Les Crevettes Pailletées : Ils vont nous faire craquer, ce sont les Crevettes Pailletées !

Il a crée la sensation au dernier Festival de l’Alpe d’Huez, Les Crevettes Pailletées est actuellement en pleine tournée promotionnelle à travers toute la France. Avant de vous dévoiler une série d’interviews avec une partie du casting, on revient sur l’un des films les plus inattendus et les plus surprenants de ce cru 2019. Une comédie incroyablement bienveillante, drôle et bien écrite qui réussit le double pari de mettre en avant une communauté sportive peu (voire pas) représentée à l’écran en plus d’être une véritable film de potes. 

Lire la suite de « Les Crevettes Pailletées : Ils vont nous faire craquer, ce sont les Crevettes Pailletées ! »

Tanguy, le retour : Bah on s’en fout en fait (et c’est raciste)

Le premier opus Tanguy n’était déjà pas nécessaire au cinéma français mais il est clair que le deuxième opus l’est encore moins. Seize ans après avoir quitté le foyer familial, Tanguy revient plus déprimé que jamais après que sa femme l’ai quitté. Retour au bercail pour le bonhomme qui est accompagné de sa fille adolescente. Ce que les parents de Tanguy ne savent pas encore c’est que leur fils n’est clairement pas décidé à quitter le cocon familial si plaisant. La hache de guerre est déterrée… pour notre plus grand malheur.

Lire la suite de « Tanguy, le retour : Bah on s’en fout en fait (et c’est raciste) »

Shazam ! : DCEU est-ce bien toi ?

Il y avait bien longtemps qu’un film DC ne nous avait pas autant hypé (à vrai dire… probablement jamais) et honnêtement ce n’est certainement pas après Aquaman que le DCEU avait réussi à nous rassurer… loin de là. On commençait quand même à désespérer surtout quand la machine Marvel juste en face écrase un peu tout sur son passage (malgré la qualité toute relative de ses films) et à la vue de sa bande-annonce, Shazam ! s’avérait plus que prometteur. Alors DCEU, promesse tenue ?

Lire la suite de « Shazam ! : DCEU est-ce bien toi ? »

Deux Fils : Sois un homme

Après une carrière extrêmement prolifique en tant qu’acteur, Félix Moati passe derrière la caméra. Après un premier court-métrage « Après Suzanne » – où il dirigeait déjà Vincent Lacoste – présenté et plutôt bien accueilli au Festival de Cannes 2016, Félix Moati s’attaque au long-métrage avec « Deux Fils ». Une tranche de vie où se dessine trois générations bien différentes mais qui cherchent toutes la même chose en fin de compte : l’amour et la réconciliation avec le monde qui les entoure. 

Lire la suite de « Deux Fils : Sois un homme »

Happy Birthdead 2 You : Cadeau empoisonné

Lorsqu’il est sorti fin 2017, personne ne s’attendait à ce que Happy Birthdead fasse un tel carton au box-office engrangeant au passage plus de 125 millions de dollars pour un budget ridicule de 4 millions et des poussières. Il faut dire que le film avait les ingrédients pour nous offrir du beau divertissement, slasher fun et jouissif entre Un jour sans fin et Scream où Tree revit sa journée d’anniversaire – et son assassinat – encore et encore jusqu’à ce qu’elle découvre l’identité de son tueur. Et comme on dit, on garde les mêmes et on recommence… sauf que ce qui fonctionne une première fois ne fonctionne pas forcément la deuxième.

Lire la suite de « Happy Birthdead 2 You : Cadeau empoisonné »

Nicky Larson et le parfum de Cupidon : Un parfum de mauvais goût

Ce film c’était un petit peu les montagnes russes on va pas se mentir. Lorsque Philippe Lacheau annonce en juillet 2017 qu’une adaptation française de Nicky Larson va naître et qu’il sera en charge de l’écriture on avait quelques réserves. Rien de grave mais quelques réserves quand même. Lorsque l’affiche du film est sortie on était encore plus dubitatifs. Quand la bande-annonce dudit film a débarqué sur internet fin septembre on était horrifiés. Rien ne semblait aller. Puis les premières avant-premières ont eu lieu, les retours positifs aussi. Bon on reste prudent  – des trolls sait-on jamais – mais il est vrai que plus les avis positifs se propageaient et plus l’envie d’y croire se faisait forte. Cerise sur le gâteau, même la presse et les sites en disent du bien ! C’est décidé, nous allons nous faire notre propre avis car finalement c’est peut-être une bonne surprise qui nous attend et puis après la purge Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? on pouvait pas attendre pire. Et pourtant… on en est pas loin quand même.

