Interview avec Emma Benestan, réalisatrice de « Fragile » : «  Je regrette que les garçons ne dansent pas assez en soirée »

Les aléas des interviews à distance font que l’on craint autant pour les soucis techniques que pour la pertinence des questions posées. Pourtant, cet entretien avec Emma Benestan fut aussi agréable que son long-métrage, Fragile. Si nous avons déjà abordé un peu la réussite de cette comédie romantique estivale, nous étions curieux de voir comment la personnalité de la réalisatrice avait infusé sur son film. Bingo : ces minutes d’entretien furent aussi ensoleillées que les personnages de Fragile, entre danse, amour non genré et Hugh Grant.

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Fragile : s’aimer comme une huître

Les comédies romantiques s’enchaînent à une telle fréquence qu’il peut s’avérer difficile de les distinguer les unes des autres si elles ne disposent pas d’une once de personnalité. On pourrait même parler d’une absence de fraîcheur à force de voir de nombreuses productions dans le domaine répéter la même formule ad nauseam (bien que ce reproche puisse s’adresser à d’autres titres ou genres cinématographiques). Pourtant, il nous semble impossible de ne pas tomber sous le charme de Fragile, romance aussi drôle que touchante qui se permet de dévier de nombreux codes attendus par le biais de son personnage principal, Az.

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Thor : Love & Thunder : Sans éclair ni génie

Après avoir déconstruit l’image du héros asgardien dans Thor : Ragnarok, Taika Waititi revient à la réalisation avec Love & Thunder. Le réalisateur néo-zélandais, co-scénariste cette fois-ci également, hérite de la lourde tâche de responsabiliser de nouveau le Dieu du tonnerre, un exercice raté dans la forme et le fond.

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Incroyable mais vrai : Alain au pays des merveilles

Présenté à la Berlinale 2022, le dernier film de Quentin Dupieux reste dans la lignée de ces précédentes productions avec une esthétique épurée pour agrémenter une histoire folle. Après Mandibules, il revient questionner la limite entre le réel et l’absurde de nos actions, nos pensées et nos rêves d’enfant.

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L’innocent : Par amour du jeu

Après sa fable écologique La Croisade en 2021, Louis Garrel revient avec son quatrième film en tant que réalisateur. Présenté en Hors-Compétition au dernier festival de Cannes, il y incarne (pour la quatrième fois) Abel, son alter-ego à l’écran, dans un mélange détonnant et réjouissant de comédie et d’émotion.

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Fumer fait tousser : L’uni(ci)té de la peur

Quentin Dupieux est un auteur-réalisateur prolifique. Il présente déjà son onzième film en Hors-compétition au Festival de Cannes 2022 (le 5ème depuis 2018 !) et ce juste avant la sortie du dixième en ce mois de juin en salle. Il continue son voyage dans l’absurdité des comportements et innovations humain·es pour nous proposer une œuvre ancrée dans les références aux années 1980 portée par un casting (presque) impeccable.

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En même temps : Fracture sociale, fente annale

On ne s’est jamais caché·e, à la rédaction d’On se fait un ciné, d’une certaine affection envers le cinéma de Benoît Delépine et Gustave Kervern. Défenseurs des petites gens, dont les déboires oublient le microcosme parisien, et dont les personnages sont tant emprunts de naïveté idiote que de convictions farouches. Jouant sur des situations absurdes, leur plaisir à mettre leurs personnages dans des positions inconfortables devient nôtre. Dans En même temps, c’est littéralement ce qui est proposé au duo Jonathan Cohen/Vincent Macaigne, deux élus politiques aux idées opposées, collés de la teube au cul par des militantes féministes, et dont le rapprochement imposé par la glue les force à se compromettre, tant physiquement qu’intellectuellement.

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La Brigade : La communauté aux fourneaux

Louis-Julien Petit est un personnage atypique, son cinéma demeure assez singulier par ses récits mêlant humanité et émotion avec finesse. Malheureusement, La Brigade reprend la même recette que le très réussi Les Invisibles en 2019 mais le ressenti s’avère (en partie) différent.

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Viens je t’emmène : Paranoïaques activités

Alain Guiraudie est encore dans la tête de tou·tes avec L’inconnu du lac en 2013 et sa (triste) polémique sur le retrait des affiches du film, à Versailles notamment. Un souvenir réducteur pour un cinéaste adepte des rencontres aléatoires dans ses films et qui soigne ses réalisations. Il revient cette fois-ci pour nous parler (encore) de désir, d’amour et de racisme, pour un résultat détonnant.

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Baisers volés – Antoine Doinel, Antoine Doinel, Antoine Doinel

Il existe entre le cinéma et François Truffaut une longue et passionnante histoire d’amour. Quand on sait qu’il n’était pas un enfant désiré, délaissé par sa mère, il est intéressant de voir que ce dernier s’est vite réfugié dans les salles obscures. Son existence a commencé à avoir du sens dès lors qu’il s’est mis à parler, écrire, montrer puis finalement faire des films. Il n’est pas non plus surprenant que son premier long-métrage soit une auto-fiction, et encore moins étonnant qu’il ait donné de l’importance à la création de la saga Antoine Doinel. Disséminé dans son œuvre, les films témoignent de moments-clefs de sa vie, et par la même occasion représentent l’évolution de carrière de son acolyte Jean-Pierre Léaud, l’interprète de ce personnage atypique. L’acteur crée une relation filiale avec son réalisateur, et affirme un lyrisme bouleversant.

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P’tit Quinquin : Pas le temps de philosopher

En 2014, Bruno Dumont réalise déjà depuis plus de 10 ans des films empreints de philosophie dans une démarche radicale autant dans son fond que sa forme. Personne ne s’attendait donc à une mini-série de sa part sur Arte et encore moins une comédie, loin des drames sérieux et psychologiquement violents auxquels il nous a habitués. Pourtant, les connaisseurs du monsieur ne seront pas si perdus puisque ce n’est ni sa méthode de travail ni sa mise en scène qui est modifiée mais seulement le genre dans lequel il travaille. Comme un peintre, il ajoute une nouvelle couleur à sa palette en l’adaptant à son cadre, celui du milieu rural de la Côte d’Opale, et à ses sujets, l’inhérente violence de l’Homme autant que sa douceur et sa sensibilité. 

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Spider-man No Way Home : Prisonniers du multivers

Les premiers chiffres montrent l’engouement du public (français notamment) pour Spider-man : No Way Home avec toujours Tom Holland dans le rôle du Tisseur et Jon Watts derrière la caméra. Marvel intègre cette fois la question du multivers au cinéma, déjà évoqué dans la franchise Avengers, pour un résultat décevant compte tenu des enjeux possibles.

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The Lobster : Dérives malsaines de l’amour

Premier film en langue anglaise du réalisateur grec Yórgos Lánthimos, The Lobster marque une nouvelle étape dans la (jeune) carrière du cinéaste en offrant une expérience intense, immersive, généreuse saupoudrée par le cynisme de son auteur.

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Chère Léa : À la recherche de l’amour perdu

Poursuivant son introspection amoureuse, Jérôme Bonnell cherche une nouvelle fois à mettre des mots sur ce sentiment mais également sur la notion de rupture dans Chère Léa.

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Ma Loute : quand le ridicule ne tue pas… Ah si !

Petit voyage dans les années 1910 dans la baie de la Slack (Pas-de-Calais), sur fond d’enquête policière, avec des personnages plus extravagants les uns que les autres ? C’est (un peu) ce que propose Ma Loute de Bruno Dumont…

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