[ANNECY 2019] Ville Neuve : Valse à deux temps

Pour la première année, le plus beau des festivals aka le Festival d’Annecy a inauguré une nouvelle catégorie : Contrechamps. Une délicieuse sélection aux choix éclectiques qui montre une volonté de dévoiler une autre facette du film d’animation. Parmi cette sélection, le film de Félix Dufour-Laperrière (dont l’interview est à retrouver ici) Ville Neuve apparaît comme une véritable oeuvre expérimentale, peut-être difficile d’accès mais incroyablement poétique, liant intime et universel dans une valse sur deux temps.

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Toy Story 4 : A Woody story

Juillet 2010, Pixar laisse un public en totale PLS avec Toy Story 3. Une page qui se tourne, un passage de flambeau qui n’a laissé personne indemne, des kilos de mouchoirs utilisés et une saga qu’on pensait fini. Pourtant les studios Pixar nous ont sorti de leur chapeau le 6 novembre 2014 qu’un quatrième opus était en route. Cinq ans plus tard, Toy Story 4 voit le jour. Alors opus dispensable ou non ?

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Dirty God : Fluctuat nec mergitur

Il y a de ces destins brisés, des vies à reconstruire et des personnes à la force de résilience admirable. C’est le cas de Vicky Knight, défigurée et brûlée à vie, la jeune femme doit désormais apprendre à faire face au regard des autres. Et quel plus beau pied de nez à la vie que de devenir actrice ? Pour son premier rôle, Vicky Knight donne une voix à toutes ces femmes défigurées.

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[ANNECY 2019] Buñuel après l’Âge d’Or : Renaissance

Présenté en compétition officielle, Buñuel après l’Âge d’Or revient sur toute la période post L’Âge d’or alors que le cinéaste Luis Buñuel traverse une mauvaise passe. Un objet filmique doublement récompensé lors de la cérémonie de clôture et un double hommage au cinéma et au cinéaste. 

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[ANNECY 2019] J’ai perdu mon corps : À contre-sens

Est-ce que Jérémy Clapin réalisera un doublé Cannes/Annecy ? Nous n’aurons la réponse que demain. En attendant on l’espère fortement car J’ai perdu mon corps est le coup de coeur de ce Festival. En témoigne d’ailleurs une salle en ébullition hier soir après la projection du film dans la Grande Salle de Bonlieu et une demande si importante qu’une séance a été rajoutée. Des signes de bonne augure ? 

Update : Le film a gagné le Prix du public et le Cristal.

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Rocketman : Still standing better than I ever thought !

Je l’attendais depuis si longtemps et il est enfin là ! Le dernier film du réalisateur britannique Dexter Fletcher est enfin sorti, pour mon plus grand plaisir, et j’en aurais bien demandé deux heures de plus.

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Aladdin : Panique à Agrabah

On ne le dira jamais assez, les adaptations live-action des classiques d’animation Disney, ça suffit. Non, les dits classiques n’ont pas vieilli, ou du moins pour certains pas suffisamment pour estimer que le jeune public ne sera pas touché en les voyant. Il y a dans l’animation un grain qu’un film en prises de vues réelles n’aura pas, c’est aussi simple que ça. Alors on se dira qu’il y a des contre-exemples, on pense par exemple à Dumbo, qui à défaut d’être un grand Burton est un bon film, qui a l’intelligence d’aborder un point de vue différent, et non pas de recopier plan par plan son modèle dessiné. Car pour ces derniers, le constat blesse. A-t-on vu un intérêt à La Belle et la Bête de Bill Condon ? Au Cendrillon de Kenneth Branagh ? Au Livre de la Jungle de Jon Favreau (pour celui-là, on peut au moins retenir l’animation des animaux, mais la firme a les moyens) ?

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Douleur et Gloire : introspection et création

Plaisir et excitation. S’il fallait choisir deux termes pour décrire les réactions face à l’annonce d’un nouvel Almodovar, ils sont tous trouvés. À 69 ans, l’immense cinéaste espagnol continue de déchaîner les passions, de manière totalement méritée. Au vu de sa carrière, la question sur la qualité de son travail ne pose aucun doute : Pedro Almodovar a-t-il déjà réalisé un mauvais film ? Il y a forcément des choses plus faibles, des écarts plus légers (Les Amants Passagers, qui reste une comédie potache brillamment exécutée), mais rien que l’on ne puisse retenir à charge tant l’auteur est d’une ambition et d’une intégrité idylliques. Le voir renouer avec Cannes, avec qui il a souvent flirté, fait naître tous les espoirs, surtout quand au vu du synopsis, on sent un part autobiographique. 

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Gloria Bell : Incandescente

Depuis plus de dix ans, Sebastián Lelio sait filmer comme personne des femmes ordinaires qui prennent leur destin en main peu importe le regard des autres ou les conventions sociales que ce soit avec La Sagrada Familia, Une Femme Fantastique ou Désobéissance. Sortie en 2014, Gloria dépeignait le portrait d’une soixantenaire libre et célibataire qui, après une rencontre avec un homme, voit sa vie bouleversée entre désillusions et les prémices d’un nouveau chapitre de sa vie.

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Coming Out : Witness me

Avec les réseaux sociaux du type Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat et cie, internet est devenu une véritable vitrine de la jeunesse d’aujourd’hui. Tout le monde poste ce qu’il veut, quand il veut et où il veut. Youtube pullule de vidéos en tout genre où les jeunes racontent de tout et n’importe quoi de leur avis sur x sujet jusqu’à leurs journées à travers des « vlogs ». Les réseaux sociaux et ce besoin de toujours tout montrer peut induire un côté narcissique mais il s’avère que parfois, internet est un moyen de se faire entendre et de se faire accepter. 

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