Lire la suite de « Nicky Larson et le parfum de Cupidon : Un parfum de mauvais goût »

Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? : C’est plutôt à nous de se poser cette question

Comment commencer cet article ? Comment introduire le désastre à venir ? Allez savoir. Les mauvaises langues diront que je savais à quoi m’attendre, c’est en partie vrai. Il n’empêche que lorsque je vais voir un film au cinéma, je lui laisse toujours sa chance. Il n’y a pas que des mauvaises comédies même si j’y vais gaiement avec des aprioris. « La Ch’tite Famille » était une bonne surprise, tout n’était pas à jeter dans « Les Tuche 3″… après il y en a d’autres qui sont difficilement défendables. Même si le premier opus « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? » tenait largement la route et était franchement drôle par moment, la question de la nécessité se posait déjà pour sa suite annoncée et soyons honnêtes lorsqu’on a vu débarqué le clip de « Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? » on était vraiment pas rassurés. Et bien après visionnage, c’est officiellement un naufrage. Attention, la suite la contient énormément de spoilers – est-ce si grave que ça ? Je ne crois pas -.

Lire la suite de « Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? : C’est plutôt à nous de se poser cette question »

Sorry to bother you : Never be sorry

Son arrivée sur les écrans français aura été fastidieuse mais Boots Riley aura réussi. Après qu’un distributeur ai jugé le film trop « afro-américain », c’est finalement Universal qui a récupéré le film pour pouvoir nous l’offre sur grand écran dès le 30 janvier prochain. Grand bien nous fasse car nous serions probablement passés à côté d’une grosse pépite indé et franchement ça nous aurait foutu les boules.

Lire la suite de « Sorry to bother you : Never be sorry »

Premières Vacances : Le pire est à venir (pour le couple hein)

Ah les querelles amoureuses… Elles en inspirent bien des films, mais celles des vacances un peu moins. Faute d’idées ? Peut-être. L’humoriste et comédienne Camille Chamoux s’est emparée de ce sujet pour co-écrire « Premières Vacances » avec son compagnon Patrick Cassir avec un postulat de départ assez simple : Marion et Ben décident sur un coup de tête de partir ensembles en vacances après un premier rendez-vous Tinder réussi, direction la Mongolie à mi-chemin de leurs destinations rêvées : Beyrouth pour Marion et Biarritz pour Ben. Un rendez-vous d’un soir c’est bien, supporter l’autre pendant plusieurs semaines s’en est une autre…

Pour son premier film, Patrick Cassir – épaulé donc par Camille Chamoux – dépeint avec humour et justesse les vacances en amoureux. Mais au-delà des simples querelles qui rythment ces vacances qui vont s’avérer houleuses pour l’un comme pour l’autre, le film pose aussi les questions des fondements même du couple, celui de l’écoute et des concessions à faire pour le bonheur de chacun. Pour jouer so compagnon à l’écran, c’est un autre humoriste bien connu du grand public qu’on retrouve avec Jonathan Cohen. L’alchimie entre les deux personnages fonctionne à merveille et les vannes font mouche presque à chaque fois avec un regard plutôt bienveillant et littéralement deux modes de vie différents. En passant des cambrousses bulgares aux hôtels cinq étoiles, les nerfs de Ben et Marion sont mis à rude épreuve dans une comédie qui adopte finalement les codes de la rom-com traditionnelle dans un écrin assez rafraîchissant même si on regrette des seconds rôles finalement peu exploités.

« Premières Vacances » reste une jolie comédie qui fonctionne dans son ensemble, imparfaite mais terriblement sincère avec une Camille Chamoux solaire et un Jonathan Cohen décidément incroyable et survolté comme à son habitude et rien que pour ça nous on dit oui.

Premières vacances de Patrick Cassir. Avec Camille Chamoux, Jonathan Cohen, Camille Cottin… 1h42
Sortie le 2 janvier

Mauvaises Herbes : Le cinéma français est entre de bonnes mains

Un brin éclipsé par des grosses sorties auparavant – et accessoirement la fin des vacances – (le film français « Mon Roi » qui avait dépassé les 600 000 entrées et le blockbuster « Seul sur Mars » aux deux millions d’entrées), « Nous trois ou rien » le premier film de l’humoriste Kheiron sorti en 2015 avait injustement cumulé seulement 396 000 entrées alors que sa première réalisation méritait bien quelques entrées en plus (en plus d’être méchamment snobé aux Césars par la suite). Cette année, le bonhomme est repassé devant et derrière la caméra pour son second long-métrage « Mauvaises Herbes » et on espère qu’il aura le succès escompté.

