Le Verdict : Au nom des Pères

Dire que Sidney Lumet et le système judiciaire sont étroitement liés n’est pas peu dire. Son premier métrage, l’incroyable adaptation de la pièce Douze Hommes En Colère de Reginald Rose, démontrait déjà de la capacité de ce monstre sacré à retranscrire cette tension, où les honneurs se mêlent aux égos, et où les volontés de justice peuvent être annihilées au profit des intérêts personnels. Après s’être intéressé aux délibérations des jurés, il revient 25 ans plus tard avec Le Verdict, dans lequel il va s’intéresser aux avocats, leur enquête pour travailler leur cas et leur plaidoyer, ainsi que la manière dont le système américain étouffe les affaires si une solution financière est envisageable.

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7. Kogustaki Mucize : Symphonie n°7

Voilà bien longtemps qu’un film n’a pas autant fait parler de lui et il faut dire que les bruits tout autour sont aussi intrigants qu’antinomiques. D’un côté vous avez ceux en larmes qui prêchent pour le film en criant sur tous les toits qu’il est indispensable, le meilleur de l’année et touti quanti… et de l’autre vous avez l’équipe qui supplie que ce massacre s’arrête, le pire de l’année, un nanar absolu. Difficile alors de s’y retrouver et de comprendre le pourquoi du comment. Du coup on s’est penché dessus pour vous, à nos risques et périls il faut bien l’avouer.

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Crip Camp : Handicapés mais pas que

On continue d’éplucher les catalogues de vos plateformes préférées pour vous dénicher de quoi vous occuper. Et ça tombe bien, Netflix a sorti il y a quelques jours un nouveau documentaire : Crip Camp ou comment un simple camp de vacances a mené à l’une des plus grandes révolutions du 20ème siècle aux États-Unis et permis de se rendre compte à quel point les personnes handicapées sont rapidement exclues de la société.

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Une Journée De Fous : Dream Team dans la ville

Sorti en 1989 et réalisé par Howard Zieff, Une Journée De Fous est l’archétype du feel-good movie américain des années 80, malheureusement bien oublié depuis. Ressorti par Rimini Éditions ce 21 janvier, on vous conseille vivement ce petit moment de bonne humeur, servi par des acteurs qui s’éclatent. En ce moment de tristesse et confinement, rien de tel qu’une aventure urbaine légère et sans prétention.

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Papi Sitter : fallait bien gagner nos points intermittence

Oh et puis merde. Avant de vous parler films de patrimoine, de vous rappeler qu’il existe un cinéma avant les sorties actuelles et qu’il dégorge de merveilles, on va épurer ce qu’il y avait en salles. Pour aussi vous rappeler que quand ça réouvrira, faut aller voir La Bonne Épouse, mais faut balancer Papi Sitter aux oubliettes. L’occasion pour nous de faire un point sur toutes ces horreurs qu’on voit régulièrement et dont on parle peu et de se rappeler que le cinéma, c’est aussi une chiée de mauvais films, et que les ignorer ne les fait pas moins exister.

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La Bonne Épouse : bobonne s’en va t’en guerre

Le cinéma, c’est bien connu, c’est aussi fait pour éduquer. Nous rappeler les bonnes vieilles manières, ces automatismes perdus, et la place des genres dans la société. Qu’il est bon de se rappeler le manuel de La Bonne Épouse qui apprenait aux femmes, incapables de penser par elles-mêmes, à être de bonnes épouses dépendantes de leur mari, à faire de bons petits plats et surtout à maintenir la maison, noyau dur du foyer familial, en ordre. Surtout, qu’il est bon de se rappeler le jour où elles ont décidé de tout envoyer chier.

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Vivarium : Indéniable chute

Le cinéma a tendance à caresser le spectateur dans le sens du poil : entendez ici un film qui, même lorsqu’il sombre dans un profond désespoir, renaît de ses cendres pour y délivrer un message optimiste pour réchauffer les cœurs des spectateurs. Après tout le cinéma est là pour nous faire rêver. Le réalisateur Lorcan Finnegan prend le contre-pied absolu avec son premier long-métrage Vivarium ou comment mettre en scène la standardisation d’une vie à l’issue indéniablement fatale – bien que logique -. Déprimant vous avez dit ? Ce n’est que le début.

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Un fils: Une urgence familiale

Un fils est le premier film de Mehdi M. Barsaoui, une nouvelle surprise d’un cinéma maghrébin s’imposant à la face du monde, et dont de nombreux films ont commencé à titiller les festivals du monde entier. Papicha de Mounia Meddour en Algérie, Much Loved de Nabil Ayouch au Maroc ou Plus Jamais Peur de Mourad ben Cheikh en Tunisie. Une démonstration toute belle d’un cinéma grandissant lors de cette dernière décennie. Aujourd’hui Un Fils est la preuve qu’une nouvelle génération est bouillonnante et prête à s’exprimer. Mehdi M. Barsaoui réunit Sami Bouajila (Indigènes, Braqueurs) et Najla Ben Abdallah, connue pour avoir jouer dans des séries locales.

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Le Château Dans Le Ciel : bien avant l’ambulant, le rêve éveillé

Ghibli. Un nom qui résonne dans le cœur de tous les enfants de 30 et 40 ans (voire plus, voire moins !), eux qui ont grandi avec les métrages du studio d’animation, vécu ces émotions avec panache, et vouent à leurs auteurs un culte bien mérité. Maintenant que Netflix s’apprête à proposer, par arrivées progressives, l’intégralité du catalogue sur sa plate-forme, on s’est donné pour mission de vous sélectionner un florilège pour vous inciter à vous jeter sur ces merveilles qui ne vous quitteront plus. 

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Le Prince Oublié : Déjà-vu au temps des rêves

S’il y a bien une annonce qui a fait couler beaucoup d’encre, c’est bien celle du retrait de ce cher Michel Hazanavicius à la réalisation du troisième volet des aventures d’Hubert Bonisseur de la Bath ce non moins cher OSS 117. Confié à Nicolas Bedos, le tournage rassure autant qu’il inquiète, et nombreux sont ceux qui n’acceptent clairement pas la nouvelle. Pourtant, comme le dit l’ami Michel, le cinéma est une affaire de volonté, et celle-ci est animée de passion lorsqu’on est aux commandes d’un projet qu’on a envie de faire. Si le diptyque lui apporte sa plus grande notoriété, ses à-côtés ne sont pas en reste niveau qualité : The Artist le confirme comme le grand cinéaste qu’il est, The Search injustement ignoré montre une facette plus sombre mais maîtrisée. Le Redoutable, quant à lui, dénote de sa capacité à maîtriser un humour cinglant quel que soit le sujet. Alors pourquoi ne pas lui faire confiance pour Le Prince Oublié ?

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