le film de Chloé Zaho The Rider avait brillé aux yeux du Festival en repartant avec le Grand Prix, le portrait d’un homme en pleine reconstruction au coeur d’une réserve de l’Amérique éloignée. Cette année, Annie Silverstein décide aussi d’aborder le sujet avec, il faut le dire, beaucoup moins d’entrain que ce que nous offrait The Rider.

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[DEAUVILLE 2019] Waiting For The Barbarians : l’attente interminable

Comme on nous l’aura bien vendu, ce Waiting For The Barbarians. Retour inattendu pour un Johnny Depp qui, selon les dires, tente un rôle de composition, présence d’un Mark Rylance qui depuis ses trois collaborations avec Steven Spielberg ne quitte plus les esprits, adaptation d’un livre par un réalisateur reconnu dans les sphères cinéphiles, le projet a tout pour plaire. Dès les premiers instants, la photographie nous entraîne dans une poésie patiente, prenant le temps de la contemplation. 

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Music Of My Life : Blinded By The Passion

A star is born et Bohemian Rhapsody auront beau nous avoir fait souffrir, ils auront donné à nouveau confiance aux producteurs pour lancer des projets où la musique est à l’honneur. En quelques mois, on a pu savourer l’excellent Rocketman, l’inégal mais sincère Yesterday, et l’intriguant Music Of My Life, film anglais mettant à l’honneur un immense artiste américain, Bruce Springsteen.

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[DEAUVILLE 2019] Terre Maudite : Sed libera nos a malo

Il y a de ces mystères à Deauville qui resteront incompréhensibles comme cette séance de Terre Maudite (The Wind en VO)  présenté en Première. Hué à son générique de fin, aucun applaudissement, cette fin de séance semblait absolument improbable tant le film ne méritait pas cette ignorance car oui, le premier film d’Emma Tammi mérite qu’on s’y attarde un peu plus longuement. 

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[DEAUVILLE 2019] American Skin : Des maux et des mots

Ce n’est pas la première fois que le Festival de Deauville met en avant des films engagés. Encore plus des films concernant les violences policières faites envers la communauté noire que ce soit avec Blueprint il y a deux ans ou encore Monsters and Men l’année dernière. À l’instar de ces deux films qui exploitaient ce sujet déjà vu sans grande originalité, American Skin, présenté en Première cette année est une véritable claque par sa façon intelligente d’aborder ce sujet. Une vraie leçon d’humanité.

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[DEAUVILLE 2019] Knives and Skin : N’est pas Lynch qui veut

Ce n’est plus à prouver pour personne, David Lynch est une véritable source d’inspiration pour les cinéastes. Certains réussissent à s’en inspirer… pour d’autres nous dirons poliment que c’est un peu plus compliqué. En tout cas avec son Knives and Skin, Jennifer Reeder ne cache pas ses inspirations Twin Peaks, Blue Velvet… Malheureusement, le résultat est loin d’être à la hauteur, très fourre-tout et prétextant la cause féministe pour exister.

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[DEAUVILLE 2019] The Wolf Hour : Fenêtre sur rue pas secrète

New York, le Bronx, fin des années 70. Quartier en effervescence, en proie à une criminalité sauvage, où l’ambiance se mêle à la peur. Là, dans un appartement qu’elle délabre avec laxisme, June, célèbre auteure victime d’un succès qui l’a plongé dans un état de paranoïa total, regarde le monde à travers sa fenêtre, et alimente sa peur de l’extérieur, des autres, des dangers qu’elle constate se mêlant à ceux qu’elle s’invente. 

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[DEAUVILLE 2019] Skin : L’échappée infernale

À l’heure où la montée des extrêmes atteint une nouvelle apogée bien trop importante, le cinéma est là pour s’approprier le sujet et en parler avec la pertinence aléatoire qu’on lui connaît. On consomme donc cette thématique dangereuse de toute les manières, pour le meilleur et pour le pire : Spike Lee qui oublie d’ajouter le soupçon de gravité nécessaire pour que son Blackkklansman fonctionne ; Daniel Ragussis qui, au contraire, conserve trop de sérieux au point d’en rendre son Imperium imbuvable, parler des suprémacistes est un exercice délicat. Guy Nattiv, avec un angle radicalement différent, compte changer la donne. 

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