Waël, un ancien enfant des rues vit en banlieue de petites arnaques – sans grande gravité – qu’il réalise avec Monique, une femme à la retraite avec qui il a énormément d’affinités. Suite à un drôle de concours de circonstances suite à une énième arnaque, Monique retrouve Victor une ancienne connaissance qui propose à Waël de s’occuper d’un groupe de jeunes expulsés de leur établissement pour cause d’absentéisme, insolence ou même port d’arme. Une rencontre explosive entre « mauvaises herbes » qui va surtout donner naissance à une petite pépite du cinéma français.

L’exercice du premier long-métrage n’est pas facile mais Kheiron avait relevé le défi haut la main. Par contre l’exercice du second long-métrage – surtout lorsque le premier est aussi excellent – est encore plus casse-gueule donnant ainsi l’occasion de réitérer son exploit et inscrire son nom dans le futur du cinéma français ou au contraire se planter totalement. Avec Kheiron on retiendra donc la première option qui confirme donc bien ce qu’on pensait déjà il y a trois ans : le bonhomme en a sous le pied et le cinéma français peut compter sur lui pour relever le niveau de comédies actuel  (qui frôle le néant même s’il est de temps en temps sauvé par des petites merveilles comme « En Liberté ! » pour ne citer que celui-là sorti récemment). Car en seulement deux films, Kheiron nous prouve toute l’étendue de son talent déjà en tant que réalisateur, acteur mais surtout scénariste (triple casquette qu’il occupe sur ses deux films) avec un véritable sens de l’écriture emplit d’intelligence et d’humour – les dialogues de « Mauvaises Herbes » sont à tomber -. Un début de filmographie qui se veut surtout très personnel là où dans « Nous trois ou rien » Kheiron portait à l’écran l’histoire de ses parents, « Mauvaises Herbes » s’inspire de ses quelques années en tant qu’éducateur. 

Dramédie sociale qui se veut optimiste (dixit Victor Hugo en début de film : Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.), Kheiron y incarne avec justesse et émotion un petit arnaqueur un peu en perdition alors qu’il est obligé de s’improviser éducateur pour une bande de jeunes probablement tout aussi paumés que lui. Comme dans son précédent film, « Mauvaises Herbes » rend un vibrant hommage à ces personnes du social capables du meilleur pour aider son prochain tout en mettant au premier plan cette idée d’apprentissage et de transmission d’autant plus nécessaire auprès de ces jeunes que le système rejette en bloc au lieu de les aider. Stage obligatoire pour les six jeunes, il se transformera rapidement en stage initiatique où l’on découvrira par parcimonie les problèmes et démons qu’ils rencontrent au quotidien pour mieux les déjouer et en ressortir plus grand. En parallèle le film explore habilement le passé de Waël à travers quelques flashbacks (qui nous rappelle à certains moments « Lion » avec Dev Patel) afin de mieux cerner le personnage et les épreuves qu’il a subit tout au long de sa jeunesse. 

En plus d’être entouré d’incroyables acteurs pour qui « Mauvaises Herbes » est leur première expérience au cinéma – de quoi apporter un véritable vent de fraicheur moderne -, Kheiron est accompagné de deux monstres du cinéma français : Catherine Deneuve et André Dussollier, sans oublier Alban Lenoir toujours aussi charismatique. Véritable moment d’échange, « Mauvaises Herbes » s’équilibre par des échanges que ce soit entre Waël et les jeunes, Waël et Monique ou encore Monique et Victor d’où se dessinent les prémices d’une histoire d’amour. « Mauvaises Herbes » c’est finalement un film sur le seconde chance, une seconde chance pour l’amour, une seconde chance pour la vie.

Kheiron impressione et brille par l’intelligence de ses films. Populaire sans être grossier et touchant sans être pathos, « Mauvaises Herbes » est la belle surprise de cette fin d’année et confirme le statut de réalisateur de qualité à Kheiron, de quoi nous donner envie de le revoir rapidement derrière la caméra et en espérant que cette fois les Césars ne le snobera pas (une fois mais pas deux s’il-vous-plaît.`

Mauvaises Herbes de Kheiron. Avec Kheiron, Catherine Deneuve, André Dussollier… 1h40
Sortie le 21 novembre