L’Envolée : Que jeunesse se fasse

Filmer la jeunesse anglaise en marge de la société est courant au cinéma. Des cinéastes tels que Ken Loach ou encore Stephen Daldry se sont adonnés à cet exercice avec succès. Malgré ses airs de Billy Elliot, L’Envolée n’a rien d’une « success story« . Histoire d’amitié et de fraternité dans un cercle social et familial fragmenté où seul l’amour sera leur porte de sortie.

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Brooklyn Secret : Être une femme

La question de la représentation de la transidentité au cinéma est un sujet délicat. On le voit d’ailleurs encore en ce moment avec le prochain film de Marie-Castille Mention-Schaar où Noémie Merlant – son actrice fétiche – a été castée pour joué le rôle d’un personnage transgenre. Une polémique qui remet encore sur le devant de la scène le sujet « des act.eurs.rices trans pour jouer des personnages trans ». Dans Brooklyn Secret, cette question ne se pose pas puisque la réalisatrice – et également actrice principale – est une femme trans.

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Benni : l’enfant sauvage

Parfois, il est impossible de s’adapter, de vivre normalement, de se mêler aux autres sans que cela ne fasse des étincelles. Cette agressivité, incontrôlable,= est d’autant plus handicapante dans les jeunes années. Avec Benni, Nora Fingscheidt s’attaque à cela frontalement, au travers d’un drame puissant qui a su conquérir la critique comme le public allemand, faisant même une razzia à leur équivalent de nos César.

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BlacKkKlansman : Spike Lee enragé

Disparu des radars cannois depuis 2002 dans la section Un Certain Regard avec Ten Minutes Older, Spike Lee fait un retour en grandes pompes sur la Croisette en amenant son dernier film BlacKkKlansman directement en Compétition officielle. Grand bien lui fasse, le réalisateur est reparti avec entre ses mains le Grand Prix. Une distinction éminemment politique faisant autant écho autant au passé qu’à une actualité (malheureusement) toujours aussi brûlante.

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365 Jours : Aussi mauvais que dangereux

Voilà quelques jours que le film polonais 365 Dni (365 Jours en VF) fait parler de lui sur les réseaux sociaux. Montré comme le 50 Nuances de Grey (paye ta référence) polonais, le film qui est disponible sur Netflix accumule tous les clichés et toutes les frayeurs qu’on pouvait avoir. Après visionnage, ce texte relève autant de la critique que d’un avertissement simple : ce film est dangereux.

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Blindspotting : Petit bijou pop

L’équipe du site soutient les prises de paroles qui ont actuellement lieu un peu partout dans le monde pour s’opposer aux violences commises contre la communauté noire. Le mouvement Black Lives Matter compte plus que jamais et nous avons donc décidé de lancer un nouveau cycle thématique. Pour l’inaugurer, nous avons décidé de republier notre critique de Blindspotting, découvert à Deauville et qui n’a malheureusement pas eu le succès escompté.

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Voyage À Travers Le Cinéma Français : Glossaire ultime

On vous abreuve de recommandations, et avec les pépites qui sortent sur les plate-formes plus secrètes, les films de patrimoine qui n’attendent plus que vous pour jeter des yeux amoureux dessus, il est impossible, si le cinéma vous transporte, de s’ennuyer durant ce confinement. Après tout, qu’est-ce qu’on s’en fout des Bloodshot, Black Widow, Fast & Furious quand des immenses classiques, bien plus qualitatifs, vous attendent à la maison ? Nouvelle occasion de consommer différemment et d’élever ses exigences, c’est vers un documentaire, par le patron Bertrand Tavernier, que l’on vous dirige aujourd’hui.

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The Intruder : I Hate Your Guts !

Recenser les métrages anti-racistes aujourd’hui est un jeu d’enfant. Que ce soient des œuvres qui parlent des situations actuelles ou celles qui nous font des rapports historiques quant à des moments déterminants, le sujet est éculé, dans le bon sens du terme, et souvent nous ont rappelés ces grands pas qui ont été faits, à l’instar de ceux qu’il y a – malheureusement – toujours à faire. Mais ce que l’on a du mal à s’imaginer, c’est combien il a été difficile, dans une période plus troublée, d’émettre une œuvre artistique qui traite du sujet. Les obstacles qu’a du encourir Roger Corman pour The Intruder, alors qu’il entreprend un tournage dans un état du Sud seulement huit ans après les dernières lois abolitionnistes, on les entrevoit à peine. Heureusement, l’homme qui a toujours travaillé avec des bouts de ficelles – le cas de le dire quand, pour 500 000 dollars demandés, ce qui n’est déjà pas bien gourmand, il a du tourner et monter le film avec moins de 100 000 dollars, finalement avancés de sa poche – a plus d’un tour dans son sac, et on aurait clairement regretté de ne pas voir un film qui retourne autant, et dont la sincérité suinte par les bords de l’écran.

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Le Verdict : Au nom des Pères

Dire que Sidney Lumet et le système judiciaire sont étroitement liés n’est pas peu dire. Son premier métrage, l’incroyable adaptation de la pièce Douze Hommes En Colère de Reginald Rose, démontrait déjà de la capacité de ce monstre sacré à retranscrire cette tension, où les honneurs se mêlent aux égos, et où les volontés de justice peuvent être annihilées au profit des intérêts personnels. Après s’être intéressé aux délibérations des jurés, il revient 25 ans plus tard avec Le Verdict, dans lequel il va s’intéresser aux avocats, leur enquête pour travailler leur cas et leur plaidoyer, ainsi que la manière dont le système américain étouffe les affaires si une solution financière est envisageable.

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7. Kogustaki Mucize : Symphonie n°7

Voilà bien longtemps qu’un film n’a pas autant fait parler de lui et il faut dire que les bruits tout autour sont aussi intrigants qu’antinomiques. D’un côté vous avez ceux en larmes qui prêchent pour le film en criant sur tous les toits qu’il est indispensable, le meilleur de l’année et touti quanti… et de l’autre vous avez l’équipe qui supplie que ce massacre s’arrête, le pire de l’année, un nanar absolu. Difficile alors de s’y retrouver et de comprendre le pourquoi du comment. Du coup on s’est penché dessus pour vous, à nos risques et périls il faut bien l’avouer.

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