[DEAUVILLE 2020] The Violent Heart : Let’s thrill in love

Si vous ne savez pas ce que devient Tobey Maguire, sachez qu’il produit le film dont nous allons parler: The Violent Heart. Celui-ci arrive tout juste après le ventre mou de la compétition ( Love is love is love, Giants being lonely). Une bouffé d’oxygène et pourtant un film assez classique. Présenté comme une romance, son réalisateur a très vite souhaité s’émanciper de cette structure classique. Était-ce une bonne idée de jouer avec les codes pour surprendre le spectateur?

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[DEAUVILLE 2020] Holler : Avenir rouillé

Si nous vous parlions du Festival de Deauville qui se fait vitrine de l’état de l’Amérique dans le documentaire Deauville et le rêve américain, il faut dire que les récits d’émancipation sont monnaie courante. D’autant plus maintenant qu’elles s’ancrent dans la politique de Donald Trump qui, durant les Présidentielles, promettait de donner du boulot à tout le monde. Désillusion absolue que l’on découvre dans Holler, premier film de Nicole Riegel.

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[DEAUVILLE 2020] Last Words: L’humanité au cinéma

Le cinéma est l’art le plus juste pour saisir une époque par la force des images, par son montage ainsi que par son accessibilité et son art de la métamorphose. Il est possible aujourd’hui d’observer une certaine convergence, celle des films post-apocalypse artsy qui proposent une lecture beaucoup moins divertissante et beaucoup plus pertinente que les films à gros budget sur la même thématique. Récemment est sorti le film Light of my life de Casey Affleck, dans la même veine que Last Words de Jonathan Nassiter. Une impression se dégage de cette tendance actuelle, la fin du monde semble de plus en plus proche pour l’humanité, ce n’est plus une mauvaise blague mais bien une peur concrète. Le silence de ces films nous dit que nous, les Hommes, sommes prêt à faire notre deuil à l’avance.

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[DEAUVILLE 2020] Peninsula : L’ombre d’un Zombie

On attendait avec une impatience non feinte le nouveau film de Sang-ho Yeon, le réalisateur du fantastique film Dernier train pour Busan. Innovant, malin et inattendu, il a fait l’effet d’une bombe lors de sa sortie et a rendu caduc les derniers longs-métrages traitant de zombies. Archaïque, idiot, et attendu, Peninsula fait l’effet d’un pétard mouillé. Considéré comme un film extension de l’univers proposé dans Seoul Station et Dernier train pour Busan, tout donnait envie: une Corée du Sud à l’abandon, des grands espaces où l’inventivité du réal peut s’épanouir à foison. Dernier train pour Busan était son huis-clos radical où chaque plan transpirait l’inventivité, l’idée de voir cette dernière à travers son exact opposé pouvait nous rendre curieux.

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Un fils: Une urgence familiale

Un fils est le premier film de Mehdi M. Barsaoui, une nouvelle surprise d’un cinéma maghrébin s’imposant à la face du monde, et dont de nombreux films ont commencé à titiller les festivals du monde entier. Papicha de Mounia Meddour en Algérie, Much Loved de Nabil Ayouch au Maroc ou Plus Jamais Peur de Mourad ben Cheikh en Tunisie. Une démonstration toute belle d’un cinéma grandissant lors de cette dernière décennie. Aujourd’hui Un Fils est la preuve qu’une nouvelle génération est bouillonnante et prête à s’exprimer. Mehdi M. Barsaoui réunit Sami Bouajila (Indigènes, Braqueurs) et Najla Ben Abdallah, connue pour avoir jouer dans des séries locales.

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Amare Amaro : Une affaire de famille

Un enfant court dans les rues d’un village Sicilien. Il crie, il répète à tue-tête une phrase qui sonne comme la cloche funeste d’une tragédie grecque. « Le prêtre est mort ». C’est avec cet enfant aux airs des grandes gueules des gamins du cinéma italien néo-réaliste que commence le film. Une ambiance crépusculaire saisit un décor presque figé. Amare Amaro est un merveilleux premier film, celui de Julien Paolini qui s’attaque à la réécriture d’Antigone de Sophocle.

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Cats : ou le souci de l’adaptation

Les Oscars est une remise de prix capable de mettre en lumière des réalisateurs dont le mérite est inexistant. Le Discours D’un Roi est par exemple le film calibré pour la compétition qui a permis à Tom Hooper de s’établir en faux faiseur de comédies musicales. Cats a surpris le monde par ses premières images proposant un anthropomorphisme douteux. Sans grande surprise, les réactions mêlaient un étonnement à un manque d’intérêt flagrant au projet initié par Amblin et Universal. Néanmoins, plus la date butoir se rapprochait plus une curiosité malsaine grandissait, celle de voir cette immondice annoncée. Mais qu’en est-il réellement ? Le réalisateur de Danish Girl accumule-t-il les projets sans envergures?

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